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Le kurde appartient au groupe nord occidental des langues irano-aryennes. Il est parlé par environ 25 millions de personnes vivant dans une région vaste comme la France, éclatée entre quatre pays différents : l'Irak, l'Iran, la Turquie et la Syrie, ainsi qu'en Arménie, au Turkmenistan et en Azerbaïdjan. Le kurde se rapproche du persan avec des emprunts à l'arabe. On distingue le kurde septentrional (kurmanji) parlé en Syrie et en Turquie, et le kurde central (sorani) parlé en Iraq et en Iran. Le sorani provient du nom d'une dynastie kurde du XVIeme appelée Soran. Le kurmanji s'écrit depuis 1930 en caractères latins avec des signes diacritiques et un alphabet appelé hawar, alors que le sorani s'écrit en caractères arabo-persan. En Turquie comme en Irak, les Kurdes représentent environ le cinquième de la population, auxquels viennent s'ajouter un million de Kurdes syriens, plus un certain nombre dans l'ancien territoire de l'ex-URSS et une émigration en Europe occidentale et aux Etats-Unis. Les Kurdes aspirent à l'unité mais la situation politique ne leur est guère favorable. L'unité à travers la langue n'est pas aisée car les deux dialectes différent notablement, le kurmanji ayant conservé des formes plus archaïques. Les systèmes d'écritures ajoutent à la complexité. Il existe cependant une presse depuis 1920, essentiellement en Irak. Mise à jour 29/7/99 |