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Le géorgien est la principale langue du Caucase du Sud, elle est une langue de civilisation attestée depuis le Vème siècle, et appartient au groupe des langues caucasiennes, pour des raisons de proximité plus que de réelle parenté. On ne peut la classer dans aucun grand groupe, ni indo-européen, ni finno-ougrien. Environ 5,5 millions de Géorgiens parlent la langue de l'Etat de Géorgie, issu de l'éclatement de l'ex-URSS, dont la constitution fut promulgée en août 1995, et dont la capitale est Tbilissi. Le Géorgien est la langue officielle de l'administration et de la population géorgiennes. Son écriture remonte peut-être au IIIème siècle, où elle aurait été créée par Pharnavaz, premier roi du pays. Son écriture originale, dite mkhedruli, comporte 33 lettres : 28 consonnes et 5 voyelles. Le géorgien a pour nom original le kartveli, il s'apparente à d'autres langues voisines du Caucase et présente des convergences troublantes avec le Basque, sans que les linguistes aient pu établir une parenté véritable. Par contre on peut parler de parenté du géorgien avec des dialectes voisins comme le mingrélien, le laze, le svane parlés sur les rives de la mer Noire. On retrouve aussi une parenté du géorgien avec, par exemple, le tchétchène et l'ingouche parlés dans le centre-nord du Caucase. La grammaire du géorgien comporte de nombreuses difficultés : on emploie des postpositions à la place de prépositions, on distingue trois sortes de démonstratifs, trois formes de refus et les noms présente sept cas de déclinaisons. Mais c'est le système verbal qui réserve le plus d'étrangetés avec une conjugaison d'une complexité telle que l'on peut y trouver un peu du système russe, mais également basque. Malgré l'originalité profonde de cette langue, on y retrouve des mots issus de l'étranger : du turc, du persan, de l'arabe, du russe, et inévitablement, pour le vocabulaire technique, de l'anglais. Mise à jour 07/99 |