Délégation générale à la langue française et aux langues de France
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Baladeur

Le clin d'œil du terminologue

 

Naguère, au théâtre, la première représentation était précédée de la «couturière», où l'on invitait gens du métier et amis proches tandis qu'on apportait les dernières retouches aux costumes, puis de la répétition «générale», où la presse allait décider du sort de la pièce, pour le meilleur ou pour le pire.
Pour contourner ces oukases redoutés, les producteurs ont inséré avant la fatidique «Générale de presse» une succession d'avant-premières, destinées à peaufiner le spectacle, à procéder aux ultimes raccords, voire à devancer la critique par la grâce d'une rumeur flatteuse. Elles sont parfois ouvertes aux journalistes, à la condition qu'ils écrivent non des critiques, mais des avant-papiers, chargés d'attiser la curiosité du public.
Le cinéma s'efforce aussi de segmenter publics et décideurs par des emboîtements d'avant-premières. La «couturière» privée destinée aux professionnels s'y nomme projection corporative, et l'on rappellera, en ce temps de Festival de Cannes, que la première«corpo» fut organisée le 22 mars 1895 à la Société d'Encouragement pour l'Industrie Nationale : les frères Lumière y présentèrent à un aréopage de savants une invention qu'ils avaient brevetée un mois auparavant et qui devait connaître un certain succès.

 

avant-première, n.f.
Domaine : Audiovisuel
Définition : Projection d'un film devant un public restreint, destinée à recueillir les impressions des spectateurs avant la sortie en salle.
Voir aussi : projection corporative.
Équivalent étranger : preview (en)
Source : Journal officiel du 18 janvier 2005.

 

et aussi

projection corporative
Domaine : Audiovisuel.
Définition : Projection privée d'un film destinée aux professionnels de la production, de la distribution et de la presse spécialisée avant la première diffusion.
Voir aussi : avant-première.
Équivalent étranger : preview (en)
Source : Journal officiel du 18 janvier 2005.

 

 

 

 



Chaque mois, la délégation générale à la langue française et aux langues de France vous présente un des termes retenus par la commission générale de terminologie et publiés au Journal officiel. Les administrations doivent les employer, mais tout le monde peut les adopter !

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