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Méthodes et techniques mises en oeuvre
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Les travaux sont réalisés en concertation avec les responsables
des chantiers de fouilles et avec les spécialistes des autres disciplines
(palynologues, paléontologues, physiciens ...). Ils couvrent l'ensemble
de l'étude géologique classique, depuis le terrain jusqu'à
la rédaction de rapports et d'articles.
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Travaux de terrain
Travaux de laboratoire
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Travaux de terrain
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Ils sont destinés à établir le cadre, à identifier
les mécanismes sédimentaires dominants et à reconnaître
leur succession. Ils conduisent à prélever les échantillons
pour les analyses de laboratoire.
Deux volets peuvent être distingués :
a - La reconnaissance du contexte géomorphologique, c'est-à-dire
du cadre, dans lequel se trouve le gisement : description et interprétation
du modelé local, prise en compte des caractéristiques du
substratum (nature, fracturation, pendage ...), observation des processus
de sédimentation actuels, échantillonnage des formations
susceptibles d'avoir alimenté les dépôts (roches-mères).
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Abri de Pont d'Ambon (Dordogne) - La situation et la morphologie du massif
rocheux justifient l'alimentation des sédiments :
- par les incursions de la rivière (la Dronne) depuis la plaine
alluviale (à droite de la photo) ;
- par le démantèlement de la barre calcaire ;
- par la chute et le colluvionnement de formations provenant du plateau
qui domine le gisement.
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b - L'examen du remplissage du gisement avec :
l'étude
de la stratigraphie,
qui comporte :
- l'identification et la caractérisation des couches
géologiques (lithostratigraphie). Elle repose sur des critères
descriptifs, tels le type de stratification ou la granulométrie,
et s'accompagne de la recherche de figures sédimentaires diagnostiques
(litages, plis, cellules de cryoturbation...) ;
- la description des dépôts : organisation,
couleur, type de support, structure, porosité... ;
- le relevé des coupes et la prise de photographies ;
- le prélèvement d'échantillons sous
deux formes : en vrac et en mottes orientées ;
l'étude
de la polarisation des cailloux et des vestiges archéologiques
à partir des mesures d'orientation et de pendage (fabriques).
Une première interprétation, fixant le cadre des raisonnements,
peut alors être avancée.
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Abri du Musée National de Préhistoire - Les-Eyzies-de-Tayac
(Dordogne) - Coupe stratigraphique. De haut en bas :
- alluvions brunes supérieures déposées par
la Vézère ;
- intercalation de sables jaunes apportés par la Beune (affluent
de la Vézère) ;
- alluvions brunes inférieures de la Vézère ;
- cailloutis avec une industrie du Paléolithique moyen.
A remarquer, les stratifications caractéristiques des alluvions
et le contraste de teintes entre les apports des deux rivières
dû aux natures différentes des terrains drainés.
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