Le théâtre
GÉNÉRALITÉS
ARCHITECTURE
Le temps de l'oubli
Le temps de la renaissance
Début des fouilles du théâtre Cliché : J. Formigé


Le théâtre pendant sa restauration












Le festival ''Jazz à Vienne''

LE TEMPS DE LA RENAISSANCE

Les substructions voûtées étaient restées accessibles depuis le démantèlement de l'édifice. Quelques sondages furent réalisés en 1818 par le premier conservateur du Musée de Vienne, P. Schneyder, pour confirmer l'existence d'un amphithéâtre comme l'affirmait la tradition. Vers 1829, E. Rey, conservateur du Musée de Vienne et professeur de dessin, dressa une coupe des vestiges conservés sur le flanc ouest de la colline de Pipet.
Cependant dès 1834, le nouveau conservateur du Musée, T.-C. Delorme, supposa qu'il s'agissait en réalité d'un théâtre. Les fondations de la scène qui fermaient la cavea avaient été reconnues dans un sondage (d'après Prosper Mérimée). Entre 1908 et 1918, le conservateur de l'époque, E. Bizot recommença une campagne de sondages importante. La démonstration fut faite dès 1909 qu'il s'agissait bien d'un théâtre. En 1922, les propriétés furent rachetées par la ville avec le concours de l'Etat, du département de l'Isère et de la Société des Amis de Vienne. Un dégagement de très grande ampleur fut engagé sous le contrôle de J. Formigé, architecte des Monuments Historiques. Les vestiges étaient par endroit recouverts par plus de 6 m de terre. Au fur et à mesure du dégagement, l'édifice fut restauré, voire reconstruit. Il fallait donner au public une image intelligible de l'édifice. On souhaitait aussi recréer une aire de spectacle. En 1938, le théâtre antique restauré fut inauguré par le Président de la République Albert Lebrun. "La Damnation de Faust" d'Hector Berlioz fut présentée à cette occasion. Le dégagement de l'édifice, en particulier le secteur de la scène et de l'entrée nord de l'édifice, se poursuivit jusqu'en 1947.

Depuis 1938, des spectacles ont été régulièrement donnés au théâtre antique de Vienne. Depuis 1981, il est particulièrement connu pour le Festival de Jazz qui s'y déroule chaque année au cours des deux premières semaines de Juillet.
C'est en général l'occasion pour le public de s'émerveiller de la situation exceptionnelle de cet édifice qui permet dans les lumières du coucher de soleil d'embrasser du regard, toute la ville et la courbe formée par le Rhône.
Ainsi, 2000 ans après, le public réhabilite l'édifice antique dans un parfait contre sens, puisque le public romain, lui, était réuni dans un espace totalement fermé par un mur de scène de 32 m de hauteur. Voilà tout le paradoxe de la conservation et de la réutilisation des édifices antiques.
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