RÉPERTOIRE TERMINOLOGIQUE
(Révision des listes antérieurement publiées)
Édition 2000
NOR : CNTX0004228X

INTRODUCTION

    Le décret du 3 juillet 1996 relatif à l’enrichissement de la langue française (1) prévoit, dans son article 13, qu’à titre transitoire, pendant une période d’un an, les termes, expressions et définitions contenus dans les listes de vocabulaire approuvées en vertu des dispositions réglementaires antérieures peuvent être révisés à l’initiative de la Commission générale de terminologie et de néologie.
    Cette révision répond à plusieurs objectifs :
    -  mettre à jour et harmoniser les travaux conduits de 1973 à 1996 par les différentes commissions ministérielles ;
    -  recueillir sur l’ensemble des termes ainsi révisés l’avis de l’Académie française ;
    -  insérer les listes antérieures dans le cadre juridique posé par le décret du 3 juillet 1996 ;
    -  présenter de façon homogène, dans une publication unique, l’ensemble des termes approuvés.

I.  -  CADRE JURIDIQUE

    Selon les cas, la révision peut avoir les objets suivants :
    -  remplacement des termes antérieurement approuvés par des termes et expressions nouveaux, avec la même définition ;
    -  remplacement des termes antérieurement approuvés par des termes et expressions nouveaux avec une nouvelle définition ; ces derniers ont, dès lors, la même portée que ceux qui avaient fait l’objet d’une publication ;
    -  retrait de certains termes et expressions ayant figuré dans les listes antérieures ; ces derniers cessent, dès lors, de faire partie du vocabulaire approuvé et d’avoir force obligatoire par rapport à leurs équivalents étrangers ;
    -  maintien de certains termes et expressions, mais en modifiant leur définition ; la nouvelle définition remplace, dès lors, l’ancienne ;
    -  maintien ou adjonction de certains termes et expressions, mais sans définition (simple renvoi en « table d’équivalence »), leur sens ne présentant pas de difficulté particulière ; leur portée n’en est pas pour autant altérée ;
    -  maintien pur et simple de termes et expressions, avec leur définition d’origine ; dans ce cas, la révision consiste en une simple confirmation.
    Les termes ainsi publiés pourront eux-mêmes, ultérieurement, faire l’objet de nouvelles modifications qui devront intervenir dans les formes et conditions du droit commun fixées aux articles 7 à 10 du décret, comme le prévoit son article 12, c’est-à-dire, en particulier, sur l’initiative des commissions spécialisées de terminologie et de néologie.
    Les termes et expressions publiés dans le cadre de cette révision, comme dans celui de la procédure ordinaire, doivent être « obligatoirement utilisés à la place des termes et expressions équivalents en langue étrangère » dans les cas prévus à l’article 11 du même décret (et, spécialement, dans les textes de caractère réglementaire, instructions générales, correspondances et documents de toute nature émanant des services et établissements publics de l’État).
    La Commission générale de terminologie et de néologie n’a pas, après examen, jugé utile de modifier le contenu de certaines entrées, qu’il s’agisse de la définition, des notes éventuelles, des domaines et sous-domaines. Dans ce cas, les définitions n’ont pas été soumises à l’Académie française. Il est précisé que, lorsque celle-ci n’en a pas été saisie, le maintien, dans le répertoire publié, des termes, expressions et définitions non modifiés n’engage pas l’Académie française.
    De nouvelles listes de termes, expressions et définitions ont été publiées depuis 1997, à l’initiative de la Commission générale de terminologie et de néologie. Ces listes, qui ne sont pas concernées par la procédure de révision, sont répertoriées dans le présent document (voir en annexe le tableau récapitulatif des différents textes publiés au Journal officiel).
    La révision est le fruit d’un travail concerté associant la commission générale, l’Académie française et les commissions spécialisées. Ce travail s’est fait par étapes, ce qui a permis de prendre en compte le point de vue des spécialistes de chaque domaine. La commission générale, qui avait constitué en son sein un groupe de travail pour préparer les délibérations, et l’Académie française ont, chacune, procédé à un premier examen des termes. Leurs remarques, critiques et suggestions ont été communiquées aux commissions spécialisées, dont les réponses ont ensuite fait l’objet d’un second examen, dans le souci d’un juste équilibre entre les usages des milieux professionnels spécialisés, les exigences de la terminologie et celles de la langue générale.

