Calice, premier quart XVIe siècle
Argent repoussé en partie doré ; décor ciselé, estampé, fondu.
H. 23 cm ; cl. M.H. 1957.
Clohars-Fouesnant (Finistère).
Le calice porte les premiers poinçons de Quimper avec celui aux lettres F.M. attribué à François Moeam orfèvre actif dans la première moitié du XVIe siècle. L'oeuvre, de structure encore gothique avec pied en accolades, désormais à ressaut, et tige à pans à très fins contreforts évidés, présente sur le noeud un des premiers exemples de décor italianisant à feuilles d'acanthes stylisées et masques de marmousets.
Argent doré ; décor gravé.
Cl. M.H. 1965.
Kergloff (Finistère).
Le centre de cette patène qui accompagne un calice d'esprit encore très gothique est orné d'un superbe décor gravé d'une main bénissante sortant des nuées, entouré d'une inscription qui en attribue l'usage à un chanoine de Quimper. Cette iconographie, habituelle à l'époque, est traitée avec une vigueur dans laquelle se reconnaît l'influence des gravures de l'école germanique, en particulier celles de Dürer.
Reliquaire, première moitié XVIe siècle
Argent repoussé sur âme de bois, en partie doré ; décor ciselé, estampé, fondu et repercé.
H. 14,5 cm ; L. 25 cm ; cl. M.H. 1901.
Locronan (Finistère).
Ce petit reliquaire, en forme de pupitre, porte un poinçon P.I. attribué à l'orfèvre Pierre Jouaulx cité à Quimper en 1496. Malgré la structure traditionnelle de l'objet et le décor repercé de son socle encore gothique, les fins grotesques et les candélabres estampés sur les parois, caractéristique de la première Renaissance, permettent de situer l'oeuvre dans le premier quart du XVIe siècle. La niche médiane à pilastres et coquille, abritant une figurine de saint Eutrope, évêque, est un exemple précoce ici, d'un décor que les orfèvres bretons utilisent tout au long du XVIe siècle sur les noeuds des calices et des croix de procession.
Patène (détail), seconde moitié XVIe siècle
Argent doré ; décor gravé, estampé.
Cl. M.H. 1897.
Plourac'h (Côtes-d'Armor).
La technique de la gravure, particulièrement propre à rendre des effets subtils d'ombre et de lumière, à l'aide du seul trait, est ici superbement employée par l'auteur du calice de Plourac'h sur la patène qui lui est assortie. La maîtrise des ombrés met en évidence, sur un fond gravé au tremblé, le jeu illusionniste des entrelacs et des rinceaux de feuillages dont les imbrications savantes, sur la base du triangle trinitaire, apparaissent alors comme révélatrices de la perfection divine.
Calice (détail), deuxième quart XVIe siècle
Argent repoussé et doré ; décor ciselé et fondu, nielle.
H. 34,5 cm ; cl. M.H. 1893.
Saint-Jean-du-Doigt (Finistère).
Ce détail du noeud du calice de Saint-Jean-du-Doigt montre l'extrême qualité du travail de ciselure, en particulier celle reprise sur les multiples éléments fondus : figurines des apôtres, colonnes baguées, frontons et guirlandes, candélabres et dauphins stylisés. L'emploi du nielle pour les bagues médianes des étranglements et pour les inscriptions identifiant les apôtres ajoute à l'objet un surcroît de raffinement.
Chapelle-reliquaire, fin XVIe siècle
Argent repoussé ; décor ciselé, gravé, repercé et fondu.
H. 38,5 cm ; L. 30,5 cm ; cl. M.H. 1898.
La Martyre (Finistère).
Conçu pour l'église de l'un des plus célèbres enclos paroissiaux du Léon, le reliquaire de La Martyre évoque plus qu'une chapelle, les multiples ossuaires, alors appelés "reliquaires", bâtis entre le XVe et le XVIIe siècle dans l'enceinte des cimetières bretons et destinés à renouveler les sépultures. Le collège des apôtres, présent sur les porches et les ossuaires des églises, se retrouve sur les noeuds de calices et de croix de procession de la même époque.