Coupe, début XVIe siècle
Argent repoussé en partie doré ; décor en partie ciselé, en partie gravé.
D. 21,4 cm.
Quimper (Finistère), Musée départemental breton.
Cette très rare coupe au profil en quart de rond et au fond convexe, est sans doute une des plus anciennes pièces d'orfèvrerie civile de Bretagne. Elle porte un poinçon à l'hermine passante et au K pour Quimper, ainsi qu'un poinçon de maître FM attribuable à l'orfèvre François Moeam ou Mocam, qui exerce dans cette ville vers 1500. Le décor du fond, à base de cupules concaves et de boutons, de tradition gothique, est rehaussé d'un décor gravé à six pointes. Cette pièce relativement courante à l'époque de sa création est un témoin aujourd'hui très rare de l'orfèvrerie civile bretonne gothique.
Écuelle, 1732-1738
Argent, décor gravé et mati.
D. 15,7 cm.
Morlaix (Finistère), Musée des Jacobins.
A partir du XVIIe siècle l'écuelle d'argent qui sert à consommer les bouillons, couverte ou non, représente une des pièces de base de la vaisselle aristocratique. Ce bel exemplaire, d'esprit encore très régence, fut réalisé par l'orfèvre morlaisien Jacques Rousseau vers 1735 et orné, sur ses oreilles, d'un décor de rinceaux, fleurons et rosettes, finement gravé sur un fond mati à la bouterolle.
Écuelle et son présentoir, vers 1778-1780
Argent repoussé ; décor ciselé, gravé, fondu et repris en ciselure.
D. plat 26 cm. D. écuelle 16,5 cm.
Collection particulière.
L'un des plus talentueux orfèvres bretons de la deuxième moitié du XVIIIe siècle, le vannetais Joseph-Pierre-Marie Tiret a réalisé vers 1778 cette pièce de prestige dont la qualité et le luxe ne pâliraient pas auprès des exemples parisiens de même époque. Les oreilles, la prise du couvercle et les bordures au jonc rubanné, fondus et repris en ciselure, sont encore très rocaille. Sur le couvercle, des guirlandes reliées par des anneaux et des couronnes de lauriers, des rosettes et des panneaux rectangulaires, simplement tracés et matis, sont caractéristiques du nouveau goût épuré "à la grecque" apparu vers 1760.
Cuiller saupoudreuse, 1752 -1754
Argent repoussé ; décor repercé et gravé.
L. 19 cm.
Collection particulière.
Cette cuiller pour saupoudrer le sucre comporte un cuilleron repercé d'un assez rare décor figurant des armoiries en alliance, parmi lesquelles se reconnaissent les deux chiens courants des Silguy, famille cornouaillaise bien connue.
Flambeau (d'une paire), 1752 - vers 1770
Argent fondu ; décor gravé.
H. 23 cm.
Landerneau (Finistère), Mairie.
Ces flambeaux de type courant, à pied et tige à huit pans, dûs à Benjamin Febvrier de Landerneau, sont d'une exécution soignée ; la cloche du pied, également à pans est une variante rare, par rapport à la forme circulaire, habituelle, et semble avoir eu la faveur des orfèvres de Landerneau et de Morlaix dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle.