Atelier interdépartemental de restauration de mosaïques et de peintures murales de Saint-Romain-en-Gal


Informations générales
Structure et missions
Organisation et moyens de fonctionnement
Activités





Informations générales
Adresse :
Atelier interdépartemental de restauration de mosaïques et de peintures murales de Saint-Romain-en-Gal
Musée archéologique
69560 Saint-Romain-en-Gal (France)
Téléphone :
+33 4 74 53 74 05
Télécopie :
+33 4 74 53 74 17

Nature de l'institution :

Entente interdépartementale Rhône-Isère
Direction : Evelyne Chantriaux-Vicard, conservateur
Effectif : 8 personnes



Structure et missions
L'Atelier a été créé en février 1981, en liaison avec le programme d'aménagement du site et du musée archéologique de Saint-Romain-en-Gal. Géré par les Conseils généraux du Rhône et de l'Isère, associés sous la forme d'une entente interdépartementale, il répond en priorité à des besoins locaux.
L'Atelier dépose et restaure les pavements livrés par les fouilles locales : à Vienne (Isère) et sur sa rive opposée, dans les communes de Saint-Romain-en-Gal et de Sainte-Colombe-lès-Vienne (Rhône). Son rôle s'étend au traitement des mosaïques conservées depuis le XIXe siècle. A ces missions premières s'ajoutent depuis 1985 la dépose et la restauration des peintures murales.



Organisation et moyens de fonctionnement
L'Atelier fonctionne avec une équipe permanente de sept restaurateurs. Il est placé sous la tutelle scientifique d'un comité où interviennent des représentants de la Direction des musées de France et du Service régional de l'archéologie, les conservateurs des musées de Vienne et de Saint-Romain-en-Gal et des spécialistes de la mosaïque.
L'Atelier occupe aujourd'hui des locaux intégrés au complexe muséographique de Saint-Romain-en-Gal. Son aménagement a été conçu en fonction des technologies mises en œuvre pour le traitement des mosaïques et des peintures murales, en tenant compte des contraintes de poids et d'encombrement liées à leur nature monumentale.
Il se caractérise par un espace vaste et dégagé, permettant le déplacement des surfaces traitées et une occupation variable des lieux, selon le déroulement des opérations. La zone de réalisation des nouveaux supports, desservie par un système de levage mobile, ouvre sur une aire de travail extérieure, accessible aux véhicules qui assurent le transport des œuvres.




Les activités de l'atelier



Les interventions in situ
Leurs rôles consistent à :
Etablir le diagnostic de l'état des mosaïques et des peintures murales, afin de définir les mesures nécessaires à leur conservation et de proposer des traitements de présentation.
Réaliser les opérations commandées par les responsables de sites et de fouilles : les déposes, les traitements de consolidation des documents conservés sur leur support originel, préalables à un éventuel réenfouissement, ou suivis d'opérations de nettoyage et de présentation, en cas de conservation dans des édifices existants ou après installation d'abris.


La restauration des mosaïques et des peintures murales
Elle répond à des finalités de présentation, le plus souvent en musée. La repose in situ des documents prélevés pose en effet des problèmes complexes - d'ordre matériel et déontologique - qui freinent, sur les sites antiques, l'aboutissement concret des projets d'édification d'abris.
Le remontage sur de nouveaux supports :
Il utilise des matériaux synthétiques introduits par la technologie moderne.
Les supports remplaçant les mortiers antiques - ou les dalles de béton du début du siècle - sont constitués de panneaux composites, associant des qualités de résistance mécanique et de légèreté, qui rendent les documents indépendants de leur lieu de présentation et permettent de les déplacer, de les exposer au mur ou au sol.
Les traitements de surface :
Ils se caractérisent par des interventions minimales - essentiellement limitées au nettoyage et à la consolidation des parties subsistantes -, qui visent à rendre la lecture des oeuvres compréhensible, tout en préservant leur intégrité matérielle et historique. Les lacunes et les altérations qui témoignent du temps d'usage et d'enfouissement sont donc conservées.