éducation artistique

- La mission éducative des structures artistiques et culturelles relevant du ministère de la Culture et de la Communication

Architecture, environnement, urbanisme - Archives - Arts Plastiques - Cinéma - Langue française et langues de France - Livre et lecture - Musées - Patrimoine - Spectacle vivant

Au cours des vingt années qui ont précédé et suivi la signature, en 1983, de la première convention entre les ministères de l'Education nationale et de la Culture, le ministère de la Culture a joué un rôle majeur dans l'impulsion et l'accompagnement des actions engagées localement par les enseignants. Pour l'essentiel, son intervention a consisté à nourrir les demandes émanant du terrain et soutenir les dispositifs reposant sur la coopération entre enseignants et artistes ou professionnels de la culture : le soutien apporté aux ateliers de pratiques artistiques et aux classes culturelles dans le premier degré, aux ateliers de pratiques artistiques et aux enseignements obligatoires et optionnels dans le second degré, s'inscrit dans ce cadre.

Le lancement en décembre 2000 du plan de cinq ans et l'engagement sans précédent du ministère de l'éducation nationale en 2001 et 2002 ont permis au ministère de la culture de recentrer son action sur le renforcement de l'offre éducative des structures artistiques et culturelles subventionnées. Cette orientation a été depuis confirmée.

La mission éducative des structures artistiques et culturelles

La mission éducative et culturelle de ces structures rappelée dans les "chartes des missions de service public", constitue en effet l'un des fondements de l'intervention publique en matière culturelle.

Le communiqué de presse de la Présidence de la République publié à l'issue du conseil des ministres du 3 janvier 2005 va plus loin encore : " l'attribution de subventions de fonctionnement aux établissements culturels sera subordonnée à la production d'une action éducative. "

Le rôle des services éducatifs des établissements artistiques et culturels est ici déterminant.

Médiateurs de la relation des artistes ou des personnels scientifiques des institutions patrimoniales avec les enseignants, les services éducatifs exercent une fonction essentielle d'aide à l'élaboration de projets, d'ingénierie culturelle, d'articulation des trois pôles autour desquels doivent se construire les projets :

- le rapport direct aux œuvres (représentations de spectacles, expositions) ;
- l'approche analytique de l'appropriation des œuvres (conférences, répétitions publiques, rencontres avec les artistes, etc) ;
- la pratique effective dans le cadre d'ateliers.

De même que les chefs d'établissement ont un rôle essentiel à jouer pour intégrer les propositions diverses en matière artistique et culturelle dans un réel projet d'établissement, les services éducatifs ont un rôle essentiel à jouer pour que ces propositions soient pleinement intégrées dans le projet artistique et culturel de leur établissement.

Le renforcement des moyens alloués aux structures artistiques et culturelles pour conforter leur mission éducative et culturelle se traduit notamment par leur implication dans les classes à PAC, cadre pédagogique de référence qui vise à élargir à terme l'offre éducative et culturelle de ces structures à l'ensemble de la population scolaire : dans les jumelages avec des établissements scolaires articulant leurs missions de création ou de conservation avec les projets d'intervention en milieu scolaire, et dans les autres programmes de sensibilisation tels les opérations "école, collège, lycéens au cinéma", "architecture au collège", "adoptez un jardin" ou dans le cadre des chartes départementales pour le développement de la pratique vocale et chorale.

Affirmer la dimension éducative des projets de création

La prise en compte de l'éducation artistique et culturelle par les projets des établissements culturels passe aussi par l'affirmation de la dimension éducative des projets de création. La circulaire interministérielle du 3 janvier 2005 est à cet égard tout à fait explicite : " Une attention renforcée sera portée aux projets permettant d'asseoir des actions en milieu scolaire sur des projets de création. "

Aujourd'hui , affirmer la "dimension éducative" des projets de création, c'est évoquer deux objectifs :

1 - La poursuite des formes éprouvées d'action culturelle auprès des publics d'âges scolaire et universitaire

L'insertion dans le cahier des charges des commandes publiques ou des projets de création d'un chapitre consacré à leur accompagnement auprès des publics, en particulier les enfants et les jeunes. Celui-ci peut prendre des formes diverses : rencontres avec les maîtres d'œuvre, publication d'une documentation permettant à tout partenaire " éducatif " d'expliciter le projet auprès des publics d'enfants, d'adolescents ou d'enseignants

2 - L'inscription de l'éducation artistique et culturelle au cœur des nouveaux enjeux et formes de la création et des échanges entre artistes et populations.

