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dAf 24


COLOMER Albert, COULAROU Jacques, GUTHERZ Xavier

Boussargues (Argelliers, Hérault).

Un habitat ceinturé chalcolithique : les fouilles du secteur ouest

Site majeur de la culture chalcolithique de Fontbouisse (vers 2500 av. J.‑C.), le village de Boussargues, près de Montpellier, fait l'objet de fouilles programmées dont le présent ouvrage constitue le premier volume de la publication exhaustive : il comprend d'une part l'étude du contexte naturel et culturel pour l'ensemble du site, d'autre part celle du secteur ouest et de ses trois unités d'habitation dont la fouille est aujourd'hui terminée. La problématique de cette recherche s'articule autour de trois points forts : l'architecture des édifices, l'organisation des espaces domestiques, l'habitat dans son territoire naturel et économique. Mise en œuvre par une équipe pluridisciplinaire, elle débouche sur des conclusions qui constituent une contribution fondamentale à la connaissance des sociétés néolithiques du sud de la France.

Résumé court

Résumé long

AVANT-PROPOS (A.Colomer, J. Coularou, X. Gutherz)

Les fouilles programmées de Boussargues ont débuté en 1976 et se poursuivent actuellement. Le bon état de conservation des structures en pierre sèche recouvertes par une fine couche de cailloutis de gélifraction permit très rapidement de connaître dans ses grandes lignes le plan de cet établissement chalcolithique qui appartient à la culture de Fontbouisse et se situe dans les garrigues de la région de Montpellier, par ailleurs très riches en vestiges de cette période. 3 secteurs principaux ont été définis, au nord, au sud et à l'ouest et font l'objet de programmes pluriannuels de fouille suivis de publications. Le présent ouvrage propose une introduction générale à l'étude du site et une analyse détaillée du secteur ouest, entièrement fouillé, suivie d'interprétations et d'hypothèses diverses.

 

INTRODUCTION (A. Colomer J. Coularou, X. Gutherz)

Le gisement est situé dans son cadre régional. La zone des garrigues occupe une grande partie du Languedoc oriental. Localement, l'habitat occupe l'extrémité d'un petit plateau calcaire dominant un vallon et un petit bassin. De nombreux villages fontbuxiens se trouvent à proximité (Cambous, Conquette, Lébous).

La problématique s'articule autour de trois points forts: l'architecture des divers édifices, l'organisation interne des espaces domestiques, l'habitat dans son territoire naturel et économique. L'étude exhaustive du gisement selon ces axes constitue une démarche nouvelle pour la période et la région considérée. En outre, on trouve là une occasion de poser à nouveau la question du rôle des enceintes, en se détachant des a priori qui ont guidé nos prédécesseurs.

Les techniques de fouilles sont celles employées de nos jours sur la plupart des gisements où l'on n'intervient pas dans l'urgence. Toutefois, l'enregistrement exhaustif des vestiges, y compris les pierres, qui fut adopté au début, a été soumis à des réajustements permettant une avance plus rapide des travaux de terrain.

 

PREMIÈRE PARTIE : LE MILIEU NATUREL ET LE CONTEXTE CULTUREL


1. CADRE ET ÉVOLUTION GÉOMORPHOLOGIQUES DU SITE DE BOUSSARGUE (M. Ambert)

Le milieu physique est celui des garrigues de l'ouest Montpelliérais, vaste zone plissée et fracturée. Boussargues est implanté dans une zone de contact topographique entre plateau et bassin, classique dans le secteur étudié. L'évolution géomorphologique et les paysages actuels traduisent une lente dégradation des surfaces calcaires par le cycle lapiés-clapiers. La morphologie des lapiés constituant le substratum du gisement prouve que ceux-ci ont évolué sous couverture pédologique du moins jusqu'au Chalcolithique. La perte de sol est donc un processus majeur qui est vraisemblablement en rapport avec l'emprise de l'homme. En conséquence, on peut considérer que l'utilisation pastorale et agricole du plateau karstique de Boussargues était possible au Chalcolithique, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui.

