En
offrant un accès aisé aux œuvres littéraires,
musicales ou cinématographiques, l'internet a ouvert un boulevard
à la copie privée, une brèche dans la protection
des droits d'auteurs et une source de gros soucis pour les législateurs.
Il s'agit aujourd'hui de trouver de nouveaux outils, non tant de
protection que de véritable gestion des droits dans l'espace
numérique. En effet, les auteurs vont pouvoir décider
de libérer totalement ou partiellement de droits la diffusion
numérique de certains de leurs titres.
Ce nouveau terrain de travail, épineux et délicat,
s'appelle désormais gestion des droits
numériques (GDN), expression transposée de
l'anglais digital rights management (DRM). Les esprits
vétilleux trouveront que l'expression française, comme
l'anglaise du reste, peut laisser croire que l'on introduit une
nouvelle catégorie de droits, alors qu'il s'agit de gérer
des droits existants pour la diffusion d'œuvres sur des vecteurs
numériques. Les grammairiens leur répondront que l'adjectif
numérique est ici une épithète de relation
et ne définit par plus une catégorie particulière
du droit que la lumière solaire ou le tapage nocturne ne
définissent des catégories spéciales de la
lumière ou du bruit.
gestion des droits numériques Domaine : Audiovisuel-Communication. Définition: Mise en œuvre des différents
procédés destinés à protéger
les droits afférents à la diffusion de contenus sur
supports numériques. Équivalent étranger :digital rights management
(en). Abréviation : DRM
Source: Journal officiel du 26 octobre 2006.
Chaque mois, la délégation
générale à la langue française et aux
langues de France vous présente un des termes retenus par
la commission générale de terminologie et publiés
au Journal officiel. Les administrations doivent les employer,
mais tout le monde peut les adopter !