Grande salle de concert
29 octobre
2002
- La confirmation du besoin d'une grande
salle de concert
- Une participation concertée des partenaires
institutionnels, Ville de Paris et Région d'Ile-de-France
Etat des lieux
La volonté de doter la capitale dun nouvel auditorium est ancienne. LEtat ne possède aucune grande salle de concert symphonique à Paris, alors quil dispose de très bons orchestres : lorchestre de Paris, lorchestre national de France, lorchestre philarmonique de France, lorchestre de lOpéra de Paris, que complètent des orchestres associatifs qui font un excellent travail de diffusion. Paris dispose pourtant de lieux qui ont pu ou qui auraient pu dans le passé trouver une vocation symphonique. Le site de Chaillot aurait pu abriter un grand auditorium, mais lEtat en a décidé autrement, au début des années 1980, en le transformant en théâtre national, choix sur lequel il est difficile de revenir. La salle Pleyel est, à lévidence, une salle prestigieuse et emblématique, mais lEtat, pour des raisons incompréhensibles, après en avoir annoncé lachat, a finalement renoncé à lacquérir en 1998. Cette situation a conduit, du fait des travaux engagés par les nouveaux propriétaires, à chercher un lieu daccueil pour lorchestre de Paris, et le théâtre Mogador a été transformé en ce sens, à grands frais. Lorchestre de Paris bénéficie donc aujourdhui dune résidence convenable jusquen 2005, en attendant une solution définitive pour accueillir ce grand orchestre.
Perspectives
Il reste que le besoin dune nouvelle salle de concert à Paris, ayant la vocation de renouveler laccès des publics à la musique comme daccueillir, dans de bonnes conditions acoustiques et professionnelles, les concerts de grandes formations, demeure. Plusieurs options sont possibles, le ministère les étudie toutes et recherche la meilleure.
A cet égard la construction dune grande salle à la Villette, au sein de la Cité de la musique, pourrait être le complément logique dune démarche entamée il y a plus de dix ans, afin de regrouper dans un même lieu plusieurs fonctions musicales (enseignement, recherche, documentation, diffusion). Il est clair, cependant, que cette grande salle ne sortira de terre que si la ville et la région participent équitablement avec lEtat, à son financement et à son fonctionnement. Car lEtat na pas vocation à intervenir seul sur un investissement parisien aussi lourd. Ce serait un choix inéquitable dès lors que dautres auditoriums en France ont été principalement financés par les collectivités territoriales et que plusieurs villes ont fait connaître leur besoin dun tel équipement musical. A titre dexemple, sagissant de lauditorium de Poitiers, de lArsenal de Metz et lauditorium de Dijon, la part de lEtat dans le financement de ces salles na pas dépassé 30% du coût total dans le meilleur des cas, les villes, le département et la région assurant lessentiel du coût de construction.
A ce jour, la Ville de Paris a indiqué quelle nenvisageait dentrer que de façon symbolique dans le financement de cet auditorium. La réponse de la région Ile-de-France n'a pas encore été communiquée.
Le ministère reste très attaché à ce qu'une solution permette à nos orchestres, notamment à l'orchestre de Paris, de se produire dans de bonnes conditions, et qui favorise aussi l'accueil, à Paris, des formations prestigieuses et internationalement reconnues. Le dialogue avec la Ville de Paris et la région Ile-de-France se poursuit en ce sens.