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Le russe est la principale des langues slaves. Les langues slaves constituent l'une des branches les plus importantes et homogènes du groupe indo-européen. Parmi elles, le russe est la langue la plus parlée puisqu'on estime à 288 millions le nombre de ses locuteurs (estimations 1994). C'est la langue officielle et principale de la Russie, après l'ukrainien et le biélorusse. Le russe, comme les autres langues slaves de l'Est, le bulgare et le serbe, s'écrit en alphabet cyrillique et ce, depuis le IX° siècle, date de l'évangélisation de la Russie. Il comporte 32 lettres qui rappellent pour certaines les lettres grecques, latines et hébraïques. Il a été simplifié après la Révolution d'octobre. Cette langue russe, comme toutes les langues slaves, représente un type de langue archaïque. Elle a conservé plus que beaucoup de langues indo-européennes certains traits anciens. On y trouve, par exemple, un système de déclinaisons plus complexe même que ne l'était celui du latin et du grec. Il existe aussi de nombreux vestiges d'un nombre duel qui a existé en vieux russe jusqu'au XV° siècle. Le russe est également beaucoup plus proche de l'indo-européen en ce qui concerne le verbe : la notion abstraite de temps y est dominée par la notion plus concrète d'aspect, c'est-à-dire de l'action considérée dans son développement. Pour son vocabulaire, il a beaucoup emprunté aux langues étrangères dans tous les domaines. La France, en particulier, l'a beaucoup influencé à l'époque de la Grande Catherine, principalement pour son lexique diplomatique, militaire, théâtral et culinaire. Si le français était la langue de l'aristocratie, l'allemand et le yiddish ont joué un rôle important dans le commerce. Les langues turques, enfin, ont laissé des traces notables. Sinon, le fonds du vocabulaire russe appartient largement au stock des langues indo-européennes. Signalons que le français a repris au russe quelques mots que celui-ci lui avait emprunté : intelligentsia, apparatchick, bistrot (= vite). Enfin, en ce qui concerne sa langue littéraire, les philosophes étrangers ont admis, selon Tourguéniev, que " grâce à sa richesse, sa force, sa logique et la beauté de sa forme, elle méritait sans doute la première place après le grec ancien. ". Mise à jour : 07/99 |