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Les « chantiers numériques » : un accès à la culture pour tous
23 janvier 2007


> Communiqué de presse

> Dossier de presse (format pdf)

> Dossier de presse (format html)

> Discours de Renaud Donnedieu de Vabres




VISITER LES MUSEES EN LIGNE


La mise en ligne des fonds de nombreux musées est l'occasion de proposer un concept de système d'information multimédia profondément novateur en terme d'adaptation des nouvelles technologies au service des musées d'art et d'ethnologie. Le numérique est alors conçu comme un outil d'initiation et de compréhension des oeuvres, des cultures des peuples et des civilisations.

La présence d'un tel dispositif dans un musée est souvent guidée par cette nécessité de présenter un programme qui offre du contenu « recontextualisé » et « scénographié ». L'objectif est donc de sensibiliser le grand public aux différents patrimoines culturels en présentant des matériaux audiovisuels et sonores qui complètent et accompagnent sa visite au musée.

En mettant en valeur des contenus inédits et en exploitant au mieux tous les fonds documentaires des musées, le numérique permettra à la fois de montrer le vivant, les espaces hors normes, de situer les oeuvres chronologiquement et géographiquement, et ce faisant, guider le grand public.

A cet égard, l'ambition du programme Videomuseum mérite d'être soulignée ; tout comme la mise en ligne de deux fonds exceptionnels : les collections des musées du Quai Branly et du Louvre.

L'ACTUALITE NUMERIQUE DU MUSEE DU LOUVRE

Le 7 juin 2005, le musée du Louvre mettait en ligne son nouveau site Internet. Cette nouvelle version (en français, anglais et japonais depuis octobre 2006) met à disposition du public des analyses d'oeuvres, des parcours de visites, plusieurs bases de données (regroupant cent soixante-douze mille oeuvres), des outils multimédias tels que les « oeuvres à la loupe » ou des sites consacrés aux expositions phares du musée…En 2006, plus de 9,6 millions de visites sur le site.

Deux outils multimédias emblématiques de louvre.fr

> L'oeuvre à la loupe

Cet outil multimédia propose de (re)découvrir les chefs-d'oeuvre du Louvre de façon totalement novatrice. L'internaute peut par exemple regarder La Joconde dans ses moindres détails, grâce à un système de visualisation par loupe interactif. Une palette d'outils autorise toutes les curiosités : appréhender la taille d'une oeuvre, connaître son histoire, de sa création jusqu'à nos jours, accéder à un glossaire ou consulter une biographie... Au-delà du mythe et de l'icône, une autre façon de poser un oeil neuf sur l'oeuvre. Parmi les sept Oeuvres à la Loupe actuellement en ligne, citons tout particulièrement celles de :

La Joconde
Un sourire célèbre reste à découvrir. Oublier l'idole Monna Lisa et regarder la peinture... Au début du XVe siècle La Joconde marque un moment crucial dans l'évolution du portrait. Léonard de Vinci allie la monumentalité d'un corps devant un paysage à la virtuosité du rendu de la chair.

Le Scribe accroupi
Une approche au plus près de la statue du Scribe « accroupi » fait découvrir ce personnage célèbre bien qu'anonyme et éclaire sur bien des mystères liés à son identité et à sa datation.

La Vierge du chancelier Rolin
A la découverte d'une peinture chargée de symboles : le chef-d'oeuvre d'un maître flamand du XVe siècle, Jan Van Eyck. Depuis les protagonistes du tableau jusqu'aux plus petits détails à peine visibles à l'oeil nu, l'internaute est guidé dans l'analyse du tableau.

> Les expositions imaginaires : une visite inédite en 3D

Les expositions imaginaires sont destinées à présenter les oeuvres dans un espace d'exposition en 3D. L'internaute évolue dans un espace imaginaire et perçoit une vue inédite des oeuvres. Le premier opus de cette collection a été mis en ligne en novembre 2006.

Jean-Honoré Fragonard
Le premier numéro des Expositions Imaginaires rend hommage à Fragonard, grand peintre du XVIIIe siècle et l'un des premiers conservateurs du musée du Louvre.