 

2. ANALYSE ANTHRACOLOGIQUE DU VILLAGE CHALCOLITHIQUE DE BOUSSARGUES (I.Figueiral)

Sont présentés ici les résultats préliminaires de l'étude des charbons de bois. Ils concernent principalement le secteur ouest. Boussargues se trouve actuellement dans l'étage mésoméditerranéen (Chêne vert dominant, accompagné de Pistachier térébinthe, Buis, Phillaire et Genévrier cade). 1905 charbons ont été examinés et l'étude a mis en évidence 11 taxons. Il s'agit d'une formation à Quercus ilex-coccifera, Quercus pubescens et Buxus sempervirens. L'importance du Buis traduit une transformation du milieu naturel due à l'intervention de l'homme. La présence du Chêne pubescent, nettement plus abondant qu'aujourd'hui peut traduire un sol plus épais et plus riche. La présence du Pin sylvestre est plus étonnante. Cette analyse placée dans un contexte plus général confirme que le Chalcolithique est une période d'intense exploitation des milieux qui aura pour conséquence la dégradation de la forêt.

 

3. ÉVOLUTION DES GARRIGUES (J.-L. Vernet)

Ce chapitre présente de façon synthétique le bilan des connaissances sur l'histoire du paysage méditerranéen établies grâce à l'anthracologie. A partir du point de départ glaciaire, les grandes lignes de l'évolution des paysages végétaux sont tracées. Pour ce qui est du Postglaciaire, quatre grandes phases peuvent être décelées. La phase 1 (de la fin du Postglaciaire au Boréal) se caractérise par une amélioration climatique marquée par l'essor du Genévrier. La phase 2 (8000-6000 BP) voit la disparition des végétations tardiglaciaires au profit des chênaies, principalement caducifoliées. La phase 3 (6000-4500 BP) est une phase où commence la régression des végétations forestières. Les transformations liées à l'essor de l'agriculture prennent le pas sur les processus climatiques. La phase 4 (à partir de 4500 BP) est la suite logique de la précédente. Les techniques métallurgiques accentuent la pression anthropique et la garrigue revêt quasiment son aspect actuel.

 

4. LE CONTEXTE CULTUREL : LA CULTURE DE FONTBOUISSE (X. Gutherz)

L'habitat ceinturé de Boussargues se trouve au cœur d'une zone occupée par un sous-groupe appartenant à la culture de Fontbouisse. Ce sous-groupe héraultais se caractérise par un modèle de maison, à double abside, et par un style céramique qui diffère par certains aspects des autres faciès reconnus en Languedoc oriental.

Des travaux récents montrent que la plaine bas-rhodanienne connut au cours du Chalcolithique un peuplement sans doute aussi dense que celui des garrigues, beaucoup plus prospectées jusqu'alors. Comme pour la céramique, les types d'habitation diffèrent d'une zone à l'autre. Les tombes du groupe de Fontbouisse sont nombreuses et de types variés : grottes hypogées, dolmens. Le matériel lithique est encore assez mal décrit. Les objets en cuivre sont nombreux et témoignent d'une métallurgie locale.

L'économie fontbuxienne a su s'adapter à la diversité des terroirs. L'importance de l'agro-pastoralisme ne doit pas occulter la pratique de la cueillette, telle celle des glands. Le problème de la disparition rapide du complexe culturel est encore posé et donne lieu à des interprétations diverses.

 

5. L'ESPACE HUMANISÉ : INVENTAIRE DES HABITATS ET DES TOMBES CHALCOLITHIQUES (X. Gutherz, L. Jallot, N. Mills, J. Vallon)

La forte densité des sites chalcolithiques dans l'arrière pays montpelliérain se traduit par l'établissement d'inventaires volumineux. Celui qui est présenté ici recense 32 villages à maisons de pierre sèche, 16 stations de plein air sans structures visibles, 14 grottes et abris sous roche, 34 dolmens et 16 tombes ovales sur le territoire de 8 communes, Boussargues étant situé au cœur de la zone prospectée.

 

6. REGARD SUR L'HISTOIRE ÉCONOMIQUE DE LA GARRIGUE (X. Gutherz)

La garrigue a fait l'objet de maintes définitions, les plus solides faisant référence au couvert Végétal, qui la caractérise. Les grandes phases de l'histoire économique font ressortir le poids des traditions pastorales et agricoles inscrites sur une très longue durée et qui ont eu un impact important sur l'évolution du milieu naturel. L'économie agricole des garrigues a subi des fluctuations cycliques jusqu'à notre époque où une mutation radicale fait de ces espaces un produit de tourisme et de loisir.

