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Le scaphandre autonomeAlors que les "Pieds-lourds" sont en permanence reliés à la surface pour assurer la respiration du plongeur, des études sur la décompression et des possibilités techniques concernant les réservoirs d'air comprimé ouvrent aux inventeurs une nouvelle voie de recherche dès le XIXe siècle : concevoir un système permettant à l'homme de se mouvoir sous l'eau de façon indépendante. Une première invention, constituée d'un sac en peau placée contre la poitrine du plongeur, est brevetée par Lemaire d'Angerville en 1828. |
Mais c'est l'appareil de Rouquayrol et Denayrouze qui, après quelques années de perfectionnement, permet, en 1865, de faire nager un plongeur pendant une demi-heure, par dix mètres de fond, en totale autonomie. Grâce à une membrane en caoutchouc qui reçoit la pression de l'eau, l'air comprimé qui sort du réservoir est amené automatiquement à la même pression. Il faut pourtant attendre le milieu du XXe siècle pour que le
plongeur puisse réellement évoluer sans contrainte, grâce au
scaphandre autonome à détendeur. En 1926, le commandant Le Prieur met au point un scaphandre semblable à celui de Lemaire d'Angerville, avec une bouteille d'air dont le débit, réglé à la main, est assez délicat. | ![]() Combinaison de plongée - 1950 |
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Le scaphandre Cousteau-Gagnan, 1943 Ce n'est qu'en 1943 que la rencontre entre le commandant Jacques-Yves Cousteau et l'ingénieur Émile Gagnan concrétisera finalement un rêve poursuivi depuis des siècles : le premier scaphandre autonome automatique offre au plongeur, équipé du détendeur et de ses bouteilles d'air comprimé, une totale indépendance de mouvement. Commercialisée en 1946, cette invention connaît rapidement un grand succès. Pour les archéologues, le rêve d'aller étudier les sites sous-marins devient réalité. En 1952, le commandant Cousteau ouvre la voie, sur le site du Grand-Congloué, à Marseille. |
| Mannequin
équipé du scaphandre Cousteau-Gagnan Musée de la Marine | ||
Photos : © Musée de la Marine, Paris
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