II.  -  MÉTHODE

    Pour effectuer ce travail, la commission générale a suivi une méthode de travail qui peut se caractériser ainsi :

Caractère du répertoire

    L’ensemble des listes des termes et expressions antérieurement approuvés forme non pas un dictionnaire qui donne le sens des mots, mais un répertoire terminologique et néologique qui réunit des termes nouveaux et donne leur définition.
    La Commission générale de terminologie et de néologie a donc travaillé sur des termes qui prennent leur sens dans un domaine précisément défini. Cette situation présentant un caractère quasi systématique, il est apparu sans intérêt de faire figurer dans de nombreuses entrées la mention « sens particulier ». La Commission générale de terminologie et de néologie a cependant jugé nécessaire d’assortir certains termes d’indications du niveau de langue et plus fréquemment du domaine d’emploi : la mention « langage professionnel » indique que le terme relève de l’usage exclusif d’une activité professionnelle et qu’il est peu probable et parfois même peu souhaitable qu’il s’insère dans le langage courant (exemple : chalandage fiscal dans le domaine économie et finances/fiscalité).
    En revanche, la commission n’a pas cru devoir souligner le caractère familier de certaines locutions imagées qui relèvent d’un domaine très spécifique (exemple : fouillis d’échos, mer de portes, méthode des pelures d’oignon).

Les termes écartés

    Les termes écartés relèvent, pour l’essentiel :
    -  du langage courant. Ainsi la commission n’a pas retenu des termes comme formation continue, éducation civique dans le domaine de l’éducation, retraite dans celui des personnes âgées ;
    -  du langage normatif. Définis dans des textes à caractère purement juridique, ces termes concernent notamment le langage de l’éducation, de l’urbanisme et de l’agriculture (exemples : autonomie administrative et financière, plan d’aménagement rural, plan d’occupation des sols).
    En outre :
    -  certains termes ont été supprimés parce qu’ils font l’objet d’un réexamen par la commission spécialisée (exemples : coupe dans le domaine de l’architecture, panneau de contrôle, traitement dans le domaine du pétrole) ;
    -  certains autres, dont la formation semblait s’écarter des règles de la morphologie française (exemple : micromisation dans le domaine de l’informatique) ou dont il a été estimé qu’ils étaient de simples transpositions de mots anglais et qu’il n’y avait pas lieu, à ce titre, de les recommander, ont été également retirés du lexique (exemple : déception dans le domaine de la défense) ;
    -  quelques termes qui ne se sont pas imposés et ne le feront vraisemblablement jamais (exemple : brodequin à guêtres) ont disparu ;
    -  les sigles ou acronymes enfin, nombreux par exemple dans le domaine de la télédétection aérospatiale, ne figurent plus en entrée principale, sauf s’ils sont consacrés par l’usage (exemples : radar, lidar, ADN, ARN...).
    Il demeure de la compétence des commissions spécialisées, si elles le jugent utile, de soumettre à nouveau à la commission générale des propositions pour les termes et expressions aujourd’hui écartés.

Les équivalents étrangers

    Les équivalents étrangers ont pu, selon les cas, être supprimés ou au contraire ajoutés. En particulier, certains termes anglais entrés dans l’usage ne sont plus considérés comme à proscrire, mais comme des équivalents admis du terme français correspondant. Ces termes sont mentionnés sous la rubrique « équivalent admis » (exemple : cockpit).

Les synonymes

    Des synonymes ont pu dans certains cas être ajoutés (exemple à propos d’un véhicule : usage multiple [à] pour utilitaire).
    A l’inverse, certains termes qu’il serait abusif de considérer comme des synonymes stricto sensu ont été mentionnés sous la rubrique : « Dans cette acception, on dit aussi » (exemples : report de puce pour fixage de puce dans le domaine de l’électronique/composants électroniques ; réfrigérant pour caloporteur dans le domaine de l’ingénierie nucléaire/thermohydraulique).

Les définitions

    L’objectif n’étant pas d’élaborer un dictionnaire, la commission générale s’est efforcée d’être pragmatique. Ainsi, les définitions ont été fréquemment allégées et clarifiées, de façon à être accessibles au plus grand nombre, des considérations plus spécifiques étant, le cas échéant, développées dans des notes. Certaines définitions ont été actualisées. Pour tenir compte des évolutions scientifiques et techniques, la commission générale s’est efforcée de ne jamais figer les définitions des termes révisés.