 

DEUXIÈME PARTIE : LE SECTEUR OUEST, LES DONNÉES ARCHÉOLOGIQUES


1. LE SITE ARCHÉOLOGIQUE (J.Balbure, A. Colomer, J. Coularou, X. Gutherz, S. Henaff)

L'enceinte occupe 860 m2. Elle a une forme hexagonale et dans chaque angle se trouve une structure à plan circulaire. A l'intérieur de l'espace clos, ont été édifiées au moins quatre habitations à murs de pierre sèche et à simple ou double abside. Une autre habitation se trouve à l'extérieur. La technique de construction des murs est uniforme: double parement et bourrage interne de cailloux. L'épaisseur est quasi constante. Une seule porte s'ouvre dans le mur de ceinture au N.-E.

Les matériaux constitutifs des structures rondes sont différents de ceux des autres constructions. Ce sont des dalles de calcaire local. La forme en dôme des éboulis est caractéristique. Le locus 1 est une petite cellule annexe à la cabane 1. La grotte qui s'ouvre au centre du site est un aven colmaté non encore fouillé. Une étude quantitative des modules des matériaux de construction fait ressortir les différences entre structures rondes et cabanes ou mur de ceinture.

La structure 5, la cabane 1 et le locus 1 font l’objet d'une description plus détaillée. On décrit leur remplissage et leur mobilier. Ce secteur ouest a été abandonné après un incendie et jamais réoccupé.

 

2. LA CULTURE MATÉRIELLE, LES PRODUITS ALIMENTAIRES

          2.1. La céramique (J. Coularou, X. Gutherz)

Une étude typologique des récipients en terre cuite provenant du secteur ouest a été réalisée. Elle a nécessité de nombreuses journées de travail consacrées au recollage des fragments. 9 groupes typologiques primaires ont été identifiés. La morphologie des récipients et les décors permettent d'intégrer cet ensemble au faciès héraultais du groupe de Fontbouisse qui se distingue par quelques caractères significatifs de l'ensemble des autres faciès céramiques de cette culture.

 

          2.2. Analyse pétrographique du matériel céramique (J.-C. Echallier)

31 vases ont fait l'objet d'une analyse pétrographique à partir de lames minces. Les éléments observés au niveau du dégraissant permettent d'envisager la présence de 2 groupes pétrographiques de provenance différente, mais peu éloignée du site. Un vase déformé trouvé dans le locus 1 a subi une cuisson accidentelle alors qu'il était encore gorgé d'eau. Il s'agit là d'une preuve indirecte de l'incendie.

 

          2.3. Etude du mobilier de broyage (cabane 1 et locus 1) (H. Marchesi)

Avec 17 pièces dans la cabane 1 et 16 pièces dans le locus 1, le matériel de broyage est particulièrement abondant dans le secteur ouest. Il ressort de son étude que la percussion lancée a été la plus pratiquée. Cette technique de broyage, peu usitée pour la mouture des céréales est tout à fait adaptée au broyage des glands dont des quantités importantes ont été retrouvées dans ces édifices. La surabondance du matériel par rapport aux surfaces habitables permet de penser que l'on a affaire à une économie spécialisée.


          2.4. Détermination des vestiges fauniques (I. Carrère)

Très peu abondants, les vestiges osseux animaux provenant du secteur ouest se rapportent aux ovicapridés et à un cerf.

 

          2.5. Etude sur l'origine de la mauvaise conservation d'une partie du mobilier et sur l'absence d'ossements (L. Damais)

A travers une analyse des conditions physico-chimiques de conservation des documents archéologiques dans le secteur ouest, l'auteur démontre que le pH du sol n'est pas en cause dans l'absence ou la rareté des ossements. Par contre, l'humidité du sol en profondeur et la faible acidité sont responsables de la dégradation des fonds de vase reposant sur l'argile.

