BIRMAN

 

Le birman est la langue officielle de la Birmanie - le Myanmar depuis 1989 - qui est une mosaïque d'ethnies et de cultures. Sur une population totale de 46 millions de nationaux birmans, on peut considérer que 30 millions ont le birman pour langue maternelle, et que 10 millions d'autres personnes le parlent ou le comprennent, puisque c'est la langue officielle du pays, classée parmi les langues tonales de l'Asie, et appartenant à la famille sino-tibétaine.

Le pays est une union fédérale de 7 Etats théoriquement peuplés de non-Birmans et de 7 provinces peuplées de Birmans, dont l'une des villes principales est Rangoon.

La langue birmane est apparentée au tibétain, ainsi que - mais de plus loin - au chinois. C'est une langue monosyllabique, c'est-à-dire que chaque mot est formé d'une seule syllabe, mais utilisant de nombreuses particules, surtout des suffixes, ce qui rend le monosyllabisme peu apparent à première vue. Ce monosyllabisme et le système des tons caractérisent l'ensemble des langues tonales d'Asie.

C'est une langue tonale avec trois tons : haut, bas et descendant, qui peuvent affecter chacune des 7 voyelles de base, celles-ci pouvant être nasalisées ou non, l'alphabet s'écrit depuis le XIème siècle avec des caractères dérivés de ceux du devanagri indien et comprend 33 consonnes et 7 voyelles. La nasalisation est marquée par un n après la voyelle concernée.

Dans le vocabulaire, on remarque la déformation par la phonétique spécifique de cette langue, de termes techniques empruntés à l'anglais et récemment adoptés, tel que taya (tyre) pour pneu.

Au sein de l'union birmane et parmi d'autres langues du même groupe, on peut dire que le birman a réussi à s'imposer comme langue nationale et culturelle d'importance.

Mise à jour en juin 99


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