Politique culturelle


Reverso: Logiciel de traduction automatique en anglais-  Machine translation software

RAPPORT
Conclusion de la deuxième réunion informelle du Réseau international sur les politiques culturelles

septembre 1999


Afrique du Sud, Barbade, Brésil, Canada, Colombie, Côte d’Ivoire, Espagne, France, Grèce, Hongrie, Mexique, Norvège, Royaume-Uni, Russie, Sénégal, Suède et Suisse

En conclusion de la deuxième réunion informelle du Réseau international sur les politiques culturelles qui s’est tenue, les 20 et 21 septembre 1999, à Oaxaca, au Mexique, à l’invitation de M. Rafael Tovar, Président du Conseil national pour la Culture et les Arts du Mexique (CONACULTA), les 17 ministres de la Culture et leurs représentants présents ont adopté le rapport suivant.

L’importance de ce Réseau tient au fait qu’il fournit un espace pour l’échange d’idées et d’expériences au plan international, dans les domaines de la culture.

En accord avec les principaux objectifs avec lesquels le Réseau de politiques culturelles a été créé, les ministres ont réaffirmé leur volonté de défendre et de promouvoir la diversité culturelle.

Dans le contexte de la société de l’information, ils sont convaincus de la nécessité de préserver et de favoriser la pluralité des cultures et des langues en raison de la richesse qu’elles représentent.

Les Ministres ont, donc, insisté sur le fait que la protection et la promotion du patrimoine matériel et immatériel doit se situer au coeur de politiques culturelles de long terme. Ils ont manifesté, d’un commun accord, que le concept de patrimoine a considérablement évolué, qu’il doit, aujourd’hui, intégrer une vision prospective, faisant place à la création culturelle contemporaine, avec la participation active d’autres acteurs de la société civile. De la même façon, ils ont reconnu la valeur indéniable du patrimoine dans la conduite des politiques sociales, économiques et de développement durable. Ce qui, pour les pays en voie de développement, revêt une importance régulière.

A cet effet, ils ont convenu de renforcer les liens avec la Banque Mondiale, la Banque Interaméricaine de Développement et l’Union Européenne.

Les ministres considèrent que les biens et services culturels, y compris les médias audiovisuels, méritent un traitement spécial, car ils sont le reflet des identités culturelles nationales et régionales.

Ils sont conscients de la responsabilité qui incombe aux gouvernements nationaux et locaux dans la protection et la diffusion des créations culturelles au plan national et international.

Ils reconnaissent le droit des Etats et des gouvernements d’établir librement leurs politiques culturelles, ainsi que d’adopter les moyens et instruments nécessaires à leur mise en œuvre.

Les ministres estiment nécessaire de mobiliser de façon accrue et concertée les sociétés civiles autour de ces enjeux. A cette fin, tout en redoublant d’efforts pour démocratiser l’accès aux biens et services culturels, il est nécessaire d’élargir les processus de concertation avec la société civile pour prendre en compte ces priorités et ces intérêts. Ils ont, également, insisté sur l’importance de la participation de la société civile aux projets culturels. Le défi est de réussir une action unifiée et d’établir une association profitable basée sur des intérêts et des critères partagés.

A l’appui du Plan d’action de Stockholm, les ministres sont déterminés à unir leurs efforts afin d’encourager l’adoption de règles préservant la diversité des cultures, le patrimoine de l’humanité et des générations futures. Ils souhaitent, à cet effet, que l’UNESCO continue à jouer un rôle déterminant pour la préservation et la promotion de la diversité culturelle.

Ils ont, enfin, manifesté leur intention d’intensifier les échanges fructueux qu’ils ont eus sur les moyens de préserver la diversité culturelle, dans le cadre du Réseau international des politiques culturelles. Les ministres remercient le Canada d’avoir accepté, à partir des thèmes traités à Oaxaca, de mettre en place un bureau de liaison qui appuiera le suivi et les travaux du réseau. Sous la coordination du Groupe de contact, les pays intéressés commenceront les travaux spécialisés sur les thèmes de la diversité culturelle et de la mondialisation d’une part, et du patrimoine d’autre part, dont les résultats seront communiqués à ce groupe avant la prochaine réunion.

Les ministres ont, enfin, convenu, que les prochaines réunions du Réseau, composé des ministres nationaux de la culture ou leurs homologues, auront lieu en Grèce en 2000, en Suisse en 2001 et en Afrique du Sud en 2002.

Ce rapport sera présenté par le Mexique, en tant que président de la seconde réunion du Réseau, à la Table Ronde ministérielle de l’UNESCO, co-présidée par la France et le Canada, qui se tiendra le 2 novembre.