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La fabrique de colorants Meissonnier


Texte de la page

Un pilier de la cave, années 1850.
© UASD / J. Mangin
En 1856, l'annuaire de la ville de Saint-Denis présente Charles Meissonnier comme propriétaire d'une « fabrique d'extraits de bois de teinture et de produits chimiques, cyanures pour bleu de France, oximuriate d'étain, cochenille ammoniacale, potasse caustique, mordants divers, sel pour rose, bois de teinture en bûche, varlopés, effilés et poudre, extraits de bois de teinture, extraits d'oseille, carmin d'indigo, couleurs ». À deux reprises, Meissonnier a été honoré d'une médaille d'argent : aux expositions universelles de Londres en 1851 et de Paris en 1855.

L'usine, fondée au début des années 1850, est implantée sur les rives de la Seine, à l'emplacement de l'ancien port de Saint-Denis. Deux ailes de bâtiments se font face sur un vaste terrain rectangulaire qui s'allonge perpendiculairement au cours du fleuve. Sous l'aile sud est aménagée une vaste cave. La salle principale mesure 60 m de long sur près de 10 m de large. La pièce de onze travées travées
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partie d'un espace intérieur comprise entre deux points d'appui, ou deux arcades, se faisant vis-à-vis.
est divisée, dans le sens de la longueur, par un alignement de dix piliers carrés supportant les ogives de la voûte. Une salle plus petite s'étend sous l'arrière-corps latéral. Une troisième pièce, formant couloir, fait communiquer les deux salles. Elle n'est pas voûtée et a donc pu abriter un escalier ou, plus probablement, un engin de levage. La construction met en œuvre la pierre de taille. L'architecture fonctionnelle de ce sous-sol évoque un entrepôt destiné au stockage des marchandises.


Plan de la cave de l'usine Meissonnier, années 1850. © UASD / M. Wyss.
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