Le terme courriel a été adopté et publié par la commission générale de terminologie et de néologie au Journal officiel du 20 juin 2003.
Par cette publication, la commission générale a souhaité mettre un terme à une période d’hésitation.
Utilisé depuis un certain temps, notamment au Québec, ce néologisme s’est progressivement répandu dans l’usage français pour désigner le courrier électronique, qu’il s’agisse, le plus souvent, du message lui-même, ou, par extension, de la messagerie utilisée.
Un courriel est un “document informatisé qu’un utilisateur saisit, envoie, ou consulte en différé, par l’intermédiaire d’un réseau. Un courriel contient le plus souvent un texte auquel peuvent être joints d’autres textes, des images ou des sons”.
Évocateur, avec une sonorité bien française, le mot courriel est largement utilisé dans la presse et concurrence avantageusement l’emprunt à l’anglais mail.
La commission générale se range donc à la proposition québécoise désormais consacrée par l’usage, tout en maintenant la forme courrier électronique comme synonyme. En effet, dès 1997, elle avait publié comme équivalent français de e-mail, le terme courrier électronique, qui reste parfaitement adapté.
Enfin, le symbole Mél., qui n’a jamais été proposé comme terme équivalent de e-mail, reste utilisable, comme symbole et jamais comme nom, devant une adresse électronique, comme Tél. s’emploie devant un numéro de téléphone.
On peut imaginer le petit dialogue suivant :
A - Je vous confirmerai notre rendez-vous par téléphone ou par courriel (=messagerie). Préférez-vous un appel téléphonique ou un courriel (= message)?
B - Peu importe. Je dispose d’un courriel (= messagerie). Voici ma carte avec mon numéro de téléphone et mon adresse électronique.
Jean Durand
Tél. 01 75 43 18 10
Mél. j.durand@free.fr