JAPONAIS

 

Parlé par environ 126 millions de personnes (estimations 1994), le japonais appartient à la famille des langues altaïques. Elle est de type agglutinant (conjugaisons et déclinaisons par adjonctions de suffixes) et à cet égard, elle entretient une certaine parenté avec des langues comme le turc, le finnois ou le mongol, par exemple. Mais c'est du coréen (langue également altaïque) que le japonais se rapproche le plus, surtout au plan grammatical. Enfin, même s'il existe quelques particularités dialectales (au nord de l'île, par exemple, avec le dialecte de Tohoroku), il faut noter que le japonais se caractérise par une remarquable homogénéité.

Initialement chinoise, l'écriture du japonais était mal adaptée aux multiples suffixes grammaticaux qui la caractérisent et qui ne pouvaient être rendus par des idéogrammes. C'est pourquoi, dès le IXème siècle, a été adopté un système d'écriture mixte, extrêmement complexe, mais auquel les Japonais sont particulièrement attachés. Cette écriture se compose essentiellement de kanji (idéogrammes chinois) et de kana (signes syllabiques). Le romanji (notre alphabet) est parfois utilisé mais uniquement pour certains cas particuliers difficiles. Le japonais a aussi gardé l'usage du chinois ancien d'écrire par colonnes, de haut en bas et en commençant par la droite.

Si la phonétique japonaise est assez simple - elle ne comporte pas de tons (contrairement au chinois) - sa grammaire est en revanche très déroutante pour un Occidental. Signalons notamment l'existence de nombreuses particules qui servent à définir la fonction des mots, et des groupes verbaux particulièrement complexes, constitués de suffixes indiquant des nuances aussi diverses que l'interrogation, la négation, ou de subtiles formes de politesse.

En ce qui concerne le vocabulaire, le japonais présente la particularité de disposer de deux séries de mots, l'une dérivant du chinois, l'autre du japonais. Pour les verbes, on note souvent la présence de doublets qui expriment la même action mais varient selon la personne qui agit. Enfin, bien que très liés à leurs traditions et particularismes, les japonais n'hésitent pas à absorber dans leur langue un grand nombre de mots étrangers, en particulier dans les domaines de la technique, des sports, de la mode et de la cuisine. Mais c'est probablement au chinois qu'ils ont le plus emprunté, le stock de mots chinois dépassant largement celui des mots purement japonais.

Mise à jour : 08/.99


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