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Charles Mutin explique un jour: "Je me souviens de Vincent Cavaillé. C’est à une discussion formidable que nous avons eue ensemble, que je dois d’être parti pendant quelques années de la Maison Cavaillé-Coll et d’y rentrer comme patron. C’était un très estimable Monsieur qui avait, non un poil, mais une brosse dans la main".

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Vincent Cavaillé-Coll, 1875
Vincent,Berthe,Adèle et Zénaïde

CAVAILLE-COLL Vincent (1808-1886)


Vincent Cavaillé est l’aîné de la famille. Sa naissance précéde de quelques mois le mariage officiel des parents. Il fait partie de cette " tribu " qui après son installationà Toulouse, en 1827, rue des Récollets, rejoint son frère Aristide monté en éclaireur vers la capitale en septembre 1833. Bientôt toute la famille se regroupe dans le quartier St Georges / Notre-Dame-de-Lorette. Vincent aime les arts, recherche le monde, prend la vie gaiement. Il est pour son frère cadet une préoccupation quasi permanente dans la conduite des affaires de la société en nom collectif formée entre les parents et les deux frères. Vincent épouse à Bagnères-de-Luchon, Aspasie Nadau le 5 mars 1845 qui met au monde, à Paris, une fille baptisée Berthe, le 9 décembre de la même année. Elle épouse en 1867 l’un des harmonistes préférés du "Patron ": Gabriel Reinburg.

Mais voici qu’à l’occasion d’une restauration de l’orgue de l’église St Nazaire, à Béziers, Vincent alors en plein travail perd son épouse le 11 août 1850. Il s’ensuit pour lui une longue période troublée... Il confie le plus souvent sa petite fille Berthe aux tantes Nadau ou à son frère parisien et s’évade en Espagne où des attaches du côté de sa grand mère maternelle, Francesca Coll, sont conservées.

Grâce à la médiation des siens il se remarie le 10 juin 1858 en l’église St Sulpice avec Zénaïde Blanc devant de nombreux témoins, dont Louis Reybaud. Après la mort de sa mère, Vincent Cavaillé-Coll et son épouse s’établissent à Nîmes. L'homme redevient facteur d’orgues indépendant et rompt définitivement avec son frère au moment où l’entreprise parisienne se fixe dans de nouveaux ateliers répartis sur 2800 m2 avenue du Maine. C’est là que tous les proches du "Patron" se regroupent. Lorsque survient à Nîmes, en 1883, le décès de Zénaïde Blanc/Cavaillé, Vincent regagne Paris et loge auprès de sa fille Berthe puis de son gendre Gabriel dans l’Hôtel Cavaillé-Coll, avenue du Maine. Il repose au cimetière Montparnasse dans la sépulture Reinburg, depuis le 18 janvier 1886.