Au cours des dernières décennies , les pratiques de création ont exploré de nouveaux modes de relation et d'implication des publics.

Interdisciplinarité, intervention dans l'espace public, présence conjointe d'amateurs et de professionnels sur la scène, réseau et multimédia sont des éléments d'une nouvelle donne qui concerne particulièrement les publics d'âge scolaire et universitaire.

Le "plateau" ou "l'atelier" ne sont plus en effet les seuls lieux de création. La création contemporaine en France et partout en Europe, intègre désormais des activités de recherche au cœur de la cité et notamment dans les établissements scolaires et autres espaces de vie des enfants et des adolescents.

Ces activités de création ont une dimension éducative évidente et permettent de dépasser l'opposition entre ce qui est encore souvent vécu comme deux activités de nature différente : la création et la diffusion, d'une part, et la réponse aux multiples demandes sociales d'autre part (mission périphérique à laquelle on consent dès lors qu'elle est prescrite par les tutelles, mais à laquelle on renonce lorsque les contraintes budgétaires imposent de reconstituer les "marges artistiques" de l'entreprise).

L'un des enjeux majeurs des politiques d'éducation artistique et culturelle est de positionner l'éducation artistique et culturelle comme une dimension de l'activité de création, afin d'explorer de façon plus volontariste les démarches de création nourries des relations que l'artiste entretient avec des populations d'enfants et de jeunes.

Il s'agit de construire les relations entre l'artistique et le social, non comme la simple juxtaposition des multiples facettes de l'activité des structures artistiques et culturelles (production et diffusion d'œuvres, ateliers, interventions dans les quartiers, en milieu scolaire), mais comme les deux faces d'un même projet dont l'agencement contribue tout à la fois au renouvellement des formes et des langages artistiques et à la construction du lien social. Les initiatives et les projets répondant à cet objectif sont encore minoritaires et la philosophie qui les anime est loin d'être partagée par l'ensemble de la communauté artistique.

Renforcer la place de l'éducation artistique et culturelle dans les conventions conclues avec les collectivités locales

La mise en œuvre de cet objectif général se traduit également par l'introduction de volets éducation artistique et culturelle dans les conventions conclues par les directions régionales des affaires culturelles avec les collectivités locales, ou auxquelles elles sont associées. Elle permet ainsi de mettre en cohérence l'offre en matière d'éducation artistique et culturelle avec les autres pôles de la politique culturelle des collectivités signataires et avec leur projet éducatif global.

Les plans locaux pour l'éducation artistique (CLEA), les contrats éducatifs locaux (CEL) pilotés par les directions départementales de la Jeunesse et des Sports répondent à cet objectif. Ils permettent de construire des projets globaux qui intègrent le temps scolaire mais aussi les temps libres de l'enfant.

La mise en œuvre de cette politique est orientée de façon prioritaire vers les établissements situés dans les ZEP (zones d'éducation prioritaire), les lycées professionnels et les établissements scolaires situés dans les zones rurales désertifiées.

Un effort important en matière de formation initiale et continue des professionnels de la culture dans ce domaine et de formation des personnels enseignants a également été consenti. Dans chaque grande discipline, des pôles de ressources proposent des actions de formation mettant à la disposition de tous les acteurs de l'éducation artistique et culturelle les informations sur les ressources humaines disponibles, les documents pédagogiques d'accompagnement et les actions les plus exemplaires.

ARCHITECTURE , URBANISME, ENVIRONNEMENT
> fichier PDF des conservatoires

La cité de l'Architecture et du patrimoine

La Cité de l'architecture et du patrimoine constituée de trois départements, le musée des Monuments français, l'Institut français d'architecture et le Centre des hautes études de Chaillot, a pour vocation de faire entrer l'art de construire et de penser la ville et son environnement dans la culture générale des Français. La Cité de l'architecture et du patrimoine outre sa mission d'enseignement et de formation, de centre de ressources et de recherche, propose à travers une programmation d'expositions, de colloques, d'ateliers pédagogiques une sensibilisation à l'architecture du grand public mais aussi à un public d'enfants le plus large possible.
Contact : www.archi.fr

