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DOSSIER DE PRESSE
SOMMAIRE
- 1. Présentation
- 2. Programme de la deuxième réunion des ministres de la culture de l’ASEM
- 3. Liste des chefs de délégations
- 4. Thèmes des ateliers
- 5. Présentation de l’ASEM
- 6. Programme des activités de l’ASEM (2004-2006)
- 7. La Fondation Europe-Asie (ASEF)
- 8. Déclaration de Pékin (4 décembre 2003) à l’issue de la première réunion des ministres de la culture de l’ASEM
- 9. Déclaration de Hanoï (9 octobre 2004) sur le dialogue entre les cultures et les civilisations
1. PRÉSENTATION
Alors que le processus d’élaboration à l’UNESCO
d’un projet de “ convention sur la protection de la diversité
des contenus culturels et des expressions artistiques ” entre dans une
phase décisive avec la tenue de la troisième réunion
intergouvernementale d’experts jusqu’au 4 juin, les ministres
de la culture des pays d’ Asie et d’Europe membres de l’ASEM
(Asia-Europe Meeting) se réuniront à Paris, les 7 et 8 juin
2005, à l’invitation de la France.
Cette réunion leur permettra de réitérer leur engagement
déterminé en faveur du dialogue interculturel entre l’Europe
et l’Asie, et de la promotion de la diversité culturelle.
Cette deuxième réunion des ministres de la culture de l’ASEM
dont le thème est “ Diversité culturelle : opportunités
et défis – le plan d’action à long terme de l’ASEM
”, est organisée par le ministère de la culture et de
la communication et le ministère des affaires étrangères
au Centre de Conférences Internationales (5, avenue des Portugais –
75016 Paris). Le Ministre de la culture et de la communication inaugurera
et clôturera ces journées. L’ASEM, enceinte intergouvernementale
informelle de dialogue politique global entre l’Europe et l’Asie,
est née en 1996 avec le Sommet des chefs d’État et de
gouvernement de Bangkok (ASEM I), à la suite d’une initiative
lancée conjointement par la France et Singapour en octobre 1994. Il
regroupe les 25 États membres de l’Union européenne, la
Commission européenne, les 10 États membres de l’Association
des pays du sud-est asiatique (ASEAN), la République populaire de Chine,
la République de Corée et le Japon.
La deuxième rencontre des ministres de la culture de l’ASEM aura
pour objectif de poursuivre les travaux engagés lors de leur première
réunion à Pékin, en décembre 2003, autour du thème
“ Unité dans la diversité ”, et d’assurer
le suivi du sommet des Chefs d’État et de gouvernement tenu à
Hanoï en octobre 2004.
Elle comportera quatre ateliers thématiques qui seront animés
conjointement par les représentants des huit pays co-parrains :
• Promotion des échanges culturels et de la coopération
(Singapour-Pologne)
• Promotion des industries culturelles et créatives (Malaisie-France)
• Promotion du tourisme culturel durable et responsable (Indonésie-Allemagne)
• Promotion de la culture comme facteur de développement (Chine-Espagne)
Ces ateliers nourriront une réflexion sur le plan d’action à
long terme de l’ASEM, pour développer les échanges et
la coopération culturels entre l’Europe et l’Asie. 20 ministres
ou membres de gouvernements en charge de la culture ont à ce jour annoncé
leur participation. Le Directeur général de l’UNESCO,
le Directeur exécutif de la Fondation Europe-Asie, ainsi qu’un
haut représentant de l’Union européenne participeront
aux travaux.
L’accueil de la presse se fera le mardi 7 juin de 8h30 à 11h30
et le mercredi 8 juin de 15h00 à 18h00. Le 8 juin, à l’issue
de la troisième session plénière, une conférence
de presse aura lieu à 16h45.