III.  -  PRÉSENTATION

    Le présent document, établi et publié dans les formes prévues aux articles 9 et 10 du décret du 3 juillet 1996, se compose de deux sous-ensembles distincts :
    -  une liste de termes, expressions et définitions ;
    -  une table d’équivalence dont le rôle et le contenu sont précisés ci-après.

Domaines

    Les termes et expressions antérieurement approuvés étaient assortis d’un domaine reflétant le plus souvent seulement la spécialité de la commission qui les avait proposés.
    La commission générale avait essayé de donner plus de cohérence à la définition des domaines. Il s’agit d’une refonte ambitieuse qui n’a pu trouver son aboutissement dans le cadre de la présente révision. Elle est cependant entreprise, avec le concours de l’institut national de la langue française du CNRS, et sera soumise aux commissions spécialisées. Elle apparaîtra dans la prochaine édition de ce répertoire. En attendant l’achèvement de ce travail, la commission générale a choisi de reproduire le domaine de la commission source, ainsi que les sous-domaines proposés par celle-ci, en y ajoutant parfois d’autres domaines nécessaires à la compréhension de la définition.

Regroupement en une seule entrée

    Dans la liste des termes, expressions et définitions, les termes définis distinctement dans des domaines distincts (exemple : diffusion dans le domaine de l’ingénierie nucléaire, d’une part, en électronique, de l’autre) ont été rassemblés sous une entrée commune, chacun d’entre eux apparaissant au niveau d’une sous-entrée. En revanche, contrairement à ce qui aurait été de règle pour un dictionnaire, les termes qui entrent dans la composition de plusieurs expressions ont dû être présentés sous des entrées distinctes (exemple : limite de résolution au sol, radiométrique, spectrale...) pour faciliter la consultation tant du répertoire que de la table d’équivalence.

Marques grammaticales

    Aucune marque grammaticale ne vient préciser les syntagmes nominaux, contrairement aux termes formés d’un seul mot, qui sont suivis de l’indication de la nature et du genre (par exemple, n. m. pour nom masculin).

Référence officielle des termes et expressions

    Il est apparu souhaitable de fournir la référence des termes et expressions révisés, sans qu’il soit nécessaire de préciser la nature de la décision prise par la commission générale (confirmation ou modification pour chacun des termes ou expressions composant le présent répertoire). En conséquence, il est, pour chaque terme ou expression, simplement précisé « Source : arrêté du ... », l’arrêté étant celui qui a introduit le terme dans le dispositif d’enrichissement de la langue française.

La table d’équivalence

    La table d’équivalence met en regard les termes et expressions en langue étrangère et les termes et expressions français qui doivent obligatoirement être utilisés à leur place dans les cas prévus à l’article 11 du décret du 3 juillet 1996. Elle comporte une entrée par les termes et expressions en français et une entrée par les termes et expressions en langue étrangère. Certains de ces termes et expressions ne figurent que dans la table d’équivalence (exemples : task force pour groupe de travail dans le domaine de l’économie/gestion, et pour force opérationnelle dans le domaine de la défense, etc.). Les domaines et sous-domaines sont précisés au regard de chaque terme.

Note :
    (1)  Décret no 96-602 du 3 juillet 1996 (Journal officiel du 5 juillet 1996, p. 10170) ;
    « Art. 13.  -  A titre transitoire, pendant une période d’un an à compter de l’installation de la Commission générale de terminologie et de néologie, les termes, expressions et définitions contenus dans les listes approuvées en vertu des dispositions règlementaires précédemment en vigueur peuvent être révisés à l’initiative de la Commission générale de terminologie et de néologie.
    La commission générale soumet à l’Académie française les termes et expressions qu’elle envisage de retirer des listes précédemment approuvées, les expressions complémentaires qu’elle propose d’y ajouter et les définitions qu’elle propose de modifier. Elle en informe le ministre intéressé. Aucune révision ne peut être publiée sans l’accord de l’Académie française. Les listes révisées sont arrêtées et publiées selon les modalités prévues aux articles 9 et 10 du présent décret, à l’exception de la disposition de l’article 9 selon laquelle l’accord de l’Académie française est réputé acquis au terme d’un délai de quatre mois. »
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