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Le breton appartient à la branche brittonique des langues celtiques. Il est proche parent des autres langues celtiques bien que le vocabulaire soit très différent. C'est une langue d'importation, venue d'Outre-Manche avec des émigrants, à l'époque des invasions anglo-saxonnes de Grande-Bretagne aux Vème et VIème siècle. Son domaine n'a jamais occupé l'ensemble du territoire de l'ancien duché mais sa plus grande extension a laissé des traces nettes dans la toponymie de zones aujourd'hui de langue française. Le breton est parlé de nos jours dans la totalité du département du Finistère et dans la moitié environ des départements des Côtes-du-Nord et du Morbihan. Mais il faut noter qu'à l'intérieur de cette zone, l'usage n'est pas général et beaucoup ne parlent que français. En l'absence d'un recensement méthodique, il est d'ailleurs difficile de fixer le nombre des usagers actuels du breton. En 1992, on estimait à 689 000 les personnes comprenant la langue et à 289 000 celles ayant le breton comme langue maternelle. Il reste que l'immense majorité des bretonnants sont bilingues et que la langue bretonne se trouve en tête des différents idiomes celtiques, pour le nombre de ses locuteurs. Le breton étant relativement peu écrit, il s'est fractionné en dialectes, proches les uns des autres mais suffisamment différents pour menacer l'unité de la langue. Quatre dialectes principaux se partagent l'étendue territoriale du pays bretonnant : le léonais, le trégorois, le cornouaillais, le vannetais. Le premier s'est assuré une certaine prédominance sur le plan littéraire. Dans le souci de défendre leur langue, les intellectuels bretons se sont efforcés de l'unifier en fixant une langue commune : le K. L. T. (Kernew, Léon, Trégor) notamment en précisant l'orthographe. A de nombreux égards, le breton est une langue déroutante pour les Français. On peut remarquer un grand nombre de particularités telles que la présence de sons étrangers au français comme le c'h, des phénomènes de mutations par lesquels l'initiale d'un mot change après certaines lettres, l'existence de pluriels internes, un système de numération par vingt, la présence de deux conjugaisons verbales, une personnelle et une impersonnelle, etc. Mise à jour : 10/98 |