Les Conseils d'architecture, d'urbanisme et de l'environnement (CAUE), issus de la loi sur l'architecture du 3 janvier 1977, ont pour mission, notamment, de " développer l'information, la sensibilisation et l'esprit de participation du public dans le domaine de l'architecture, de l'urbanisme et de l'environnement ". Ils ont été mis en place dans 90 départements, à l'initiative des conseils généraux et développent, entre autre, dans leur département, des actions éducatives en direction des jeunes, dans le cadre d' activités scolaires, d'animation de quartier, ou de formations d'enseignants et d'éducateurs.
La fédération nationale des CAUE (FNCAUE), par l’intermédiaire de son pôle « Pratiques pédagogiques auprès des jeunes » met en œuvre, avec le soutien de la DAPA, des formations à l’attention des professionnels architectes, urbanistes, paysagistes qui interviennent dans les champs de la médiation du projet et de la participation des publics jeunes au cadre de vie, ainsi que des outils pour capitaliser et diffuser les ressources de l’ensemble des CAUE. L'ouvrage « 50 activités pour l'architecture et l'urbanisme avec les CAUE » SCEREN-CNDP/CRDP Midi-Pyrénées, Toulouse, 2007, est destiné aux enseignants et aux professionnels qui souhaitent aborder l'architecture et l'urbanisme en milieu scolaire.
Contact : Fédération nationale des CAUE
www.fncaue.asso.fr

Repères pédagogiques en architecture pour le jeune public
En collaboration avec le ministère de l’Education nationale, la DAPA - bureau de la diffusion de la sous-direction de l’architecture et du cadre de vie - a élaboré un ouvrage « Repères pédagogiques en architecture pour le jeune public » destiné aux enseignants et aux opérateurs culturels. Cet ouvrage a pour objectifs de contribuer à la construction d’une culture architecturale chez les jeunes, de leur donner les bases nécessaires à la compréhension du cadre de vie et d’inciter les enseignants à construire une éducation au fait architectural et urbain à partir des programmes scolaires. Cet ouvrage sera lancé conjointement par les deux ministres au troisième trimestre 2007 et très largement diffusé.

Réseau des maisons de l'architecture :
Une convention a été signée conjointement entre les ministères de l'Education nationale, de la Culture et l'Ordre national des architectes, le 5 décembre 2006, pour trois ans afin d'instaurer un partenariat entre les collèges « ambition réussite » et les architectes qui assistent les enseignants dans la mise en oeuvre d'un projet d'éducation à l'environnement urbain et vise à faire réfléchir sur la ville et son architecture et sur le développement durable.
Une formation pour les intervenants, financée par la DAPA, a été mise en place en région Rhône-Alpes avec le soutien de l'école nationale supérieure d'architecture de Grenoble et le réseau des maisons de l'architecture.
Les actions concrètes en région avec les collèges identifiés et avec la collaboration des maisons de l'architecture devraient se dérouler à partir de la rentrée 2007.


ARCHIVES

Les services éducatifs ont pour mission de « mettre les élèves des différents ordres d’enseignement en contact direct avec les documents » que les Archives conservent et, d’une manière plus générale, de les initier à des pratiques qui viennent compléter l’enseignement de l’histoire.
Cette vocation pédagogique est le produit d’une action volontariste débutée dans les années 50, avec la création d’un service éducatif aux Archives nationales, et relayée sur l’ensemble du territoire par la circulaire fondatrice du 5 novembre 1951.

Outre celui des Archives nationales, site de Paris, créé en 1950, on compte un service éducatif aux Archives nationales du monde du travail, à Roubaix, plus de 100 dans les archives départementales et 38 dans les archives communales, dont Bayonne, Chartres, Dijon, La Rochelle, Le Havre, Marseille, Nantes, Saint-Étienne et Toulouse.
Les services éducatifs ont pu élargir leur champ d’intervention, passant d’une offre traditionnelle à une offre culturelle et pédagogique citoyenne et originale, plus transdisciplinaire et s’appuyant davantage sur des partenariats.
Unanimes à considérer qu’il est de leurs missions fondamentales de contribuer à la formation civique des jeunes, les services d’archives et leurs services éducatifs s’engagent de plus en plus dans la formation des enseignants qui sont le relais indispensable auprès des élèves et, notamment, des futurs maîtres dans le cadre des IUFM.
Les activités proposées par les services éducatifs sont gratuites, à quelques exceptions près (Archives nationales, site de Paris). Les rencontres avec les élèves ne se font plus uniquement dans les archives, mais aussi dans les établissements scolaires, notamment grâce au professeur du service éducatif qui se déplace avec sa documentation ou par le biais d'expositions itinérantes. Ces expositions, sous forme de panneaux, font l’objet de prêt à titre gratuit ou payant ou sont diffusées par des archivobus dans des secteurs géographiques défavorisés ((Alpes-Maritimes, Bouches-du-Rhône, Cantal, Morbihan, Seine-et-Marne et Martinique).