Contacts presse
MINISTÈRE DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION
Délégation au développement et aux affaires internationales
Vincent Lorenzini : 01 40 15 37 06 (journalistes européens)
Département de l’information et de la communication
Fabien Durand : 01 40 15 80 05 (journalistes français)
MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES
Direction de la communication et de l’information
Thierry Berthelot : 01 43 17 52 61 (journalistes asiatiques)
2. PROGRAMME DE LA DEUXIÈME
RÉUNION DES MINISTRES DE LA CULTURE DE L’ASEM
PARIS (7-8 JUIN 2005)
« La diversité culturelle : opportunités et défis
– le plan d’action à long terme de l’ASEM »
Centre de Conférences Internationales (CCI)
5, avenue des Portugais
75016 Paris
Mardi 7 juin : Première journée de la réunion
8h30 – 9h30 : Accueil et enregistrement des participants
9h30 : photo de famille
9h45 – 12h45 : Première session plénière : Salle 3
9h45 – 10h00 : ouverture par le Ministre français de la Culture et de la Communication
10h00 – 10h15 : intervention du Directeur Général de l’UNESCO
10h15 – 11h15 : déclarations des pays co-parrains
11h15 – 11h30 : pause
11h30 – 12h45 : déclaration des autres ministres participants
13h00 – 14h30 : Déjeuner de travail : Salle 2
Présidé par le Ministre délégué au Tourisme
15h00 – 17h30 : Deuxième session plénière : Salle 3
15h00 – 17h30 : suite des déclarations des ministres et autres chefs de délégation participants
19h30 – 23h00 : Soirée culturelle
19h30 – 21h30 Pour les chefs de délégation :
« Orphée et Eurydice » à l’Opéra Garnier
(Place de l’Opéra – 75009 Paris)
19h30 – 21h15 Pour les autres participants :
Cocktail et visite des collections au Musée Guimet
(Musée national des Arts asiatiques – 6, place d’Iéna – 75116 Paris)
21h30 – 23h00 Pour tous les participants :
Dîner au Grand Foyer de l’Opéra Garnier
(Place de l’Opéra – 75009 Paris)
Mercredi 8 juin : Deuxième journée de la réunion
9h00 - 12h00 : Ateliers
Atelier 1 (coprésidé par Singapour et la Pologne) : Salle 8
La promotion des échanges culturels et de la coopération
Atelier 2 (coprésidé par la Malaisie et la France) : Salle 3
La promotion des industries culturelles et créatives
Atelier 3 (coprésidé par l’Indonésie et l’Allemagne) : Salle 5
La promotion du tourisme culturel durable et responsable
Atelier 4 (coprésidé par la Chine et l’Espagne) : Salle 7
La promotion de la culture comme facteur de développement
13h00 – 14h30 : Déjeuner
Pour les chefs de délégations : déjeuner offert par le Ministre délégué aux Affaires européennes
(Palais des Affaires étrangères – 37, quai d’Orsay – 75007 Paris)
Pour les autres participants : déjeuner de travail au Centre de Conférences Internationales (salle 2)
15h00 – 16h45 : Troisième session plénière : Salle 3
15h00 – 16h30: restitution des travaux en ateliers et discussion
16h30 – 16h45 : déclaration finale du Président
16h45 - 17h15 : Conférence de presse des pays co-parrains : Salle 8
ALLEMAGNE M. Rolf Dieter Schnelle
Directeur du Département de la culture et de l’éducation, Ministère fédéral des affaires étrangères
AUTRICHE Amb. Dr. Emil Brix
Directeur Général des relations culturelles, Ministère des affaires étrangères
BELGIQUE M. Henry Ingberg
Secrétaire général, Ministère de la Communauté francophone
BRUNEI The Honourable Pehin Dato Haji Awang Hussain Haji Mohd Yusof
Ministre de la culture, de la jeunesse et des sports
CAMBODGE S.A.R. le Prince Sisowath Panara Sirivuth
Ministre de la culture et des beaux-arts
CHINE Mme Meng Xiaosi
Vice-ministre de la culture
M. Michel Vanden Abeele
Chef de la Délégation de la Commission européenne auprès de l’OCDE et de l’UNESCO
