Délégation générale à la langue française et aux langues de France
Le mot du mois
ellipse

Cybersquat

Le clin d'œil du terminologue

 

Les Arsène Lupin de l'informatique pullulent et opèrent de manière variée.
Une piratage ingénieux, le cybersquat, consiste à déposer un nom de domaine dont on peut anticiper qu'il sera nécessaire. Lorsque ce dernier est le nom d'une marque ou d'une personne en vue, les cybersquatteurs préemptent les noms exacts et aussi, par ce qu'on appelle le typosquat, leurs variantes orthographiques ou typographiques approchées.
C'est la technique bien connue du coucou. Mais dans la nature, le coucou éclos chasse les œufs du nid piraté pour rester seul maître du domaine. Dans l'ordre humain et civilisé, tout se négocie, Dieu merci : il suffit de passer à la caisse.

 
cybersquatn.m.
Domaine : Droit-Informatique/Internet
Définition : Pratique consistant à accaparer, en le déposant, un nom de domaine reprenant ou évoquant une marque, un nom commercial, un patronyme ou toute autre dénomination, afin de tirer un profit matériel ou moral de sa notoriété présente ou à venir.
Note : Le « cybersquat » consiste par exemple à déposer des noms en très grand nombre dans l'espoir de revendre certains d'entre eux , ou des variantes orthographiques d'une même dénomination : on parlera dans ce cas de « typosquat » (en anglais : typosquatting ).
Équivalent étranger : cybersquatting (en)


cybersquatteur, -eusen.
Domaine : Droit-Informatique/Internet
Voir aussi : cybersquat
Équivalent étranger : cybersquatter (en)



 

Chaque mois, la délégation générale à la langue française et aux langues de France vous présente un des termes retenus par la commission générale de terminologie et publiés au Journal officiel. Les administrations doivent les employer, mais tout le monde peut les adopter !

Toutes nos chroniques