En grec, kybernein signifiait piloter
un navire. En passant par le latin gubernare, le mot a
donné «gouverner» en français. La cybernétique,
c'est donc ce gouvernail qui permet aux internautes de naviguer
dans ce monde virtuel de l'informatique, où le temps et l'espace
semblent s'effacer.
Des réseaux hypertextes sont nés, dans lesquels on
se promène d'un hyperlien à l'autre en caressant une
souris. Grâce à une cybercaméra,
on peut apparaître sur des écrans lointains, dans les
situations les plus variées.
Le commerce s'y jette : après les hypermarchés, voici
les cybermarchés, où
l'on peut réaliser des cyberachats
en débitant un cybercompte.
Partout s'ouvrent des cybercafés,
où l'on peut réaliser mille cybertransactions,
tout en mâchant un sandwich, pas encore virtuel, lui.
Certains ont proposé plaisamment de nommer Cybérie
ce monde nouveau dans lequel évolue désormais l'homme
branché, mutation récente de l'homo sapiens.
Mais l'homme branché est-il pilote, ou piloté ? cybérien
ou cyborg ?
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