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Lumière /
On prétend que sans la lumière
il n’y aurait pas eu de vie sur terre. Les hommes l’ont bien
compris c’est pourquoi ils ont mis le mot lumière à
toutes sauces de A à Z.
Allons pour A et Z Accrocher la lumière ; année de lumière
; agir en pleine lumière, pour la lettre A. Pour Z, c’est
la lumière zodiacale.
Entre A et Z, on a pêle-mêle les expressions suivantes.
Pour B, on a bras de lumière. Pour C, c’est la lumière
cendrée. Pour D, on a la lumière diffuse. Pour E, on trouve
essence de lumière. Pour F, le dictionnaire donne faire la lumière
sur quelque chose. Pour G, on trouve le gradateur de lumière. Pour
H, c’est encore plus beau on trouve habit de lumière. Pour
I, on trouve intégration de lumière. Pour J, c’est
le jeu de lumière. Pour M, c’est la moindre lumière.
Pour N, on trouve la lumière noire et pour O, c’est la lumière
oblique. Pour P, on trouve agir en pleine lumière et pour Q, c’est
quantité de lumière. Pour R, c’est évidemment
retour à la lumière. Pour S, c’est le spectacle son
et lumière. Pour T, on trouve, trait de lumière.
Il y a beaucoup d’expressions contenant le mot qui n’ont pas
été citées dans ce court exposé concernant
le mot lumière. Il faudrait des pages et des pages pour en faire
un exposé exhaustif.
Les hommes ont été reconnaissants. Nous devons à
la lumière la vie et nous passons la vie à dire lumière…lumière.
Merci lumière.
Ahmadou Kourouma Ivoirien.
Ahmadou Kourouma est né en 1927, en Côte
d’Ivoire. Il suit des études scientifiques au Mali puis en
France. Il rentre ensuite en Côte d’Ivoire, où la dictature
règne. Il agace le régime en place et fait un séjour
en prison, puis est condamné à l’exil à cause
de sa pièce Le Diseur de vérité. Ses romans
abordent les thèmes des enfants soldats, des dictateurs, de la
colonisation, de l’animisme… Ironique et plein d’humour,
Ahmadou Kourouma donne une leçon d’histoire africaine et
dénonce les malversations des pouvoirs africains. Il est devenu
l’un des écrivains les plus renommés du continent
africain avec Les Soleils des indépendances (1970), au
programme de nombreuses universités africaines, américaines
et européennes, et connaît la consécration avec En
attendant le vote des bêtes sauvages (Prix du Livre Inter en
1999) et Allah n’est pas obligé (Prix Renaudot en
2000). Ahmadou Kourouma est décédé le 11 décembre
2003 à Lyon.
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