La diffraction des
rayons X

Les différentes méthodes
de diffraction des rayons X
Selon la nature du renseignement que
l'on désire obtenir - identification minéralogique simple ou
structure cristalline - et selon la nature du matériau, différentes
analyses sont possibles. Les méthodes diffèrent selon qu'elles
utilisent des rayons X polychromatiques ou monochromatiques.
La méthode de Laüe
Elle utilise un petit cristal ou une
section plane dans un cristal sur lesquels tombe le faisceau polychromatique de
rayons X. Le cristal est immobile et l'interaction des rayons X avec les plans réticulaires
fait que certaines incidences satisfont à la relation de Wulff-Bragg. Les
rayons diffractés forment des taches : elles permettent de mettre en évidence
la symétrie cristalline.
La méthode des poudres
ou de Debye-Scherrer
C'est la méthode la plus
utilisée lorsque le matériau est réductible à une
fine poudre (les grains sont de l'ordre de 0,01 mm), ce qui est presque toujours
possible.
On fait tomber le faisceau de rayons
X qui est ici monochromatique sur la poudre microcristalline disposée sur
une petite baguette de verre, dans un petit capillaire ou encore étalée
sur un lame mince spéciale.
L'hypothèse de base est que
parmi tous les petits cristaux présents (en principe non orientés)
il s'en trouvera suffisamment pour présenter des faces cristallines
telles que des diffractions pourront se faire selon l'angle 2 de Bragg.
Selon les appareils, on enregistrera
donc les rayons diffractés sur un film photographique avec une chambre
cylindrique ou on obtiendra un diffractogramme par l'intermédiaire d'un
compteur de rayons X (Geiger-Muller) qui détectera les rayons diffractés
et leur différente intensité.
Avec une chambre circulaire de
Debye-Scherrer, on obtient sur le film des anneaux concentriques dont chacun
représente une distance réticulaire.
Sur le diffractogramme, on obtient
une succession de « pics » correspondant à des angles précis
: chacun de ces pics correspond à une distance réticulaire.

Principe de la chambre de
Debye-Scherrer
-
- F, C = fente,
collimateur du rayonnement X
E = place de l'échantillon P = puits
d'absorption des rayons X
La méthode du cristal
tournant
Pour cette méthode il faut
disposer d'un monocristal (de bonne qualité). Le cristal de petite taille
est placé au centre de la chambre. Il tourne autour de son axe et reçoit
le faisceau incident de rayons X monochromatique. Chaque rayon réfracté
se traduit par l'apparition d'une tache sur la plaque photographique. On peut
ainsi étudier le réseau cristallin.
Autres méthodes
La possibilité de détection
annulaire (et non plus circulaire comme dans le goniomètre ) ainsi que
l'augmentation considérable de la puissance du tube à rayons X («
haute brillance » : 60 kV, 200 mA) a donné naissance à des
nouveaux diffractomètres très performants permettant d'analyser très
peu de matière. Le modèle « Rigaku » est particulièrement
recommandé pour l'analyse des quantités de l'ordre du milligramme
ou des surfaces de l'ordre de 30 µm2.
 
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