La féminisation des noms de métier, fonction, grade ou titre

Quelques dates

Quelques faits

Le Premier ministre a souhaité que la féminisation des appellations professionnelles entre dans nos moeurs et a demandé aux administrations, par sa circulaire du 6 mars 1998, « de recourir aux appellations féminines pour les noms de métier, de fonction, de grade ou de titre dès lors qu’il s’agit de termes dont le féminin est par ailleurs d’usage courant (par exemple, la secrétaire générale, la directrice, la conseillère) ». Il a également demandé à la commission générale de terminologie de faire le point sur l’état de la question et à l’Institut national de la langue française (INaLF) d’établir un guide pour les usagers qui contienne des recommandations concernant les formes féminines les mieux adaptées à nos usages.

À partir d’une analyse des pratiques linguistiques en usage en France dans le passé, et aujourd’hui dans les pays francophones, le rapport de la commission générale de terminologie constate qu’il n’y a pas d’obstacle de principe à la féminisation des noms de métier, mais estime que les désignations des statuts de la fonction publique ne doivent pas être féminisées et que les textes réglementaires doivent respecter strictement la règle de neutralité des fonctions. Ces propositions sont retenues notamment pour les textes publiés au Journal officiel. Ce rapport est accessible sur le site internet de la délégation générale à la langue française.

Quant au « Guide d’aide à la féminisation des noms de métiers, titres, grades et fonctions », élaboré par l’INaLF, sous la responsabilité de son directeur Bernard Cerquiglini, désormais délégué général à la langue française et aux langues de France, il a été publié à la Documentation française sous le titre « Femme, j’écris ton nom », accompagné d’une préface du Premier ministre. Il établit des règles grammaticales de formation du féminin, recense les difficultés, et fournit une liste de substantifs féminins formés selon les règles posées dans l’ouvrage. On passe ainsi du masculin au féminin, de « câbleur » à «câbleuse », de « plasticien » à « plasticienne », nonobstant les termes épicènes tels rosiériste ou terminologue.

De la règle à l’usage, il n’y a ensuite plus que quelques pas...

On constate aujourd’hui une accélération du processus de féminisation, non seulement dans les administrations, mais aussi dans la langue courante, notamment dans les médias.

Quelques liens