La grotte
Cosquer offre une palette d'animaux terrestres d'une grande richesse.
L'identification de chaque représentation a demandé un travail
minutieux, une lecture délicate du message paléolithique effacé
par le temps, détruit par la nature et parfois déformé dès
sa réalisation.
Sur les parois humides se côtoient chevaux, bisons et aurochs,
bouquetins et chamois, divers cervidés,
un félin et des animaux indéterminés. En tout, 142
animaux.
18 500 ans avant le présent |
Avec 48 gravures ou peintures, le
cheval est l'animal le plus représenté dans
la grotte. Ce cheval noir, long de 68 cm, présente des contours simples ; les pattes sont assez gauches, mais certains détails sont bien marqués, tels que l'oeil, la ganache ou la crinière en hachures parallèles. Cheval pansu peint en noir ;
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Cerf peint en noir, salle basse de la zone ouestDécouvert sur un plafond bas de la zone ouest, ce cerf est peint en noir avec précision : on distingue une oreille ainsi que l'andouiller d'oeil, et ses bois sont bien sont vus de face alors que l'animal est de profil sont bien ramifiés. Cette convention que l'abbé Breuil appelait " perspective tordue ", se retrouve sur les bisons, les bouquetins, les chamois, les aurochs. Elle est assez caractéristique de l'art du Solutréen, ce qui s'accorde bien avec la chronologie de la grotte Cosquer, phase 2.Comme les autres animaux peints sur ce plafond, il est en partie recouvert de cristallisations de calcite blanche, notamment sur l'arrière-train. |
18 500 ans avant le présent |
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18 500 ans avant le présent. |
Grand bisonCe bison au tracé simple présente des particularités intéressantes : avec ses 1m.20, il est l'un des plus grands animaux de la grotte ; de plus il est représenté en entier et, ce qui est rare, sa tête est de trois quart.Seules ses pattes ne sont pas terminées. Quant à l'absence de sabots, elle est caractéristique de tous les animaux de la grotte. |
Sur la faille est, petit bouquetin gravé
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18 500 ans avant le présent. |
Direction scientifique : Jean Clottes et Jean Courtin
Photos A. Chéné, CNRS/CCJ. Reproduction sur autorisation.