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Dix années de fouilles et près de 4
500 plongées ont été nécessaires pour étudier,
analyser et reconstituer les structures de l'épave de
Villefranche-sur-Mer identifiée comme la Lomellina, une "nave"
gênoise. |
| L'étude archéologique a porté sur les structures du bâtiment
mettant en évidence une tradition de construction méditerranéenne
et des équipements : gouvernail, cabestan, sep de drisse, pompes de
cales, sabords, soute à poudre d'un grand intérêt. Les "naves",
navires de fort tonnage, ont en effet constitué l'épine dorsale de
la flotte génoise, assurant le transport des pondéreux en Méditerranée
et vers l'Europe du Nord-Ouest. L'artillerie en fer forgé et les équipements associés ont constitué un autre pôle d'intérêt de la fouille. Tubes, culasse mobiles, affûts, boulets, boute-feu, refouloirs, cuillères, tonnelets de poudre ont été retrouvés et étudiés. |
Le dessin montre la coque dans son ensemble, telle que la fouille effectuée par tranches successives n'a jamais permis de la voir. Les secteurs de fouille étudiés étaient en effet recouverts à la fin de chaque campagne. Sont visibles au centre les pièces d'artillerie, roues d'affût, et les boulets ; et à l'avant, la soute à poudre contenant 21 tonnelets.
| L'emplanture du grand mât, telle qu'elle a été ici reconstituée, est le témoignage unique d'une tradition de construction méditerranéenne des grands navires "ronds" de la Renaissance. |
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Un large éventail de moblier archéologique a été mis au jour, illustrant le travail et la vie quotidienne des marins, ainsi que quelques cruches albarelli et coupes de majolique. |
Fouille conduite par Max Guérout, Groupe de recherche en archéologie
navale (GRAN) avec le concours d'Éric Rieth (CNRS)
et Jean-Marie Gassend (CNRS).
Site internet
de la Lomellina, avec journal de la fouille.
Photos : J.C. Hurteau, CNRS
Reproduction sur autorisation
Dessins de Noël Blotti avec l'aimable autorisation de la revue Géo.