CORÉE DU SUD M. Byoung Soo Lim
Vice-ministre adjoint de la culture et du tourisme
DANEMARK M. Peter Schønning
Chef du Département des sports, de la propriété intellectuelle et des affaires internationales, Ministère de la culture
ESPAGNE M. Carlos Alberdi Alonso
Directeur Général de la coopération et de la communication culturelle
ESTONIE M. Andres Talvik
Ambassadeur d’Estonie en France
FINLANDE Mme Tanja Karpela
Ministre de la culture, de la jeunesse et des sports
GRÈCE Mme Olga Zafiri
Expert, Ministère de la culture, relations extérieures et publiques
HONGRIE M. Sándor Csernus
Conseiller culturel, Ambassade de Hongrie en France
INDONÉSIE M. Jero Wacik
Ministre de la culture et du tourisme
IRLANDE M. Philip Furlong
Secrétaire général, Ministère des arts, du sport et du tourisme
ITALIE M. Antonio Martusciello
Vice-ministre des biens et activités culturels
JAPON M. Hiroshi Hirabayashi
Ambassadeur du Japon en France
LAOS Dr Phandouangchit Vongsa
Ministre de l’information et de la culture Président du Comité national du patrimoine
LETTONIE M. Rolands Lappuke
Ambassadeur de Lettonie en France
LITUANIE M. Vladimiras Prudnikovas
Ministre de la culture
LUXEMBOURG Mme Octavie Modert
Secrétaire d’État à la culture, à l’enseignement supérieur et à la recherche
MALAISIE The Hounorable Datuk Seri Utama, Dr Rais Yatim
Ministre de la culture, des arts et du patrimoine
MALTE M. Peter Portelli
Secrétaire général, Ministère du tourisme et de la culture
PAYS-BAS M. Henk Heikamp
Conseiller à la direction des affaires internationales, Ministère de l’éducation, de la culture et des sciences
PHILIPPINES M. Lamberto Ocampo
Président de la Commission nationale pour la culture et les arts
POLOGNE M. Waldemar Dabrowski
Ministre de la culture
PORTUGAL M. Mário António Pinta Vieira de Carvalho
Secrétaire d’État à la culture
RÉPUBLIQUE TCHÈQUE
M. Pavel Fischer
Ambassadeur de la République tchèque en France
ROYAUME-UNI M. Michel Helston
Haut fonctionnaire des médias et du sport
SINGAPOUR Dr. Lee Boon Yang
Ministre de l’information, de la communication et des arts
SLOVAQUIE M. Igor Otcenáš
Directeur général du Département des affaires internationales, Ministère de la culture
SLOVÉNIE Mme Tanja Orel Sturm
Directeur du département de coopération internationale Membre du Cabinet
SUÈDE M. Claes Ånstrand
Secrétaire d’État à la culture
THAÏLANDE M. Uraiwan Thienthong
Ministre de la culture
VIETNAM M. Pham Quang Ngih
Ministre de la culture et de l’information
ASEF M. Cho Won-il
Directeur exécutif
¹ susceptible de modifications
4. THÈMES DES ATELIERS
La déclaration adoptée par les chefs d’État et
de Gouvernement des pays membres de l’ASEM lors du Sommet de Hanoï
les 8 et 9 octobre 2004 insiste sur l’importance du dialogue entre les
cultures et civilisations et demande aux Ministres de la culture de mettre
en place un plan à long terme pour promouvoir le dialogue entre les
civilisations et développer les échanges culturels entre l’Asie
et l’Europe. C’est dans ce cadre, et en tenant compte des objectifs
indiqués dans la déclaration de Hanoï, que se dérouleront
les quatre ateliers prévus, qui pourront déboucher sur des propositions
concrètes de coopération.
1. La promotion des échanges culturels et de la coopération
a. La nécessité de promouvoir les échanges culturels et la coopération entre pays membres de l’ASEM a été clairement reconnue, ainsi que le rôle que peut jouer l’ASEF à cet égard. Il s’agit en effet de promouvoir une triple approche des échanges culturels et de la coopération : entre États, entre sociétés civiles ainsi qu’entre celles-ci et les États.
