Politique culturelle


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L’AUDIOVISUEL ET LE « ROUND DU MILLENIUM »


Préserver les acquis de 1993 dans la négociation qui s’ouvre sur les services et dans les négociations parallèles à portée transversale :
  • Préservation des acquis du GATS de 1993 : absence d'offre + exemptions NPF (préservant la directive TSF, Media, Eurimages, les accords de coproduction, les dispositifs nationaux et le maintien pour les Etats-membres de la faculté d'intervenir dans le secteur audiovisuel ;
  • Reconnaissance pour l’ensemble des discussions transversales de la spécificité de l’audiovisuel (distribution, commerce électronique, subventions, voire l'investissement).
Eviter une dissociation des secteurs de la distribution et de la production :

Le secteur de la grande distribution constitue une priorité offensive de la France en raison de la puissance de son secteur et d’une implantation à l’extérieur déjà très diversifiée. L’approche US de la distribution englobe l’audiovisuel. Toutes les stratégies dans le domaine de la distribution des films seront donc particulièrement exposées. Les stratégies de distribution actuellement développées se basent sur la qualité des salles (multiplexes) et les US parient déjà à plus ou moins long terme sur le développement de la projection de programmes numérisés, directement transmissibles par satellite. Dans ce cadre, il est important de :

  • Récuser toute distinction entre le secteur de la production, qui demeurerait protégé, et celui de la distribution, éventuellement soumis à un certain degré de libéralisation. Cette approche mettrait en danger le régime d'autorisation des multiplexes, les engagements de programmation, le réseau Europa-Cinémas, notre dispositif d'aide à l'exportation.
  • Compte tenu de l’économie du secteur, à terme une telle dissociation mettrait en danger le secteur de la production
Face à l’émergence des nouveaux services de la Société de l’Information, faire appliquer le principe de « neutralité technologique »
  • Rappeler que l'absence d'offre de l'UE et des Etats-membres couvre l'ensemble des médias quelque soit leur mode de diffusion (principe de neutralité technologique)
  • Récuser la classification de « bien virtuel » défendue par les Etats-Unis pour définir les services issus du commerce électronique. Cette classification a uniquement pour objectif de faire relever les nouveaux services de l’Accord GATT(marchandises) qui offre des garanties de libéralisation supérieures.

Eviter de soumettre l’audiovisuel à de nouvelles règles strictes en matière de subventions

  • Exclure l’audiovisuel des négociations sur les subventions : L’objectif de l'O.M.C. sera en effet de transposer la logique de plafonnement des subventions propres aux accords GATT à l'accord sur les services. Le plafond envisagé par l'O.M.C. est de l'ordre de 5% donc très loin des taux moyens d'intervention publique dans le domaine audiovisuel (pour mémoire, on peut rappeler que la DG IV, lors de la discussion de la réforme de l'agrément, a préconisé un plafond de 50% du coût du film). Un tel accord nous priverait donc de la possibilité de soutenir les industries du secteur audiovisuel à hauteur de ses besoins ou de financer librement le service public de l'audiovisuel.
Exclure l’audiovisuel d’éventuelles négociations globales sur l’investissement
  • Exclure les services audiovisuels des négociations sur l’investissement : Suite à l'interruption des négociations A.M.I., la question de l'investissement relève désormais de l'O.M.C. Il convient d'être vigilant et de veiller à ce que la négociation ne reprenne pas sur les mêmes bases (définition plus restrictive de l'investissement excluant le secteur audiovisuel).