dAf 100
REDDÉ Michel, BRULET Raymond, FELLMANN Rudolf, HAALEBOS Jan-Kees, SCHNURBEIN Siegmar von.
L’architecture de la Gaule romaine. Les fortifications militaires
Soixante-dix ans après le tome 1 du Manuel d’archéologie gallo-romaine d’Albert Grenier, Michel Reddé, Raymond Brulet, Rudolf Fellmann, Jan Kees Haalebos et Siegmar von Schnurbein proposent une nouvelle synthèse sur l’architecture militaire romaine dans les provinces des Gaules et des Germanies. La première partie analyse les différents types de constructions et de techniques observées dans les camps militaires, en replaçant l’évolution de cette architecture dans son contexte historique, de la conquête de la Gaule au milieu du Ve s. ap. J.-C. La seconde partie est un catalogue qui, sans prétendre à l’exhaustivité, présente les sites incontournables et d’autres moins connus, notamment en France. Chaque notice, bien documentée et toujours illustrée, est assortie d’une bibliographie. Cet ouvrage est le fruit d’une collaboration internationale à laquelle plus de cinquante auteurs ont été associés. Il s’adresse à des étudiants et à des chercheurs non spécialisés, qui y trouveront des informations commodes, à jour, rassemblées pour la première fois.
Résumé court
Résumé long
Cet ouvrage, consacré à l’architecture militaire romaine dans les provinces des Gaules et des Germanies, est le fruit d’une collaboration internationale à laquelle plus d’une cinquantaine d’auteurs ont été associés. L’objectif était de mettre à jour le tome 1 du Manuel d’archéologie gallo-romaine écrit par A. Grenier en 1931, mais aussi de fournir une nouvelle et large synthèse avec des exemples précis, nombreux, bien documentés. L’ouvrage comprend donc deux volumes : le premier analyse les différents types de constructions et de techniques rencontrées dans les camps militaires, en replaçant l’évolution de l’architecture militaire dans son contexte historique, de la conquête de la Gaule au milieu du Ve s. ap. J.-C. ; le second propose un catalogue de sites, sans prétendre à l’exhaustivité. Il était en effet impossible – voire inutile pour ce projet – de dresser une liste à jour de tous les camps de Germanie. L’objet de cette étude est en effet l’architecture et non l’histoire militaire, et les quelques exceptions à cette règle ont eu pour seul objet d’attirer l’attention sur des sites encore très peu connus, notamment en France, où les découvertes tendent aujourd’hui à devenir plus nombreuses, après un long sommeil de la recherche. La présence de fortifications militaires, même mal connues, à l’intérieur d’une province civile et désarmée, revêt au demeurant une importance particulière qui ne pouvait être négligée.
On ne trouvera pas, dans cet ouvrage, de réflexion d’ensemble sur les fortifications urbaines, qu’elles remontent aux premiers temps du Principat ou qu’elles soient datées de l’Antiquité tardive. Cette étude, à venir, fera l’objet d’un autre volume, confié à d’autres auteurs. Il eût été, en effet, à peu près impossible de traiter cette masse documentaire considérable dans un seul et même livre. La question des enceintes urbaines du Bas-Empire a toutefois été largement abordée dans le cadre plus général de la politique défensive de cette époque troublée.
Ce livre s’adresse à la fois à des étudiants et à des chercheurs non spécialisés, qui souhaiteront trouver là des informations commodes, à jour, rassemblées pour la première fois. Il n’existe en effet, à l’heure actuelle, aucun autre ouvrage du même type sur cette question, en quelque langue que ce soit. Dans chaque cas, une bibliographie permet de renvoyer aux études originales, souvent dispersées et difficiles à consulter, notamment en France où la littérature de langue allemande est très mal diffusée.
Après réflexion, il a été décidé de ne pas redessiner les plans, sauf exception ou, éventuellement, sur des points de détail, mais de fournir les documents originaux, tels qu’ils ont été publiés. Le livre y perd probablement en homogénéité apparente ; en revanche, il y gagne en authenticité et permet de mesurer l’extrême hétérogénéité de la documentation, les lacunes et les limites de l’information, ce qui constitue toujours un élément important de la réflexion scientifique.