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Langue slave orientale, le biélorussien s'est développé et définitivement formé, comme ses proches parents le russe et l'ukrainien, entre le XIVème et le XVème siècle. C'est la langue officielle de la République de Biélorussie (ce qui veut dire Russie blanche), qui est indépendante depuis 1991, et dont la capitale est Minsk. 10 millions et demi de personnes environ parlent cette langue dans la République même, ainsi que un million de biélorussiens vivant dans les républiques voisines de l'ex-URSS. Il faut ajouter à ces chiffres les quelques centaines de milliers de personnes ayant émigré vers l'Amérique du Nord. Cette langue a longtemps été étouffée par la suprématie du russe et le pouvoir très centralisé de Moscou, elle a pu enfin reconquérir sa position parmi son peuple et sa place culturelle avec la création de la République de Biélorussie. Le biélorusse emploie l'alphabet cyrillique avec quelques modifications, il comprend 10 voyelles et 21 consonnes, avec 2 lettres qui n'existent pas en russe : le i et le y. Sa grammaire ne se distingue pas des autres langues slaves, quant au vocabulaire il a emprunté de nombreux mots à l'allemand et au tchèque, puis, plus récemment, à l'italien et au français. Une particularité du biélorussien est le phénomème appelé trasianka, qui fluctue selon les régions et qui consiste en un mélange entre la langue biélorussienne et une autre langue, en général le russe, mais parfois le mélange se produit avec une autre langue : le polonais, l'ukrainien ou le lituanien. Ce mélange est de nature lexical ou grammatical, mais parfois il se caractérise par la collusion de deux accents : biélorussien et russe, par exemple. On peut préciser aussi, à propos de la prononciation, que le biélorusse met des a là où le russe met des o, ce qui donne, par exemple, pour le mot : ville : gorod en russe, garad en biélorussien. Mise à jour : 07/99 |