- Historique : L'éducation artistique à travers ses grandes dates
Jusqu'aux années 70, l'idée même d'une action culturelle en milieu scolaire n'allait pas de soi. En dehors de l'école maternelle rien n'était prévu pour l'éveil artistique des enfants, hormis les deux heures obligatoires de musique et de dessin, d'ailleurs pas assurées de manière systématique. Quant aux sorties culturelles, non seulement elles étaient exceptionnelles, mais, de plus, sans rapport avec les programmes scolaires. C'est en 1968 que l'on a commencé à prendre en compte l'importance de la dimension artistique dans l'éducation générale.
- 1968
" Pour une école nouvelle
", un colloque organisé en mars à Amiens par l'Association
d'étude pour l'expansion de la recherche scientifique, réunit
éducateurs, intellectuels et militants avec pour objectif de jeter les
bases d'une nouvelle pédagogie dans laquelle la formation culturelle,
l'éducation artistique, et l'ouverture au monde moderne seraient
intégrées à la formation générale, une
pédagogie dont la finalité ne serait pas la mise au travail mais
la préparation à la vie en commun et l'invention d'un art de
vivre. Il en ressort que l'éducation artistique doit commencer à
l'école primaire, s'ouvrir au monde contemporain et privilégier
le contact avec les artistes. Intégrée à l'enseignement
général, elle doit concerner tous les enseignants et se
prolonger, hors de l'école, dans des activités culturelles.
- 1969
Début du Plan de 10 ans
pour l'organisation des structures musicales françaises établi
par Marcel Landowsky, responsable du service de la musique créé
en 1966 au sein de la direction des arts et lettres du ministère des
Affaires culturelles. Priorités : organisation de régions
musicales, chacune dotée d'un conservatoire, d'un orchestre, d'un
théâtre lyrique, et d'un service d'animation ; réforme de
l'enseignement de la musique, en collaboration avec le ministère de
l'Education nationale.
Institution du " Tiers temps pédagogique " dans les écoles élémentaires, soit un tiers du temps consacré aux disciplines d'éveil et à l'éducation physique.
- 1971
Création du Fonds
d'intervention culturelle (FIC), pièce maîtresse de la politique
de développement culturel, qui permet de concrétiser la
collaboration entre le ministère de l'Education nationale et celui de la
Culture, et entre l'Etat et les collectivités locales. Un quart des
actions financées par le FIC dans les années 70 concernent
l'action culturelle en milieu scolaire. Parmi les programmes soutenus par le
FIC : " Les jeunes français à la découverte de leurs
musées " (1978) pour le développement de l'action des services
pédagogiques des musées, et " L'enfant
téléspectateur actif " (1979-81) dont l'objectif est de favoriser
une utilisation critique de la télévision.
Début du Vème Plan dans lequel, pour la première fois, le développement culturel est considéré comme une composante du développement social. L'une des priorités est de réduire les inégalités d'accès à la culture. L'école étant le vecteur le plus démocratique de diffusion de la culture, elle se décline principalement à travers la place des enseignements artistiques au sein du système scolaire. C'est dans ce cadre que sont mis en place des conseillers pédagogiques en musique et arts plastiques dans le primaire, que des enseignants sont mis à disposition dans les services éducatifs des musées, et que le " Tiers temps pédagogique " est étendu au second degré.
- 1972
Création du
baccalauréat de technicien musique F11. Une option musique est
ajoutée au baccalauréat traditionnel. L'enseignement
universitaire est assuré par les conservatoires nationaux
supérieurs de musique.
- 1973
Mise en place du " 10%
pédagogique " : 10% de l'horaire scolaire est consacré à
des activités éducatives choisies par les maîtres et les
élèves, le programme des autres disciplines étant
allégé d'autant.
- 1974
Création des " classes
à horaires aménagés " en primaire et au collège.
Elles offrent la possibilité de suivre les programmes de l'Education
nationale tout en bénéficiant des enseignements dispensés
dans les conservatoires régionaux afin de permettre aux enfants les plus
doués, indépendamment des moyens financiers de leurs parents, de
poursuivre une formation musicale avancée sans sacrifier leur formation
générale.
Un programme d'activités musicales en milieu scolaire - concerts éducatifs et présentation d'instruments - est expérimenté dans dix académies pilotes.
- 1975
La loi du 11 juillet
insiste sur la place de l'éducation artistique et de la
créativité dans la formation primaire et secondaire, et sur le
nécessaire équilibre entre les disciplines intellectuelles,
artistiques, manuelles, physiques et sportives.