 

          2.6. Fruits et graines (J. Erroux)

Peu abondants dans le secteur ouest, en dehors des glands carbonisés qui n'entrent pas dans cette étude, les graines et fruits se répartissent entre les céréales (Blé tendre compact et Orge), très rares, des légumineuses indéterminées, des graines de Lotier corniculé et des baies de Genévrier et d'Arbousier.

 

TROISIÈMEPARTIE : LE SECTEUR OUEST, INTERPRÉTATION DES DONNÉES


1. L'ARCHITECTURE

          1.1. Observation sur le mode de couvrement (cabane 1 et locus 1) (J. Coularou, X. Gutherz),

L'analyse spatiale des niveaux de destruction appartenant à la cabane 1 et au locus 1 permet d'avancer quelques hypothèses sur le mode de couvrement. Les lauzes de grès allochtone trouvées au-dessus des vestiges mobiliers et sous les éboulis issus des murs occupent une position stratigraphique déjà observée dans plusieurs villages fontbuxiens. Il s'agit de lauzes de toiture. Elles couvraient partiellement les toitures et complétaient une couverture végétale. La difficulté à repérer les calages de poteaux n'empêche cependant pas d'envisager la présence de toits en bâtière, comme cela a aisément été démontré sur d'autres sites. Plusieurs solutions sont envisagées pour la couverture de ces édifices: toit unique couvrant la cabane et le locus ou toitures juxtaposées. Certaines paraissent plus probantes que d'autres.

 

          1.2. Données pour une analyse architecturale : la structure ronde n°5 (A. Colomer)

Les structures rondes sont les édifices les plus originaux de Boussargues. Une étude détaillée de leur comblement, notamment en ce qui concerne la structure 5, permet d'envisager l'existence d'une couverture encorbellée. La démonstration s'appuie sur plusieurs arguments: choix des matériaux, techniques de construction, morphologie des éboulis, contenu archéologique, absence de traces de l’incendie.

La technique de l'encorbellement est connue depuis le Ve millénaire en Europe occidentale. Il ne s'agit donc pas ici à proprement parler d’une révolution technologique. L’hypothèse communément admise jusqu’alors, à savoir qu’il s'agissait de tours cylindriques, est clairement rejetée.

 

          1.3. Origine des matériaux de construction en pierre (L. Damais)

L'étude pétrographique des matériaux de construction et les prospections géologiques dans les environs du site permettent d'envisager plusieurs origines possibles. Pour les matériaux de construction des murs (enceinte, cabanes, structures rondes) l'origine est locale. Il s'agit de calcaire jurassique affleurant sur le plateau. Pour les lauzes de toiture de la cabane 1 et du locus 1 qui sont des grès, l'origine est à rechercher dans la dépression voisine (colline de la Mathe). Il en est de même pour les meules.

 

2. LES MACRORESTES VÉGÉTAUX ET LEURS SIGNIFICATION (J. Coularou, X. Gutherz, L. Jallot)

La distribution spatiale des charbons de bois n'apporte pas d'information précise. Ils étaient dispersés sans concentration particulière. La présence d'arbouses peut évoquer une végétation plus adaptée à des sols légèrement acides, aujourd'hui absents du plateau. Les fruits carbonisés appartiennent tous à des espèces venant à maturité au cours de l'automne.

Les nombreux glands carbonisés, conservés sous forme d'amas, indiquent la présence de réserves incendiées. Dans le locus 1, ces réserves occupaient la partie antéro-centrale. La pratique du broyage des glands et la préparation de farine sont attestées en de nombreuses régions du monde. En Europe occidentale, les données archéologiques font ressortir la présence de réserves de glands sur de nombreux sites néolithiques et protohistoriques. Les informations ethnographiques et l'expérimentation tentée par les auteurs confirment les hypothèses découlant de l'étude du matériel de broyage et de la répartition spatiale des documents à Boussargues. Le stockage des fruits et la préparation de farine ont joué un rôle non négligeable parmi les activités des occupants du secteur ouest.

