Les fêtes techno
n'ont gardé des surprises-parties de nos grand-mères
que leur caractère impromptu, ou prétendu tel ; elles
ont en réalité renoué avec une tradition venue
du fond des temps.
Jadis en effet, Dionysos apprit aux Grecs à l'honorer par
des bacchanales nocturnes, loin des villes, où ils s'assemblaient,
déguisés en ménades et en satyres, pour s'enivrer,
chanter, danser et forniquer jusqu'à la transe et l'épuisement.
Au Moyen Âge, le Dieu Bouc continua à être célébré
au cours de nuits païennes, telle la Nuit de Walpurgis qui,
dans toute l'Europe, fêtait le premier mai et l'éveil
du printemps. L'Église y vit la marque de Satan et accusa
de sorcellerie les luronnes qui menaient le sabbat.
Aujourd'hui, les fêtes techno,
modernes bacchanales, rassemblent leurs officiants dans des lieux
vagues, pendant des nuits entières, pour des orgies de musique,
de danse et de nectars qui les portent à l'extase et au délire
de tous les sens.
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