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Un ostracon (tesson de poterie inscrit), retrouvé
par E. Baraize au Ramesseum, en 1912, apporte une précision
importante sur la tombe de Ramsès II. La date d'inauguration du
chantier y est précisée : c'est en l'an 2, le deuxième
mois de la saison-peret, le jour 13, que le chef des artisans
ou plutôt un prêtre-ritualiste , muni d'un burin
d'argent, entame symboliquement le creusement du premier corridor. La
décoration a dû suivre presque immédiatement, car
on constate que dans les textes de la Litanie du Soleil qui sont
sculptés sur les parois de ce corridor, le nom de couronnement
du roi est encore inscrit dans une version qui est antérieure à
la fin de l'an 2 : Ousermaâtrê et non Ousermaâtrê
Setepenrê. La durée du travail n'a pas dépassé
une dizaine ou une douzaine d'années selon les estimations. Il
est certain que la tombe a été entièrement achevée
: corridors et salles ont été non seulement décorés
mais également peints, ce qui a été confirmé
par un examen minutieux des parois mené par Sylvie Ozenne,
restauratrice attachée à la Mission. |
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Le contact du calcaire et des marnes a posé
de sérieux problèmes aux artisans antiques, au moment de
mettre en place le décor. Dans la salle du sarcophage, en
particulier, il fallut faire appel à des éléments
rapportés. Contre les banquettes de la crypte, d'épais
stucs peints furent plaqués en vue de masquer la tafflah et de
rattraper la verticalité du parement. Des orthostates étaient
également placées contre la haute banquette qui longe la
paroi Nord, sous la voûte.
Durant le dégagement, certains de ces éléments
ont été retrouvés, notamment de larges et hautes
dalles en grès, avec représentation, en relief, d'un lit
funéraire à tête de vache posé sur un traîneau,
et de grands coffrets à couvercle bombé. |
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