- 1977
Création de la Mission d'action culturelle en
milieu scolaire au sein du ministère de l'Education nationale. Elle
assure la liaison du ministère de l'Education nationale avec les
partenaires concernés par l'éducation artistique :
ministère de la Culture, académies, institutions culturelles,
établissements scolaires, associations
et oriente la politique de
l'Education nationale en matière d'action culturelle. Priorités :
donner un rôle actif aux élèves et toucher les
régions défavorisées sur le plan des équipements
culturels.
- 1978
Dans chaque académie est
instituée une commission académique d'action culturelle
chargée de favoriser le dialogue entre les personnels de l'enseignement
et le monde de la création, et d'informer chefs d'établissement
et enseignants sur les spectacles et animations proposés.
- 1979
Exemple de programme
initié par la Mission d'action culturelle en milieu scolaire : les
Pactes ( projets d'activités éducatives et culturelles).
Construits autour d'un thème, limités dans le temps, ils sont
ouverts aux interventions extérieures. En 1981, ils seront
remplacés par les Projets d'action éducative (PAE).
- 1980
Lancement des premières
classes patrimoine à titre expérimental. Elles seront mises en
place en 1982 sur le modèle des classes de neige.
- 1983
Le protocole d'accord du 25 avril,
signé conjointement par les ministres de la Culture et de l'Education
nationale, marque le début d'une prise en compte de l'ensemble des
disciplines artistiques à l'école. Il affirme la cohérence
entre le projet éducatif et le projet culturel, par des programmes
éducatifs communs, l'extension du nombre de disciplines
enseignées, des programmes conjoints de formation des maîtres et
des artistes intervenant dans les écoles, la création ou
l'extension de diverses activités d'éveil artistique
Ouverture des premiers centres de formation des musiciens intervenants (CFMI).
- 1984
Extension du principe des
classes du patrimoine aux arts plastiques avec les classes " arc-en-ciel " qui
deviendront, en 1985, les " classes culturelles ", ouvertes à tous les
domaines de la création et de la culture.
Mise en place des ateliers de pratiques artistiques. Concernant, dans un premier temps, les domaines de l'audiovisuel et de l'expression dramatique, ils s'ouvriront dans une dizaine d'autres disciplines. Institution d'une épreuve obligatoire au concours d'entrée à l'école normale pour les arts plastiques et la musique.
- 1985/86
Ouverture des sections A3
cinéma et théâtre qui font suite aux options dans ces
mêmes domaines et font l'objet d'une épreuve au
baccalauréat.
- 1988
La loi du 6 janvier 1988 relative aux
enseignements artistiques préconise notamment l'ouverture des
établissements scolaires aux " personnes justifiant d'une
compétence professionnelle dans les domaines de la création ou de
l'expression artistique, de l'histoire de l'art ou de la conservation du
patrimoine " qui " peuvent apporter leur concours aux enseignants ".
Le 5 décembre, déclaration commune des ministres de l'Education nationale et de la Culture concernant l'action culturelle dans les établissements d'enseignement supérieur.
- 1989
Remise du rapport de Pierre
Baqué, professeur des universités, à Lionel Jospin,
ministre de l'Education nationale, de la Recherche et des Sports. Etat des
lieux et propositions pour garantir le " droit pour tous à
l'éducation artistique ".
Signature d'un protocole d'accord, le 23 février, entre les ministères de la Culture et de la Jeunesse et des Sports. Il porte sur le développement, au sein de la cité, des projets éducatifs et culturels, la mobilisation des réseaux de compétence sociale, et artistique et culturelle, et la formation artistique et culturelle des jeunes. En application de ce protocole, le ministère de la Culture s'associe à la procédure des contrats de ville (qui prendront par la suite la dénomination de contrat ville-enfance puis contrat éducatif local). Les contrats à dominante artistique et culturelle devront " favoriser un large partenariat aboutissant notamment à la mise en place de jumelages entre des équipements culturels divers sous tutelle du ministère de la Culture et les partenaires concernés par les activités des jeunes dans le temps scolaire et périscolaire (écoles, associations, centres de loisir) ".
Signature d'un protocole d'accord entre le ministère chargé de la Culture et le secrétariat d'Etat chargé de la Famille pour la mise en place d'une politique commune d'éveil culturel et artistique du jeune enfant et notamment le soutien aux actions dans les lieux d'accueil des jeunes enfants et aux actions de formation des personnels des crèches et autres lieux d'accueil.
- 1990
Signature d'une convention entre les ministères
chargés de l'Agriculture et de la Culture. L'un des objectifs est de
favoriser la création, la diffusion, la pratique culturelle en milieu
rural, notamment à travers un programme d'éducation artistique et
culturelle mis en uvre dans les établissements d'enseignement
agricole.
