L'ÉPAVE PORT-VENDRES II

La cargaison de ce navire, seconde épave découverte à Port-Vendres (Pyrénées-Orientales), donne une image particulièrement complète des exportations espagnoles au milieu du Ier siècle de notre ère.
Composée de vin, d'huile, de salaisons de poissons, de lingots de cuivre, de plomb et d'étain en provenance de l'Extrémadoure, elle illustre également l'importance du Guadalquivir dans l'exportation des production de cette région de la péninsule ibérique.


Amphore à salaison

Les lingots d'étain se sont avérés particulièrement intéressants. L'interprétation de l'une des inscription présente sur leur face plane, permet de situer leur production entre 41/42 et 48 après J.-C. Ils représentent, de plus, le premier témoignage bien daté de l'exploitation et de la commercialisation de l'étain espagnol par Rome.

Le matériel découvert lors de cette fouille permet également d'appréhender la vie et le travail du bord. En effet, la céramique, la vaisselle métallique, les instruments de toilette, les outils sont autant d'indices permettant de cerner au plus près la vie des marins dans l'Antiquité.


Encrier


Lampe à huile

Avec les collections des nombreux autres navires mis au jour, c'est l'ensemble de ce monde maritime qui sera développé dans le musée, actuellement en cours de réalisation à Port-Vendres.

Fouille : Dalli Colls

Photos : Dalli Colls / Alexandre Mayans