 

3. ANALYSE D'UN SOL D'HABITAT : L'ENSEMBLE1 DE BOUSSARGUES (J. Balbure, J. Coularou)

Après un rappel des données essentielles concernant la nature et la disposition des structures domestiques et des vestiges mobiliers du secteur ouest, les auteurs mettent en application la méthode d'étude des densités mise au point par M. Marsac. Il s'agit par un traitement graphique approprié d'établir la densité au sol des fragments de poterie et d'en tirer les conclusions qui s'imposent. Ces résultats sont significatifs pour le locus 1 et la cabane 1, où aux zones de forte concentration s'opposent des zones vides. Le graphique et les courbes de densité, comparés à un gisement néolithique d'Italie du Sud caractérisé par une occupation longue, traduisent ici une occupation de courte durée. Il apparaît en outre que les fortes concentrations correspondent à des vases brisés sur place. Le calcul des volumes des vases confronté à la position qu'ils occupent dans le secteur ouest montrent des symétries entre les deux zones foyères de la cabane1. La présence de grands vases liés au stockage des produits de mouture (farine de glands) est patente dans le locus 1.

A partir de l'ensemble de ces éléments, les auteurs tentent un essai d'identification des aires d'activité dans le secteur ouest. Sont mises en évidence des zones de stockage, de meunerie, de fabrication de poteries, de circulation. La cabane 1 semble correspondre à l'unité d'habitation principale, le locus 1 et la structure 5 à des annexes.

 

4. CONSERVATION ET DISTRIBUTION DU MATÉRIEL CÉRAMIQUE : DE L'ESPACE DOMESTIQUE À L'ESPACE SOCIAL (L. Jallot)

En première partie l'auteur étudie la dispersion des fragments de poterie du locus et de la cabane 1. L'analyse critique des méthodes de restitution graphique et volumétrique des vases précède l'étude de leur état de conservation. La définition et l'utilisation de plusieurs indices et indicateurs de remaniement permettent de décrire le mode de dispersion des tessons en relation avec le sol naturel et de proposer un modèle dynamique montrant le caractère non anthropique de ce remaniement. Une liste des vases considérés comme brisés en position fonctionnelle est finalement établie à partir.de ce modèle.

Dans la seconde partie sont comparées les distributions de différentes classes d'objets. La mise au point d'une typologie fonctionnelle permet de décrire à proximité des deux foyers de la cabane 1 deux stocks de vases aux usages équivalents. Une analyse morphologique montre que les décors et les formes sont distribués différemment au sein de ces deux ensembles. Cette division de l'espace domestique, selon une binarité que l'on retrouve dans la distribution d'autres vestiges, est interprétée comme la conséquence d'une division de l'espace social observée à travers le filtre d'un « mode de production» spécialisé.

 

5. RESSOURCES NATURELLES, MATÉRIAUX UTILISÉS ET TERRITOIRE COMMUNAUTAIRE : PREMIÈRES DONNÉES (J. Coularou, X. Gutherz, L. Jallot)

Sont passés en revue dans ce chapitre les lieux de provenance possibles des matériaux minéraux utilisés aussi bien pour la construction que pour les activités vivrières. Les ressources naturelles (eau, bois, plantes comestibles, terrains cultivables) se répartissent sur un territoire dont les contours sont esquissés. Le problème de la localisation et de l'étendue des terres cultivables potentielles se révèle assez complexe, compte tenu de l'importance de l'érosion des sols depuis le Sub-boréal jusqu'à l'Actuel.

Les modèles proposés par de précédents auteurs ne tiennent pas compte de ce paramètre, alors que sur le plateau de Boussargues la géomorphologie a apporté la preuve que des sols existaient au Chalcolithique. La présence d'autres établissements fontbuxiens dans un rayon de 1500m autour du site pose le problème des relations inter- et intracommunautaires, notamment en ce qui concerne l'exploitation du sol.

 

CONCLUSION : BILAN DE L'ÉTUDE ET PERSPECTIVES (conclusion collective)

Le bilan de cette étude qui sera suivie d'autres publications permet d'exposer de façon synthétique les principaux acquis et de définir les questions qui restent en suspens. Sont tour à tour évoqués : l'architecture de l'habitat ceinturé (étapes et techniques de construction), la culture matérielle (étude typologique d'une importante série céramique), les espaces domestiques et leur apport dans l'analyse sociale, le territoire communautaire et le statut du site.

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