Titre : La viande
Les éléments analysés à Colletière confirment que l'alimentation carnée était très importante au Moyen Âge : les colons pratiquant l'élevage, l'abattage des animaux pouvait s'effectuer en toutes saisons, alors que la plupart des produits végétaux frais disparaissaient. De plus, les viandes pouvaient se conserver, par salage, fumage, voire confites dans de la graisse.

Le porc semble avoir été un "animal ressources", permettant la préparation de boudins, de saucisses, de jambons, la consommation des abats, et l'utilisation d'une graisse entrant dans la composition de nombreux plats.

Le principal mode de cuisson de la viande était le "bouilli" : os, moëlle et chairs cuites à l'eau, avec des herbes, pouvaient être consommés seuls, et donnaient aussi un "potage" qui entrait dans la composition des bouillies à base de céréales.
La cuisson à l'étouffée ou au four était plus rarement utilisée, pour les grosses pièces de boeuf, les gigots et épaules de moutons.

Illustration d'André houot

Si l'on ajoute à ces préparations les compléments apportés par la volaille, les oeufs et par le lait et ses dérivés, il apparaît que l'exploitation des animaux s'est faite au mieux des possibilités.

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