L’offre éducative se décline de la manière suivante :

- une visite du service d'archives ;
- des séances-ateliers portant sur la sigillographie, l'héraldique, la transcription paléographique, la calligraphie, etc. ;
- des expositions avec dossier pédagogique ;
- des ateliers thématiques qui peuvent être conçus avec les enseignants, notamment dans le cadre des classes à PAC (projet artistique et culturel) ou de projets pluridisciplinaires (TPE, IDD et PPCP) ;
- des publications pouvant servir de base documentaire pour les enseignants ;
- pour les services qui disposent de pages Internet, des dossiers ou des publications pédagogiques en ligne et des expositions virtuelles.

Face à une « culture de la chambre » assez répandue chez les jeunes, les pages et les sites pédagogiques en ligne représentent une offre appropriée que la direction des Archives de France et les services d’archives soutiennent et mettent en œuvre. Parmi les outils pédagogiques mis en ligne, L’Histoire par l’image, réalisé à l’initiative du ministère de la Culture, se signale par la richesse de son offre. Les Célébrations nationales ont elles aussi une vocation pédagogique qui s’est affirmée dès le début de leur création. Elles constituent un ancrage civique et citoyen très fort et peuvent en conséquence intéresser les professeurs des services éducatifs, mais leur intérêt peut aller bien au-delà (cf. sites George Sand et « Dreyfus réhabilité »).

Contacts : Action pédagogique des Archives et Services éducatifs en ligne
Archives nationales, site de Paris : département à l’action culturelle et éducative


ARTS PLASTIQUES

La plupart des 22 Fonds régionaux d'art contemporain (FRAC), des 51 centres d'art contemporain, des 50 artothèques et des 57 écoles d'art offrent aux jeunes, scolaires ou non scolaires :

S'ajoutent à ces dispositifs, des formations d'étudiants en Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) et de médiateurs. Les institutions artistiques proposent en résidence dans les écoles, les collèges ou les lycées, des artistes sensibles à ces partages de leur vie professionnelle avec le public, et avec les scolaires en particulier. Des œuvres d’artistes sélectionnés ou issues des collections des FRAC (ou des Fonds des artothèques) sont prêtées, diffusées dans des espaces spécifiques en collège et lycées (dans le cadre par exemple de réseaux de galeries en collèges et lycées). Elles sont dans ce cas presque toujours accompagnées de présentations par leurs créateurs ou par l’institution qui a proposée l’exposition. Dans le cadre de jumelages ce sont les collégiens ou les lycéens qui sélectionnent les œuvres et en proposent un travail de lecture critique.

Des Centres de formation de plasticiens intervenants (CFPI) ont été ouverts ces dernières années en lien avec des écoles d'art, sur trois sites expérimentaux : Amiens, Strasbourg et Bourges. Les services éducatifs attachés à ces différents équipements sont de taille variable, depuis la simple mise à disposition d'un enseignant à temps partiel, ou le recrutement d'un emploi-jeune, jusqu'à la constitution d'un véritable service avec une équipe plus importante et des moyens adaptés.

Contact : Centre de ressources de la Délégation aux arts plastiques/Centre national des arts plastiques
www.cnap.culture.gouv.fr


CINÉMA

Le Centre national de la cinématographie propose trois grandes opérations d 'éducation artistique et culturelle: École et cinéma, Collège au cinéma et Lycéens et apprentis au cinéma. Ces trois dispositifs proposent de découvrir des œuvres cinématographiques lors de projections organisées spécialement à l'intention des élèves dans les salles de cinéma. Les films et programmes de courts métrages sont présentés en version originale sous-titrée en français et bénéficient de tirages de copies neuves. Ils sont majoritairement classés art et essai et ces dispositifs privilégient les films français et européens. Grâce au travail pédagogique d'accompagnement conduit par les enseignants et les partenaires culturels, les élèves se constituent les bases d'une culture cinématographique.

Ces trois actions ont concerné près 1 237 000 élèves au cours de l’année scolaire 2005/2006 : 498 000 écoliers de la grande section de maternelle (à partir de la moyenne section) au cours moyen (CM2) ; 512 000 collégiens de la 6ème à la 3ème et 227 000 Lycéens et apprentis. L’association  Les enfants de cinéma  (http://www.enfants-de-cinema.com/) coordonne le dispositif « École et cinéma » au niveau national, en liaison avec le CNC et le ministère chargé de l'Éducation nationale. Elle a la charge de l’évaluation de l’opération, au niveau national. La conception, la rédaction et l'impression des documents pédagogiques destinés aux enseignants et aux élèves sont aussi assurées par l’association.

