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Le bambara est parlé par une douzaine de millions de personnes principalement au Mali (pays enclavé d'Afrique occidentale), mais aussi sous des formes un peu différentes, au Burkina-Faso et en Côte-d'Ivoire (dioula) ainsi qu'en Guinée (malinké). Au Mali, le bambara est parlé dans une zone assez étendue autour de la capitale Bamako. C'est la langue la plus répandue du pays. En effet, on peut estimer que 78% de la population du pays (soit 7,8 millions sur 10) la comprend. Pourtant le français demeure l'unique langue officielle, et continue son expansion au détriment des autres langues nationales : mandé (bambara, malinké, dioula); songhaï; hassanya; berbère. Le bambara est la langue la plus importante et la mieux connue du groupe mandé. Ce groupe linguistique compte aussi parmi ses représentants importants le dioula, le soussou, le mandingue et le soninké. Comparé à d'autres langues africaines, l'apprentissage
du bambara est relativement aisé. Le bambara s'écrit
en caractères latins depuis 1967. Depuis une vingtaine
d'années, il est utilisé dans le système
éducatif au Mali (écoles primaires et alphabétisation).
Quoiqu'encore peu écrit, son orthographe est à
peu près stabilisée mais il n'existe pas de règles
relatives à la coupe morphologique des mots dans la phrase.
L'alphabet se compose de 14 voyelles et 18 consonnes. On distingue
trois tons : bas, modulé ascendant, et haut. Bien
que ces tons ne soient pas indispensables à la compréhension,
ils peuvent permettre par exemple de distinguer "oui"
et "non" qui s'écrivent tous deux, onhon
mais pour non la deuxième syllabe porte un ton
bas. Le bambara ne conjugue pas les verbes. C'est une particule
placée juste après le sujet qui permet de connaître
le temps de l'action. Par exemple, la particule indiquant le
présent est be et celle indiquant le passé
est yé. Concernant le vocabulaire, on note de nombreux
emprunts à l'arabe mais aussi au français. Mise à jour en 07/99 |