- 1991
Une communication commune des
ministres chargés de l'Education nationale et de la Culture, en conseil
des ministres du 2 octobre 1991, annonce le développement de leur
politique commune selon trois axes : renforcement de l'éducation
artistique dans le système scolaire dans le cadre de la
rénovation pédagogique ; encouragement de l'expression des
élèves, lycéens notamment, afin de faire des
établissements scolaires des lieux d'initiative culturelle ;
développement des jumelages entre établissements scolaires et
structures culturelles.
Lancement de l'opération " Collège au cinéma ".
- 1992
Réunion des
ministères de l'Education nationale et de la Culture en un seul.
Création des Plans locaux d'éducation artistique (PLEA). Un PLEA est un contrat conclu entre une collectivité territoriale, l'Etat, et les professionnels de la culture, et un des éléments qui permettent l'harmonisation des initiatives prises tant par les collectivités que les établissements culturels ou les associations, et une meilleure utilisation de toutes les ressources d'éducation artistique.
Mise en place des premiers jumelages.
- 1993
Les deux ministères sont
à nouveau séparés.
17 novembre : signature d'un
protocole d'accord entre les ministères de l'Education nationale, de la
Culture, de la Jeunesse et des Sports, et de l'Enseignement supérieur et
de la Recherche.
Il porte sur : le renforcement du partenariat ; la
consolidation des enseignements et pratiques artistiques dans le temps scolaire
; la formation des enseignants ; le développement des plans locaux pour
l'éducation artistique et l'effort en faveur de la
décentralisation et de l'aménagement du territoire ;
l'aménagement du temps scolaire et des rythmes de vie des enfants et des
jeunes ; l'emploi. Un groupe de travail interministériel pour le
développement de l'éducation artistique est institué par
ce protocole.
Création, à titre expérimental, de l'option histoire des arts au lycée.
- 1994
Mise en place, à la
rentrée scolaire 1994/1995, de douze sites expérimentaux
d'éducation artistique à l'échelle du département.
Objectif : permettre le développement de l'éducation artistique
auprès des enfants et des jeunes pendant le temps scolaire et hors temps
scolaire.
- 1995
Le Nouveau contrat pour
l'école instaure une initiation quotidienne à la musique dans le
premier degré.
Une circulaire datée du 31 octobre, co-signée par les ministères de l'Education nationale, de la Culture et de la Jeunesse et des Sports, marque la volonté des trois ministères de pérenniser la politique d'aménagement des rythmes de vie des enfants et des jeunes, et d'associer autour d'un même projet tous les partenaires de l'action éducative.
- 1996
Lancement des sites
d'aménagement des rythmes scolaires.
- 1998
Le 1er juin, à l'occasion
des rencontres des chorales à Vaison-la-Romaine, Catherine Trautmann,
ministre de la Culture et de la Communication, et Claude Allègre,
ministre de l'Education nationale, présentent une communication
conjointe indiquant une nouvelle orientation de la politique commune des deux
ministère en matière d'éducation artistique.
> le discours de Catherine Trautmann
Une circulaire, datée du 9 juillet, co-signée par les ministères de l'Education nationale, de la Culture, de la Jeunesse et des Sports et de la Ville, porte sur la mise en place du contrat éducatif local et des rythmes scolaires.
Une circulaire, datée du 22 juillet, co-signée par les ministères de l'Education nationale et de la Culture, et le ministère délégué à l'Enseignement scolaire, intitulée " L'éducation artistique de la maternelle à l'université ", pose comme enjeu majeur une éducation artistique continue et cohérente tout au long de la scolarité, et marque une volonté d'uvrer pour la démocratisation culturelle, mission fondamentale du service public d'éducation.
- 1999
Lors d'une conférence de
presse, le 9 avril, Catherine Trautmann, ministre de la Culture et de la
Communication, et Claude Allègre, ministre de l'Education nationale,
annoncent les nouvelles actions communes prioritaires pour l'année
1999-2000. Dans son
discours, Catherine Trautmann insiste sur la
nécessité de dépasser le stade des expériences pour
offrir à tous les élèves, quel que soit leur cursus, une
véritable éducation artistique.