Élaborés en partenariat, ces dispositifs reposent sur l’engagement de nombreux partenaires culturels, professionnels et associatifs et sur l'engagement des conseils généraux ( pour Collège au cinéma) et des conseils régionaux (pour Lycéens et apprentis au cinéma).

Parallèlement, le CNC et les DRAC soutiennent depuis 1999, avec la participation des conseils régionaux, la mise en place de pôles régionaux d’éducation à l'image. Ces pôles concernent également les acteurs de l’action culturelle et artistique en dehors du temps scolaire tels que l’opération “ Passeurs d'images ”.Ils ont pour mission de coordonner et d’animer les réseaux d’acteurs éducatifs culturels et artistiques locaux, d’être un centre de ressources et de documentation à l’échelle régionale, de développer la formation des professionnels, des médiateurs culturels, des animateurs de quartiers, des formateurs…

Pour en savoir plus : http://www.cnc.fr/Site/Template/T9B.aspx?SELECTID=551&id=312&t=2


LANGUE FRANÇAISE ET LANGUES DE FRANCE

Pour la délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF), toutes les activités et les pratiques artistiques proposées aux jeunes doivent leur offrir d’améliorer leur maîtrise de la langue française afin de les aider à accéder au savoir et à la culture.

Pilotée par la DGLFLF, la Semaine de la langue française, qui a lieu tous les ans autour de la journée internationale de la Francophonie, a été en 2006-2007 l’occasion d’une collaboration soutenue avec le ministère de l’éducation nationale et avec le ministère de l’agriculture. Un concours national autour des dix mots 2007 (« les mots migrateurs ») a été proposé à cette occasion aux élèves de l’enseignement général et de l’enseignement agricole et a rencontré un succès remarquable.

La DGLFLF a mis en place en 2007-2008 un partenariat avec six fédérations d'associations d’éducation populaire (FNFR, FFMJC, CNMJC, FCS, PEC et CIRASTI) sur un programme de « Paroles partagées » destiné à promouvoir l’analyse et le débat autour d’enjeux culturels, scientifiques et sociaux.

Un colloque national organisé par la DGLFLF et le CIRASTI à l’automne 2007 doit mettre plus particulièrement en valeur le rôle de la culture scientifique et technique pour la maîtrise de la langue et des lexiques.

Pour en savoir plus : http://www.culture.gouv.fr/culture/dglf/


LIVRE ET LECTURE

L'éducation artistique et culturelle concerne aussi l'écrit, l'écriture mais aussi la lecture pouvant relever d'une démarche artistique.
Dans le champ du livre et de la lecture, l'accès à la sensibilité littéraire est favorisé à travers des projets amenant les jeunes à rencontrer les acteurs de la chaîne du livre et à pratiquer l’écriture, notamment par le biais d’ateliers. L’aspect formation des professionnels n’est pas omis ; l’offre de formation est également soutenue.

La Bibliothèque nationale de France (http://classes.bnf.fr/) est un acteur majeur de l'éducation artistique et culturelle.
En proposant en 2006 une offre centrée sur l'image et l'écrit, la BnF a renforcé son action dans la médiation culturelle, avec une forte hausse cette année-là de la fréquentation des jeunes, dont plus de la moitié pour la seule exposition « lumières » (plus de 9 300 enseignants et jeunes compris, essentiellement des classes de 1ère). Tout au long de l'année, la BnF organise des ateliers autour des expositions : pour 2006, 6 000 enseignants et élèves ont été reçus dont 80 % d'élèves de 6ème. Durant les périodes d'été, elle organise, en partenariat, des dispositifs d'accueil de jeunes non familiers de la BnF :
- « découverte de la BnF » pour les 8- 12 ans avec le secours populaire et la ville de Paris,
- « dispositif école ouverte » pour des adolescents avec l'intervention d'artistes (exposition des travaux),
- « rencontres des métiers » pour des jeunes de 16-25 ans, sans formation ni emploi.

La DLL soutient par ailleurs sur ses crédits centraux, (170 000 € en 2006) des actions d’intérêt national donnant lieu à des partenariats formalisés assortis d'objectifs et d'indicateurs de résultats au sens de la LOLF. Trois associations sont concernées.

