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L'arménien, avec son alphabet original, constitue un rameau isolé des langues indo-européennes. Il comprend l'arménien oriental et l'arménien occidental, langue commune à toute la diaspora. Ces deux variétés sont pour la plupart mutuellement intelligibles. Environ deux millions et demi de personnes vivant en République d'Arménie parlent cette langue, tandis qu'un million d'autres vit dans les autres républiques de l'ex-URSS et principalement en Géorgie. Une diaspora arménienne vit au Moyen-orient, ainsi qu'en Europe et aux Etats-Unis, on peut estimer leur nombre à 1 million et demi. Où qu'ils soient les Arméniens se désignent par Hay, leur pays est l'Hayasdan et leur langue l'Hayeren. L'une des composantes essentielles de la personnalité arménienne est son attachement au christianisme, proclamé religion d'Etat dès l'an 327. Un siècle après l'alphabet arménien est inventé par le missionnaire Mesrob Machtotz et permet la traduction de la Bible. L'arménien remplace alors les langues liturgiques syriaque et grecque. Bien que la langue arménienne ne puisse être rattachée à aucune famille du groupe indo-européen, certains de ses caractères la rapprochent du grec et du persan, et son vocabulaire comprend de nombreux emprunts à l'arabe. Il faut noter l'ordre singulier des mots en arménien qui place le verbe à la fin de la phrase, ou le caractère invariable de l'adjectif, ou encore l'article qui existe mais se place après le nom. Le nom, lui, peut être décliné selon quatre cas : ablatif, instrumental, nominatif et accusatif sont confondus dans le même cas, tout comme datif et génitif. Les noms de personnes se terminent souvent en ian (par exemple : Aznavourian), mais de nombreux noms existent avec cette terminaison, notamment en Iran, qui ne sont pas d'origine arménienne. Mise à jour : 07/99 |