Présentation du musée |
Plan Burguet Archives Municipales de Bordeaux | En 1870, en revanche, l'avance prussienne et la peur de l'occupation du pays les fit réintégrer, pour leur malheur, les salons de l'Hôtel de Ville, où un nouvel incendie se déclara le 7 décembre alors que des soldats de la Garde Nationale occupaient le bâtiment. Seize toiles furent entièrement détruites comme on l'a vu et quarante et une autres irrémédiablement endommagées dont La chasse aux lions de Delacroix. La question de la construction d'un Musée qui avait déjà fait l'objet de nombreux débats avant la guerre, fut remise à l'ordre du jour. |
Plan Burguet Archives Municipales de Bordeaux |
| L'architecte Charles Burguet qui, depuis 1862 proposait la construction de deux galeries dans le jardin de l'Hôtel de Ville, se vit confier les travaux qui, commencés en 1875, s'achevèrent en 1881. Les deux bâtiments ont été élevés dans un souci d'harmonisation avec l'Hôtel de Ville, dont Burguet assura également la restauration. |
Pose de la 1ère pierre en 1875 Archives Municipales de Bordeaux |
Vue extérieure du musée en 1900 Archives Municipales de Bordeaux | À partir de 1900, le Musée reçut plusieurs legs qui firent rentrer des uvres prestigieuses dans les collections. Ainsi Chardin dans le legs Poirson, Natoire et Millet dans le legs Tauzin en 1971. Gilberte Martin-Méry, conservateur de 1954 à 1985 eut la chance de faire entrer dans les collections les deux admirables Magnasco. Elle établit une politique d'acquisition fondée sur l'école caravagesque et la peinture moderne. |
| Elle inaugura dans les mêmes années, dans le cadre du Mai de Bordeaux et à l'initiative du président Chaban-Delmas une série de grandes expositions internationales qui allaient assurer la renommée de la Galerie des Beaux-Arts. Cependant, dans le cadre de la restructuration des musées bordelais, mis en uvre après la dernière guerre, le Musée des Beaux-Arts se vit amputer de son aile sud où s'installa en 1962 le Musée d'Aquitaine. Jusqu'à ces dernières années, il était réduit à 773 m², et ne pouvait présenter qu'une centaine d'uvres sur les 2 575 peintures et les 505 sculptures de ses collections. |
Intérieur du musée en 1905 par Georges de Sonneville Collection du Musée © ADAGP, Paris, 1997 |
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