1/ Depuis 1992, la direction du livre et de la lecture subventionne, à parts égales avec le ministère de l’éducation nationale la « Maison des écrivains et de la littérature » pour conduire des programmes d’actions littéraires spécifiques mettant en relation des écrivains et des jeunes scolaires ou universitaires :
« l’ami littéraire » au collège,
« le temps des écrivains » à l’université et aux grandes écoles. http://www.maison-des-ecrivains.asso.fr/tempsecrivains.asp

Les écrivains peuvent intervenir sur tout le territoire. Il sont sollicités pour intervenir sur des thèmes proposés par les enseignants. Les interventions limitées dans le temps peuvent prendre la forme d’un cours magistral et d’ateliers.
Pour l'année scolaire 2006/2007, 13 140 jeunes (collèges et lycées) ont bénéficié de ce programme, correspondant à 749 interventions d'auteurs pour 281 projets.

2/ « la ligue de l’enseignement », (http://www.laligue.org/ligue/articles/index.asp?rub=clt) ,fédération d’éducation populaire, est soutenue pour l’appui et l’animation de son réseau d’adhérents implantés sur tout le territoire et pour l’organisation de journées de formation nationales sur des thématiques d’actualité dans le champ du livre et de lecture. Son réseau anime également les formations nationale et départementales des bénévoles du programme « lire et faire lire » (http://www.laligue.org/ligue/articles/index.asp?rub=clt) notamment celles en matière de littérature jeunesse.

3/ « lecture jeunesse » (http://www.lecturejeunesse.com/index1024.php) : par l’expérience acquise sur le terrain, cette association a une excellente expertise des publics adolescents lui permettant de proposer aux professionnels des bibliothèques une offre pertinente de formation adaptée aux problématiques qu’elles rencontrent avec des publics éloignés du livre et de la lecture. Outre l’offre de formations adaptées, elle propose une revue critique d’ouvrages et des articles sur des thématiques d’actualité.


MUSÉES

La fonction éducative est inscrite dans la définition des missions des musées depuis leur création, à l'époque révolutionnaire. Cette définition comporte dès l'origine les termes, juxtaposés, de délectation et d'éducation. Cette volonté, constamment réinvestie, a connu depuis une trentaine d'années une évolution importante. Après les premières créations historiques qui, comme pour les archives et les bibliothèques, ont lieu autour des années 50, les services éducatifs se sont progressivement développés et professionnalisés. La fonction première des musées est de permettre à tous un accès aux oeuvres appartenant aux collections publiques qu'ils conservent. Rendre accessible, c'est aussi mieux transmettre et cette accessibilité physique peut se doubler d'un travail de médiation culturelle, pour que tous les publics, et notamment les scolaires, trouvent à leur disposition des éléments leur permettant et leur facilitant cet accès à la culture.

Aujourd'hui, plus de 450 musées sont dotés d'un service éducatif ou sont en mesure d'avoir un dialogue avec l'école et de formuler des réponses aux demandes des milieux scolaires. La fréquentation du jeune public génère ainsi 4 millions de visites effectuées dans le cadre scolaire, sur un total de 9 millions effectuées par les jeunes de moins de 15 ans dans l'ensemble des musées publics de France. Les musées présentent désormais toute une gamme de propositions culturelles ou éducatives, un éventail d'offres à destination des publics scolaires : venue ponctuelle, cycle de visite, lien avec des pratiques en ateliers, développement de projets partenariaux sur la durée, actions hors les murs...

La loi n° 2202-5 du 4 janvier 2002 relative aux musées de France précise les missions des musées et notamment leur fonction éducative, dans l'article 2, " Concevoir et mettre en œuvre des actions d'éducation et de diffusion visant à assurer l'égal accès de tous à la culture " et dans l'article 7, " Chaque musée de France dispose d'un service ayant en charge les actions d'accueil des publics, de diffusion, d'animation et de médiation culturelles. Ces actions sont assurées par des personnels qualifiés. Le cas échéant, ce service peut être commun à plusieurs musées ".

