Des hommes - Les gaulois allobroges
LES GAULOIS ALLOBROGES
VIENNE, MÉTROPOLE
DES ALLOBROGES
Polybe
Strabon
Amphore de Marseille
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Fourchettes à chaudron en fer

VIENNE, MÉTROPOLE DES ALLOBROGES

Il est probable que la première occupation du site de Vienne, dès la fin du Ve s. av. J.-C., sur un promontoire au confluent de la Gère et du Rhône, soit à mettre au compte des Allobroges. Ils en firent leur "métropole", bien qu'elle n'ait que la taille d'un village, si l'on en croit Strabon. Dominant le Rhône d'une quinzaine de mètres, ce site portuaire occupait une place forte naturelle facile à protéger au nord et sud grâce à deux vallons encaissés. L'éminence de Pipet à l'est pouvait, si besoin en était, servir un solide système de défense. De cette période ancienne, nous ne connaissons aujourd'hui (par trois sondages !) que quelques niveaux très profonds (entre -5m et -9m sous le terrain actuel) datés par une poignée de fragments de céramiques importées de la Méditerranée (coupe attique à figures rouges), et plus particulièrement sans doute via le port grec de Marseille qui exportait du vin et de l'huile d'olive (amphores).
Aucune construction antérieure au IIe s. av. J.-C., n'a pu être dégagée à ce jour. Les témoins archéologiques sont un peu plus fournis à partir du IIe s. av. J.-C. Un sanctuaire très important se développe à cette date sur la colline de Sainte-Blandine. Une grande quantité d'objets, en particulier métalliques, en témoignent : certains semblent avoir été détruits volontairement à des fins sacrificielles. Les maisons commencent à coloniser la berge du Rhône au pied du promontoire. Cette extension de l'agglomération est probablement induite par le retrait progressif du Rhône et par le développement de l'activité portuaire dont l'intensité est sensible, là encore, au travers de fragments de céramiques d'origine méditerranéenne (céramiques campaniennes).
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