> le dossier de presse
Dans le cadre de la réforme des lycées sont institués les ateliers d'expression artistique, à côté des enseignements artistiques facultatifs, afin d'apporter " une formation correspondant à la volonté de donner aux élèves, dans une exigence de démocratisation, l'accès pour tous aux arts et à la culture " (note de service aux recteurs du 20 mai 1999)
- 2000
Une circulaire co-signée par les ministres chargés
de la Culture et de l'Agriculture, datée du 3 août 2000,
portant sur l'éducation artistique et culturelle dans l'enseignement
agricole, aborde les trois points suivants : la dimension culturelle dans
l'enseignement agricole, les partenariats entre les établissements
d'enseignement et de formation professionnelle agricoles et les structures
culturelles, et la formation des personnels.
Lors d'une conférence de presse commune des ministres de l'Education nationale et de la Culture, le 14 décembre, un Plan de 5 ans pour le développement des arts et de la culture à l'école est présenté avec pour objectif de généraliser les pratiques artistiques et d'étendre l'accès à la culture.
- 2001
La circulaire du ministère de la
Culture, datée du 23 mars et adressée à ses services
déconcentrés, fixe les objectifs et les conditions de mise en
uvre, à l'échelon régional, du
plan de 5 ans
présenté le 14 décembre 2000. L'accent est mis sur la
mobilisation des établissements artistiques et culturels autour de deux
objectifs prioritaires : la généralisation et le renforcement de
leur mission d'action éducative et culturelle et la formation des
intervenants artistiques et culturels, des médiateurs ainsi que des
enseignants. Parallèlement, les dispositifs en partenariat avec le
ministère de l'Education nationale sont poursuivis.
La circulaire
interministérielle du 30 avril relative aux ateliers artistiques
dans les collèges, les lycées d'enseignement
général et technologique et les lycées professionnels en
rappelle les objectifs et la mise en uvre.
Rencontre des Drac et
des recteurs le 5 juin 2001. Catherine Tasca rappelle les propositions
d'actions du ministère de la Culture et de la Communication dans le
cadre du plan de 5 ans : une offre de services culturels renouvelée ;
une information effective sur les ressources culturelles ; une collaboration
renforcée entre rectorats et Drac ; une stratégie plus visible au
profit des jeunes les plus défavorisés.
> le discours de Catherine Tasca
La circulaire
interministérielle, datée du 14 juin, décrit les
modalités de mise en uvre des classes à parcours artistique
et culturelle, " un support nouveau pour une éducation artistique et
culturelle de qualité ", lancées dès la rentrée
dans le primaire, les collèges et les lycées professionnels.
La 31 octobre 2001, un protocole de coopération est signé
par le ministère de la Culture et de la Communication et le
ministère de la Jeunesse et des Sports.
Le partenariat dans le champ
de l'éducation artistique et culturelle est l'un des quatre axes mis en
perspective par ce protocole. Objectif : étendre le plan de 5 ans
élaboré entre les ministères de la Culture et de
l'Education nationale, au-delà du temps scolaire.
> le discours de Catherine Tasca
- 2002
Le 14 janvier 2002, Catherine
Tasca, ministre de la Culture et de la Communication, et Jack Lang, ministre de
l'Éducation nationale, signent un
protocole d'accord consacré aux arts et
à la culture dans l'enseignement supérieur.*
Ce protocole
porte sur le développement : des échanges et des
coopérations entre les filières de formation aux métiers
des arts et de la culture relevant des deux ministères ; des savoirs et
des pratiques culturels dans les formations universitaires ; d'une politique en
faveur de la formation artistique et culturelle des professeurs ; de la mise en
commun des ressources intellectuelles, artistiques, documentaires des
établissements d'enseignement supérieur relevant des deux
ministères, des institutions culturelles et des créateurs afin
d'aider les étudiants dans leurs pratiques culturelles et dans la mise
en place des projets de leurs associations, et de favoriser la mise en valeur
du patrimoine artistique et culturel des universités ; des
échanges culturels européens et internationaux.
-
> Allocution de Catherine Tasca
*
le dossier de presse : 103 pages est au format PDF
> le discours de Jack Lang, ministre de l'éducation
nationale
- Les 27 et 28 mars, un Séminaire des arts
à l'école dresse un premier bilan de l'application du plan de 5
ans.
> le discours de Catherine Tasca.
- Le 15 avril, le ministère de la Culture et de la Communication et le ministère de l'Agriculture et de la Pêche signent un protocole de coopération consacré à l'éducation artistique et culturelle. Ce protocole met en avant l'association de l'enseignement agricole "qui mobilise depuis de nombreuses années des moyens et des talents" dans ce domaine, au plan de 5 ans pour le développement de l'éducation artistique et culturelle mis en uvre par les ministères de l'Éducation et de la Culture. Il porte sur : l'ouverture à la diversité artistique, à l'architecture et au patrimoine, la formation supérieure initiale et continue, et l'inscription des établissements d'enseignement agricole dans le réseau d'action culturelle de proximité.