En 2006 – 2007, l'action de la Direction des Musées de France a eu pour priorité :

- la poursuite de la mise en place de services des publics dans chaque musée de France, par une politique incitative en partenariat avec les collectivités territoriales. Cette politique peut notamment prendre la forme d’un soutien financier dégressif sur trois ans pour l’aide à la création ou à la confortation d’un poste de médiateur culturel, soit directement dans le musée, soit par le biais de la conservation départementale.
- Une politique de formation et de qualification des acteurs de l’éducation artistique et culturelle, en coopération avec le CNFPT.
- Le développement des outils et ressources pédagogiques ( notamment numériques ), dans une logique de mutualisation des compétences et de mise en réseau : sites des grands musées nationaux et de région, portails régionaux, pôles de ressources.
- Au plan national, par la poursuite du développement du site «  l’histoire par l’image ». Un numéro spécial franco- allemand sera réalisé en 2008, dans le cadre de l’année du dialogue interculturel.

Contact : base de données de la Direction des musées de France, Muséofile
http://museofile.culture.fr/


PATRIMOINE

Monum, Centre des monuments nationaux

Monum est le nouveau nom du Centre des monuments nationaux qui a remplacé la Caisse nationale des monuments historiques et des sites, par décret du 21 avril 2000. Cet établissement public national, relevant du ministère de la Culture et de la communication, gère et anime 115 monuments, propriété de l'Etat, sur l'ensemble du territoire français. Sa principale mission est de présenter au public ces monuments, de favoriser leur connaissance en y développant l'offre culturelle et d'augmenter leur fréquentation.

Parmi ces monuments, cinquante sont dotés d'un service éducatif qui proposent un accueil structuré pour le public scolaire. L'offre éducative, organisée autour des dimensions architecturale, patrimoniale et historique s'enrichit de propositions permettant au public scolaire d'appréhender la dimension artistique et culturelle des monuments, voire même d'élargir cette offre aux différents domaines artistiques, en lien avec les autres structures et équipements culturels présents sur le territoire. Ce réseau des monuments organise un accueil diversifié pour 600 000 élèves par an, selon les principes suivants :

Dans le cadre des classes à projet artistique et culturel, les enseignants ont la possibilité de construire un projet spécifique, en partenariat avec le service éducatif du monument concerné.

Contact : Monum, Centre des monuments nationaux www.monum.fr


Villes et Pays d'art et d'histoire

Le ministère de la culture et de la communication assure depuis 1985 la mise en œuvre d'une politique de valorisation et d'animation de l'architecture et du patrimoine, en partenariat avec les collectivités territoriales, concrétisé par l'attribution du label " Villes et pays d'art et d'histoire ".

Le projet culturel du label associe dans sa démarche tous les éléments -patrimoine naturel et paysager, architectural, urbain et mobilier, patrimoine technique et ethnologique- en associant les citoyens et en impliquant les acteurs qui participent à la qualité architecturale et paysagère du cadre de vie.

Il existe actuellement 124 Villes et pays d'art et d'histoire qui ont pour missions :

Les services éducatifs sont placés sous la responsabilité de l'animateur de l'architecture et du patrimoine, assisté de guides-conférenciers, et sont susceptibles d'accueillir des professeurs détachés par le ministère de l'Education nationale.

Les activités éducatives sont proposées pendant ou hors temps scolaire. La pédagogie s'articule autour de différents axes :

Ces objectifs sont mis en œuvre, avec le concours des enseignants, dans le cadre de la visite-découverte ou à thème, de la journée associant visite et atelier pratique, de l'atelier du patrimoine ou de dispositifs particuliers : classes à Pac, classes patrimoine… En temps de loisirs, ces activités peuvent être proposées le mercredi, le samedi ou pendant les vacances scolaires. Par ailleurs, " L'été des 6-12 ans " invite les enfants et leurs parents à suivre diverses animations.

Contact : Villes et Pays d'art et d'histoire www.vpah.culture.fr


SPECTACLE VIVANT

La plupart des structures et équipes artistiques et culturelles développent et intensifient dans les diverses disciplines du spectacle vivant (musique, art lyrique, danse, théâtre, arts du cirque) des partenariats avec les structures d'enseignement, de la maternelle à l'université et aux IUFM, dans le cadre des enseignements obligatoires comme de l'éducation artistique et culturelle :

- présentations de spectacles associées à des actions de sensibilisation en amont ;
- accès des élèves à des répétitions, visites de lieux de spectacles ;
- rencontres et échanges avec des représentants des différents métiers du spectacle vivant ;
- ateliers pédagogiques ponctuels ou réguliers permettant au jeune public de s'initier à la pratique en collaboration directe avec des artistes ;
- implication d'élèves et d'étudiants dans la production et la création de spectacles, etc.

Les personnels chargés de la mise en oeuvre de ces actions au sein des structures sont très divers : enseignants bénéficiant de décharges d'heures d'enseignement (à temps complet ou partiel), ou d'heures supplémentaires, personnels des services culturels et éducatifs.

