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Le village électronique fait penser à Venise : comme la cité
des Doges, il est formé de quartiers séparés
plus ou moins grands, des réseaux,
reliés entre eux par un lacis de ponts
et de passerelles. Les passerelles,
qui raccordent des réseaux locaux ou publics aux architectures
variées, en négligeant les exigences de protocoles,
sont les plus démocratiques. Les ponts, eux, qui font communiquer
des réseaux locaux, ont une fonction plus privée.
Il y a même des clubs plus ou moins bien protégés
où des portiers aux muscles
numériques surveillent les entrées et sorties et vérifient
les autorisations d'accès. A tous les coins de passerelle,
on peut trouver des routeurs, aimables
cicérones toujours prêts à accompagner le visiteur
ou à porter ses paquets.
Grâce à cette signalisation et à cette organisation
du trafic, le promeneur informatique honnête ne saurait se
perdre.
Mais pour celui qui chercherait à se jouer des codes et à
forcer le passage, gare au pont des soupirs ...
Le mot passerelle est l'un des «dix
mots» de la prochaine semaine de la langue française,
consacrée cette année au thème de la rencontre.
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