Les principales dispositions
Loi sur la protection des trésors nationaux
Une procédure permettant à l'État d'acquérir
des uvres essentielles pour les collections publiques
La nouvelle loi assouplit les conditions de la
circulation des uvres d'art tout en permettant à l'État
de retenir et d'acheter, au prix du marché international, des
biens culturels considérés comme " trésors
nationaux ".
Cette loi prévoit une procédure
permettant à l'État d'acquérir les uvres
d'art qui lui paraissent essentielles pour les collections publiques.
L'acquisition des uvres considérées
comme " trésors nationaux "
Dès que le certificat d'exportation est refusé à
une uvre considérée comme " trésor
national ", et dans les trente mois qui suivent, l'administration
peut faire une offre d'achat au propriétaire. Si celui-ci ne
l'accepte pas, la détermination du prix de ce bien est confiée
à des experts. Deux d'abord, qui sont respectivement désignés
par l'État et le propriétaire, puis un troisième,
si les hommes de l'art ne sont pas parvenus à se mettre
d'accord. Une fois le prix fixé, l'État peut :
- maintenir son offre d'achat ; si le propriétaire la
repousse, le certificat est à nouveau refusé ;
- renoncer à l'acquisition, et dans ce cas, l'uvre
peut quitter le territoire national. Si le propriétaire
refuse de céder son uvre au prix fixé par
l'expertise, le refus de certificat pourra désormais lui être
renouvelé indéfiniment, alors qu'auparavant l'uvre
était, au bout de trois ans, automatiquement libre de sortie.
La procédure de délivrance des
certificats d'exportation
La proposition de loi assouplit, par ailleurs, la procédure de
délivrance des certificats d'exportation, décernés
par l'État à des biens n'ayant pas le caractère
de trésors nationaux :
- le certificat est désormais accordé automatiquement
aux biens culturels qui ont été importés en
France depuis moins de cinquante ans ;
- la durée de validité du certificat, qui était
jusqu'alors de cinq ans, est portée à vingt ans ;
s'agissant des uvres qui ont plus de cent ans d'âge, elle
devient même illimitée ;
- le délai durant lequel le propriétaire ne peut pas
renouveler sa demande de certificat est raccourci : il passe de trois
ans à trente mois. |