Le Fanum
GÉNÉRALITÉS
ARCHITECTURE
LE FANUM DANS LA TOPOGRAPHIE URBAINE
Un abandon précipité
Une partie des pièces du trésor avant restauration

UN ABANDON PRÉCIPITÉ

A l'extrême fin du IIIe s. ap. J.-C. ou au tout début du IVe s., avant de fuir devant un péril imminent, le propriétaire de la "maison du Fanum" a enterré dans le sol de sa cuisine les biens précieux qu'il possédait. Ces biens étaient constitués de 24 objets en argent très pur (vaisselle de table et objets de toilette), un couteau en jais, deux plats en bronze (vaisselle) et des objets en fer (ustensiles de cuisson et bouilloire, outils agricoles et outils pour le travail du bois). Une partie des objets en argent avait été enveloppée dans un tissu : des fragments de trame calcifiée étaient encore visibles à la surface d'un grand bassin à deux anses qui contenait tous les plats en argent. Les petits objets en argent rangés à l'extérieur devaient être également enveloppés dans une trousse dont il ne restait plus aucune trace. Les objets en argent, outre leur valeur utilitaire et esthétique, constituaient pour le propriétaire un véritable placement. On suppose que la valeur des objets en fer reposait autant sur le savoir-faire nécessaire à leur fabrication que sur la valeur du métal. Plusieurs pièces en argent portaient, gravés à la pointe, le nom du ou des propriétaires successifs ainsi que le poids de l'objet ou de la série d'objets à laquelle elles appartenaient. Le nom d'un certain Dolmatius, retrouvé sept fois, pourrait être celui du dernier propriétaire, qui n'est jamais venu reprendre son bien.
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