A venir courant premier trimestre 2007: Une chapelle de Baouit reconstituée
Une reconstitution en 3D de la chapelle sud de Baouit, découverte par Jean Clédat en 1900, permet de découvrir les ruines de cette chapelle copte du VIIe s. telles qu'elles apparurent aux archéologues lors de leurs fouilles.

Un exemple de projet d'expérimentation associant technologie de l'information et image : Museum Lab

Le musée du Louvre et Dai Nippon Printing (DNP) ont inauguré à Tokyo en octobre 2006 un projet sans précédent : Museum Lab ou espace d'expérimentation de visite associant étiquettes RFID, commentaires audio et dispositifs multimédia. Né d'une volonté d'expérimenter des approches muséographiques à partir d'une oeuvre des collections du musée du Louvre, ce projet inédit associe les technologies de l'information et de l'image les plus sophistiquées, maîtrisées par DNP. Un espace d'expérimentation a été spécialement conçu pour cette opération dans l'immeuble DNP, du quartier Gotanda à Tokyo (qui a ouvert ses portes le 30 octobre 2006). Le projet Museum Lab prévoit une série de présentations d'un nouveau type, deux fois par an durant trois années. La première manifestation a débuté le 30 octobre 2006 et se terminera le 10 mars 2007. Elle s'articule autour d'une oeuvre de Géricault, Un carabinier.

Trois projets d'avenir

> le guide multimédia : objectif novembre 2007

Ce guide est une réalisation sonore et vidéo de commentaires d'oeuvres des collections permanentes et des expositions temporaires du musée du Louvre. Il représente la création d'un nouvel outil d'aide à la visite avec pour objectif de développer l'attractivité de ce type d'outil en utilisant les nouvelles technologies. Il vise à toucher un plus large public en privilégiant un discours vivant avec des commentaires réalisés en « live » face aux oeuvres et un traitement sonore très radiophonique.
L'ensemble de ces productions correspond au besoin de renouvellement de la notion d'audioguidage lié à l'avènement de nouvelles technologies mobiles et à l'émergence d'une culture audio multi supports. L'innovation du musée du Louvre en matière de réalisations sonores et vidéo entend ainsi promouvoir les nouveaux usages de la médiation audio dans une optique renouvelée de la relation aux publics : de la pré visite, à l'aide à la visite sur place.

> Le développement du nouveau site education.louvre.fr : http://education.louvre.fr

Ce site a été élaboré en concertation avec le ministère de l'Éducation nationale. Il a été conçu pour une utilisation pédagogique des oeuvres, distincte de la visite réelle au musée. Son principe est de proposer un corpus d'éléments iconographiques, textuels et sonores que l'enseignant pourra utiliser en classe. La rentrée 2006 a vu la mise en ligne d'un premier socle destiné à évoluer et qui vient renforcer la dimension " portail " de louvre.fr. Une seconde version du site proposant une extension des contenus textuels, sonores et visuels ainsi que des séquences interactives avec des fonctionnalités permettant une appropriation personnalisée des ressources du site est prévue pour novembre 2008.
Ces ressources développées ultérieurement, toujours en lien avec les dispositifs éducatifs et les programmes scolaires, seront conçues pour être transférables et adaptables à tous les niveaux de classe. Conjointement à ces propositions « clés en main », le site aura pour ambition de devenir un outil de travail numérique personnalisable.

> Projets multimédia dans les futurs espaces des Arts de l'Islam (objectif 2010) et des salles de mobilier XVIIe siècle (objectif 2011)

La direction des publics est associée aux conservations pour concevoir l'ensemble des dispositifs de médiation multimédia (avant, pendant et après la visite) qui seront réalisés dans l'optique de l'ouverture des nouveaux espaces consacrés au département des Arts de l'Islam (2010) et de la nouvelle muséographie des salles de présentation du mobilier XVIIe siècle (dispositifs in situ, audioguide, site internet, suivi de visite, etc.).

Adresses :

http://musee.louvre.fr/expo-imaginaire/fragonard/index_fr.html
http://education.louvre.fr


UN RESEAU ASSOCIATIF DE MUSEES UNIQUE : VIDEOMUSEUM

Videomuseum est un projet culturel unique que des musées et des organismes gérant des collections publiques d'art moderne et d'art contemporain (musées nationaux, régionaux, départementaux ou municipaux, FNAC, FRAC, Fondations) ont décidé de mener à bien en se regroupant dans une association. Ce regroupement s'est effectué afin de recenser, diffuser et développer, en commun, l'informatisation de la gestion et de la documentation de leurs collections.

