Ces mots, aujourd'hui courants, ont été crées par les commissions ministérielles de terminologie


Le rôle des commissions ministérielles de terminologie a été avant tout de travailler sur les langages de spécialité. Elles ont fourni des milliers de termes nouveaux aux spécialistes des télécommunications, de l'informatique, de l'ingénierie nucléaire, des composants électroniques, etc. Toutefois, certains termes nés dans les commissions ont rapidement franchi les frontières des langues de spécialité pour s'imposer auprès du grand public.

Citons parmi les termes de création ancienne : logiciel, qui fut proposé à la commission de l'informatique par Philippe Renard en 1970. Il est formé avec le suffixe -iel de matériel, traduction de l'anglais hardware. Ainsi le français s'est - il doté d'un équivalent au mot software, dont l'espagnol ou l'italien, par exemple, sont aujourd'hui dépourvus.

Puce a été créé par la commission des composants électroniques comme équivalent du terme anglais chip, que l'on commençait à voir apparaître. Court et imagé, puce n'a pas eu de peine à s'implanter dans le grand public.

Baladeur fut conçu en 1983 par la commission de l'audiovisuel et de la publicité à partir des mots " balade " et " marcheur ", traduction de walkman ( marque déposée).

Parmi les termes de création plus récente, on peut mentionner, dans le domaine de l'automobile : monospace, créé par la commission des transports à partir de " monocorps " et " espace ", comme équivalent de l'anglais minivan ; covoiturage, imaginé en 1989, a vite été adopté : la décision de trouver un équivalent à l'anglais car sharing ou car pool est née d'une bonne anticipation du développement de cette pratique, portée par les soucis croissants de protection de l'environnement et de lutte contre la pollution. L'implantation du mot a sans doute aussi bénéficié des circonstances : covoiturage fut mis à l'honneur lors des grèves de transports de l'automne 1995. Dans le domaine des sports, le terme v.t.t. (vélo tout terrain), proposé en 1990 par la commission des sports pour désigner ce que l'anglais nomme mountain bike, s'est également implanté sans difficulté.


Retour au sommaire


page précédente