Pompiers, SAMU, et police restent joignables en
cas de pressante nécessité à des numéros
d'urgence à deux chiffres, comme autrefois. Il est
vrai que, menacé par le feu, le bandit ou l'hémorragie,
il vaut mieux n'avoir que deux chiffres à retenir et à
composer. Il en faut trois au niveau européen (112), où
l'on est sans doute moins pressé. Les dérangements
téléphoniques sont passés à quatre chiffres
et les renseignements à six. La plupart des autres numéros
d'urgence sont désormais à dix chiffres bien
comptés, qui sont une merveilleuse école de mémoire
et de patience pour notre époque nerveuse et trop tentée
par l'oubli. Rationalisation et resserrement des coûts ont
en outre l'heureuse conséquence d'offrir à nos oreilles,
une fois le numéro trouvé et composé, de douces
voix et des ritournelles charmeuses qui, on leur en sait infiniment
gré, s'efforcent d'écourter notre attente.
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