|
II. Le rôle de l’Académie française Le décret du 3 juillet 1996 reconnaît à l’Académie française un rôle éminent dans l’enrichissement de la langue française. L’Académie est en effet présente à tous les échelons du dispositif, puisqu’elle est membre de droit de chaque commission spécialisée et de la commission générale de terminologie et de néologie. Elle joue en outre un rôle primordial dans l’approbation des termes et des définitions, puisque son accord est indispensable pour leur publication au Journal officiel. Le résultat de la participation de l’Académie française à tous les échelons du dispositif a un effet positif sur la qualité des travaux d’enrichissement de la langue française.
A. La participation aux travaux des commissions spécialisées La participation du Service du Dictionnaire de l’Académie française aux travaux des commissions spécialisées de terminologie permet un dialogue très fructueux, tout au long des étapes de l’examen des termes, entre spécialistes du domaine et spécialistes de la langue française et du lexique, en particulier dans le cadre de la préparation des nouvelles listes.
B. La participation aux travaux de la commission générale Pendant toute cette année, l’Académie a été représentée par les membres du Service du Dictionnaire, qui participent en tant qu’experts aux réunions de la commission générale.
C. L’approbation des termes Saisie des propositions de la commission générale dans le cadre de l’article 9 du décret du 3 juillet 1996 relatif à l’enrichissement de la langue française, l’Académie française rend ses avis, dans des délais très courts. Pour beaucoup des termes qui n’obtiennent pas un avis favorable en premier examen, l’Académie française formule des propositions de substitution que la commission générale réexamine après avis des experts. Dans la plupart des cas, l’amélioration des définitions proposées par l’Académie française est retenue par la commission générale. Dans les autres cas, les remarques de l’Académie suscitent des reformulations avisées. Lorsque l’Académie française préconise le choix d’un terme différent de celui proposé par les commissions spécialisées et la commission générale, l’accord se fait sur le terme nouveau dans la moitié des cas environ. Il arrive que l’Académie française se range à l’avis des experts lorsqu’il est repris à son compte par la commission générale. Dans les autres cas, la recherche d’équivalent est ou bien abandonnée, ou bien à reprendre par la commission spécialisée. |