Videomuseum représente aujourd'hui 57 collections et la base de données constituée par ces institutions regroupe, dans sa version 2005, près de 246 000 oeuvres et 130 000 oeuvres numérisées.

Le fonctionnement général de Videomuseum repose sur deux niveaux. Chaque organisme informatise la documentation et la gestion de sa collection avec les logiciels, les méthodes et l'assistance apportés par l'association, constituant ainsi une banque de données locale sur sa collection ; la banque de données commune, quant à elle, est constituée par la consolidation des extractions des informations descriptives et documentaires de toutes les bases de données locales. Les informations confidentielles (valeur d'achat, valeur d'assurance, réserves, dossier de restauration, etc.) restent, elles, au niveau local.

L'objectif général du projet est d'augmenter la couverture images de la banque de données commune pour les membres de Videomuseum et d'en améliorer la qualité.

Le nombre total d'images qui seront numérisées est de l'ordre de 6 000 sur une période d'un an.

Avec ce système, aujourd'hui 58 000 oeuvres sont en ligne sur le site du Centre Pompidou.

Adresses :

http://www.centrepompidou.fr
http://www.viideomuseum.fr


LA COLLECTION EN LIGNE DU MUSEE DU QUAI BRANLY

La valorisation de son patrimoine et sa présentation au public sont au coeur des missions du musée du quai Branly.

Le musée innove pour y répondre pleinement et propose la mise en ligne de l'ensemble de ses collections en version numérique, dont les notices et photographies des 267 434 objets. Ces objets proviennent en majorité du musée de l'Homme et du musée national des Arts d'Afrique et d'Océanie.
Il dispose, en outre, d'une médiathèque et d'un centre d'enseignement et de recherche interdisciplinaire, associant l'anthropologie, l'archéologie, la linguistique et l'histoire, l'histoire de l'art et l'esthétique. Quatre collections sont en libre consultation : le catalogue des objets, de l'iconothèque, de la médiathèque, et de la documentation muséale et des archives.
Cet ambitieux projet, qui continue de s'enrichir régulièrement, facilite l'accès de tous à la documentation patrimoniale et contribue à la promotion de la recherche en sciences humaines et sociales.

Adresses :

http://www.quaibranly.fr


LES FONDS DU MUSEE DES ARTS DECORATIFS

Le musée des Arts décoratifs, réouvert en septembre 2006, souhaite offrir à un large public la possibilité de consulter en ligne quelques-uns de ses fonds d'arts graphiques et de papiers peints en parallèle même aux corpus des oeuvres présentées dans le musée et consultables sur le site internet : www.lesartsdecoratifs.fr

Conscient de l'approche concrète du travail des créateurs et de la richesse d'inspiration que constituent ces fonds, le musée des Arts décoratifs entend assurer la meilleure diffusion de ces oeuvres numérisées pour une plus grande compréhension des ressources offertes par les arts appliqués.

Albums de bijoux
Albums de dessins réalisés par des dessinateurs qui font partie du paysage du 19e siècle. Exceptionnelle collection de dessins de bijoux présentant un répertoire typologique de bijoux masculins et féminins qui permet de replacer le bijou dans un large contexte économique et culturel. Ces dessins sont un maillon essentiel de l'histoire de la création et un conservatoire du savoir-faire. La présentation de ces dessins au grand public offre un écho évident à la Galerie des Bijoux et constitue un répertoire formel de grand intérêt pour les professionnels et les écoles.

Planches et albums des objets d'usage et de goût
Ce sont des planches de dessins aquarellés ou gouachés, datées de 1800 à 1820, qui reproduisent, grandeur nature pour certains, des objets à usage domestiques également représentés dans les galeries d'étude : des nécessaires, des récipients et ustensiles pour le décor et le service de la table (nombreuses planches de tasses..), pour la toilette et l'écriture, des objets nécessaires à l'éclairage, au chauffage, à la mesure du temps…

Ces fonds sont accessibles dès aujourd'hui sur le site des arts décoratifs, la mise en ligne d'autres fonds est prévue courant 2007.

Adresses :

http://www.lesartsdecoratifs.fr