Les établissements publics du spectacle vivant (Cité de la musique, Opéra national de Paris, Théâtre national de Chaillot, Théâtre national de la Colline, Comédie française, Théâtre national de l'Odeon, Théâtre national de Strasbourg, Centre national de la Danse) sont dotés d'un service des publics, d'un service éducatif ou d'un service pédagogique et participent directement à la mise en oeuvre de la politique d'éducation artistique et culturelle du ministère.

Afin de réduire les inégalités d'accès à la culture et d'élargir et de fidéliser un public jeune le Théâtre national de Chaillot et la Cité de la musique développent une programmation spécifique en direction du "jeune public". En outre, tous les établissements développent une politique tarifaire spécifique, un grand éventail d'actions d'accompagnement de la programmation et de sensibilisation afin d'accroître la fréquentation des oeuvres et notamment des oeuvres contemporaines "tout public" par les jeunes.

Tous ces établissements mettent également en oeuvre des actions d'éducation artistique et culturelle étalées dans le temps et construites en coopération avec les enseignants ainsi que des actions de formation des enseignants.

Ces projets donnent lieu à des interventions d'artistes et de professionnels de la culture et, souvent, à une restitution publique en fin d'opération Ces actions s'inscrivent dans des projets fédérateurs permettant à des jeunes de milieux culturels très divers de se rencontrer autour d'un même projet (Élèves de Paris centre avec des élèves de zone d'éducation prioritaire de Seine-Saint-Denis par exemple.)

- Programme "10 mois d'école et d'opéra" mis en oeuvre par l'Opéra national de Paris et destiné prioritairement à des élèves de ZEP, (http://www.operadeparis.fr/Tout-Savoir/Pedagogique/10Mois.asp)

- Ateliers de pratique instrumentale ou de lutherie, visites du Musée, séances d'écoute et projections audiovisuelles, spectacles ou concerts élaborés en concertation avec les enseignants, à la Cité de la musique (http://www.cite-musique.fr/francais/activites/enfant_famille.htm)

- «Écritures en cours» (séances de travail régulières avec des metteurs en scène, des auteurs dramatiques, des comédiens qui proposent aux collégiens et lycéens une approche du théâtre fondée sur la curiosité, la liberté d’expression et l’échange) au Théâtre national de la colline. (http://www.colline.fr/public/scolaires)

- Ateliers découverte de la danse aux côtés d'un danseur interprète ou chorégraphe permettant de «goûter» à la pratique de la danse pour l'appréhender ensuite plus facilement au Centre national de la danse. (http://www.cnd.fr/pnr/des-actions-et-des-projets-au-cnd/les-parcours/)

- Ateliers artistiques, classes à PAC, section sport/danse en collège, option études théâtrales en classe préparatoire Hypokhâgne et Khâgne, formations avec les IUFM, les universités…s’articulant systématiquement autour de spectacles vus à Chaillot, ces ateliers s’organisent sur plusieurs séances (entre 5 et 20) et sont conduits par les artistes des compagnies invitées au Théâtre national de Chaillot (http://www.theatre-chaillot.fr/ateliers.php)-etc.

Le Théâtre national de Chaillot, le Théâtre national de la Colline, le Théâtre national de Strasbourg et le Centre national de la danse sont également partenaires des enseignements de spécialité théâtre ou danse en lycée.

Par ailleurs, les centres de formation des musiciens intervenants (CFMI) (http://lesla.univ-lyon2.fr/article.php3?id_article=193) forment depuis plus de 20 ans des musiciens appelés à intervenir dans les classes primaires au côté des professeurs des écoles et les établissements d'enseignement artistique spécialisé en musique, danse et art dramatique (conservatoires classés par l'état en particulier) (fichier PDF joint) sont partenaires des classes à horaires aménagés pour la danse et la musique (CHAM et CHAD) (http://www.educnet.education.fr/musique/index.htm) comme des enseignements de spécialité au baccalauréat.

Enfin les associations départementales (http://www.anddmd.com/ ) ou régionales (http://www.pfi-culture.org/) pour le développement de la musique, de la danse et de l'art dramatique, comme les conservatoires, sont partie prenante de nombreuses actions éducatives dans et hors temps scolaire, notamment dans le cadre des chartes départementales pour le développement de la pratique vocale et chorale (http://www.education.gouv.fr/botexte/bo020627/MENE0201425C.htm) .

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