Les premières opérations

 
 

En 1984, Jacques Dumas, président de la Confédération mondiale des activités subaquatiques (CMAS), parrainé par le prince Napoléon Bonaparte, lance une campagne de fouilles consacrée à " L'Orient ", le navire amiral de la flotte de Bonaparte, coulé dans la baie d'Aboukir. Après une immersion de près de deux siècles, à douze mètres de fond, de nombreux objets ont été retrouvés : des objets en or (bagues, cuillère, etc.), des dizaines de chandeliers en bronze, des pistolets, des sabres, de très nombreuses pièces d'argent frappées sous Louis XV et Louis XVI et des pièces de bronze émises par les Mamelouks.

En avril 1986, un accord de coopération scientifique et technique fut signé par Ahmed Kadry président à l'époque du Conseil des antiquités et Marcel Boiteux, président à l'époque d'électricité de France (EDF). Un laboratoire de traitement de conservation des objets métalliques, retrouvés au cours des fouilles archéologiques sous-marines, est créé à Kom el Dikka, quartier central d'Alexandrie, pour appliquer les techniques d'électrolyse mises au point par EDF.

Les premières restaurations effectuées dans ce laboratoire ont porté sur des objets retrouvés sur l'épave du Patriote, le plus important des navires civils de la flotte de Bonaparte, échoué à une quinzaine de kilomètres à l'ouest d'Alexandrie.