- La circulaire du 22 avril 2002, adressée aux directions
régionales des affaires culturelles, aux rectorats et aux inspections
académiques précise les missions confiées aux
pôles nationaux de ressources
artistiques et culturelles dans les régions. (format rtf)
Elles
portent sur : la formation, initiale et continue, la documentation et la mise
à disposition de ressources, l'animation du réseau de
personnes-ressources dans chaque domaine artistique et culturel.
Missions
complémentaires : l'édition multi-supports ; les études,
la recherche et la prospective ; la mutualisation d'équipements
spécifiques ; l'aide à la production d'événements ;
les actions de valorisation et de communication.
- une deuxième circulaire est adressée le 22 avril 2002 aux directions régionales des affaires culturelles, aux rectorats et aux inspections académiques relative à la mise en uvre du plan pour l'éducation artistique et l'action culturelle à l'école dans le domaine du patrimoine. Elle vise à mettre en place des " chartes pour une éducation au patrimoine : " Adopter son patrimoine " ".
- le 4 juillet 2002, Jean-Jacques Aillagon, ministre de la culture et de la communication, et Xavier Darcos, ministre délégué auprès du ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche annoncent avoir décidé de confier aux inspections générales des deux ministères une mission d'évaluation de la mise en uvre du plan pour l'éducation artistique et culturelle depuis la date de son lancement en décembre 2000.
- 2003
- la directive nationale
d'orientation adressée aux directions régionales des affaires
culturelles le 31 janvier 2003 annonce que dans le domaine de
l'éducation artistique et culturelle, " des instructions nouvelles vous
seront communiquées courant 2003 sur cet axe d'intervention ".
- le rapport de Mesdames Anne Chiffert (IGAAC) et Christine Juppé-Leblond (IGEN) est remis le 5 février 2003 aux ministres en charge de la culture et de l'éducation nationale.
- un nouveau rapport est commandé aux inspections générales des deux ministères en octobre 2003 sur l'évaluation des pôles nationaux de ressources. Il sera remis aux ministres en charge de la culture et de l'éducation nationale en juin 2005.
- 2005
- Renaud Donnedieu de Vabres,
ministre de la culture et de la communication et François Fillon,
ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et
de la recherche présentent en conseil des ministres le 3 janvier 2005
une communication relative à la relance de la politique conjointe en
matière d'éducation artistique et culturelle.
- 19 octobre 2005 , les deux ministres chargés de la culture et de l'éducation nationale installent le Haut conseil de l'éducation artistique et culturelle et nomment Didier Lockwood vice-président. > le décret > le dossier
- 2006
Première conférence mondiale
sur l'éducation artistique organisée par l'UNESCO à
Lisbonne, du 6 au 9 mars 2006 . La délégation française
annonce l'organisation par la France d'un symposium européen et
international sur la recherche en matière d'évaluation des effets
de l'éducation artistique et culturelle sur les enfants et les jeunes.
Un document présentant la politique du ministère français
de la culture et de la communication est diffusé à cette occasion
.
Ce document peut être consulté à la rubrique " choix
d'ouvrages " classé dans "
généralités "
- 2007
Les 22 et 23 janvier 2007 s'est
déroulé un séminaire national de formation sur
l'éducation artistique et culturelle à destination des cadres de
l'éducation nationale auquel ont participé également une
centaine de cadres issus du ministère de la culture et de la
communication, des collectivités territoriales et d'autres
ministères impliqués dans ces projets.
> le discours de clôture du ministre de la culture et de
la communication
Symposium européen et international de
recherche :
Le Centre Pompidou a accueilli du 10 au 12 janvier le premier
symposium de recherche international sur l'évaluation des effets de
l'éducation artistique et culturelle. Près de 900 personnes, dont
une cinquantaine de chercheurs européens et internationaux,
étaient présentes à ce symposium organisé à
l'initiative des ministères chargés de l'éducation et de
la culture. Il a marqué une étape importante dans le travail de
formalisation et de clarification des retombées positives de
l'éducation artistique et culturelle.
> communiqué
> discours d'ouverture du ministre de la culture et de la
communication
>
intervention d'Emmanuel Fraisse (pdf), professeur à
l'Université Paris III, président du comité scientifique
du symposium
>
intervention de Jean-Marc Lauret (pdf), secrétaire
général du comité de pilotage du symposium chef du
département de l'éducation, des enseignements, des formations et
des métiers (DDAI)
> intervention de Benoît Paumier (pdf),
délégué au développement et aux affaires
internationales au MCC, lors de la séance de clôture