Le premier atelier, qui pourra être nourri par les conclusions des débats qu’aura organisés l’ASEF préalablement à la réunion, pourrait aborder les questions suivantes :
- La possibilité d’intensifier les échanges d’expertises et de bonnes pratiques entre l’Europe et l’Asie : rencontres régulières des Ministres de la culture des pays membres de l’ASEM, rencontres croisées sur la gestion culturelle entre experts, rencontres de professionnels en marge des festivals, foires ou biennales, participation aux réseaux de professionnels.
- La promotion des échanges dans le domaine audiovisuel : échanges de programmes, incitation aux coproductions, stages croisés, coopération entre chaînes, rencontres croisées sur les systèmes de soutien publics, réglementaires et financiers, en faveur de la diversité culturelle.
- La promotion des échanges dans les domaines des arts de la scène, des arts visuels, du livre et de l'écrit et des musées : circulation des spectacles et des expositions, incitation aux coproductions, résidences croisées, coopération entre théâtres, festivals, centres d’art, bibliothèques et musées.
b. L’ASEF a incontestablement un rôle moteur à jouer dans la promotion des échanges culturels, ainsi que cela a déjà été reconnu, qu’il s’agisse de la mise en contact des acteurs culturels de la société civile ou de recommandations pouvant être formulées auprès des acteurs institutionnels à l’issue de réunions spécialisées. Cet atelier pourrait être l’occasion d’identifier les thèmes prioritaires sur lesquels la Fondation pourrait fonder son action et les programmes à développer en priorité au regard de celles qu’elle a entreprises depuis la réunion de Pékin en 2003. Beaucoup, en effet, a déjà été fait, il s’agit de concentrer les efforts de la Fondation sur quelques activités phare et thèmes prioritaires (réseau ASEMUS, échanges d’artistes, documentaires conjoints par exemple).
2. La promotion des industries culturelles et créatives
La déclaration universelle de l’UNESCO sur la diversité culturelle affirme que « les politiques culturelles doivent créer les conditions propices à la production et à la diffusion de biens et services culturels diversifiés, grâce à des industries culturelles disposant des moyens de s’affirmer à l’échelle locale et mondiale ».
À partir de la légitimation des politiques culturelles ainsi posée et prolongée par la négociation en cours d’une convention spécifique, les questions suivantes pourraient être débattues :
- Le rôle des pouvoirs publics : la spécificité des biens et services culturels justifie-t-elle leur intervention ? Les pouvoirs publics doivent-ils intervenir pour offrir au public une offre diversifiée et concourir à son éducation artistique et culturelle ? Quel rôle des pouvoirs publics face aux nouvelles technologies ? Quelle coopération internationale notamment en faveur des pays en développement ?
- Les moyens d’intervention des pouvoirs publics : les mesures financières et fiscales (subventions, aides à la distribution, réduction de la TVA, crédits d’impôt), les mesures législatives et réglementaires (prix unique, quotas), la coopération internationale.
- La protection de la propriété intellectuelle : la protection de la propriété intellectuelle au service du développement culturel durable (rémunération légitime des ayants droit, impact économique du piratage, conséquences en termes de diversité culturelle), initiatives pour la protection de la propriété intellectuelle (moyens juridiques, mesures gouvernementales, initiatives privées, coopération internationale…).
3. La promotion du tourisme culturel durable et responsable
Le patrimoine et la création, expressions de l’identité culturelle, sont des composantes essentielles du développement d’un pays, notamment parce que le tourisme culturel concourt à l’attractivité économique et sociale d’une ville, d’un territoire ou d’un pays. Le tourisme culturel doit être compatible avec le respect des traditions des populations et le respect des sites et monuments visités.
Trois types de questions pourraient être abordés pendant l’atelier :
- L’impact économique du tourisme culturel : créations d’emplois (métiers liés au patrimoine, festivals, etc.), développement d’activités commerciales d’accompagnement, effets sur l’attractivité économique d’un territoire.
- Le tourisme culturel facteur de développement local : implication des populations locales, développement de l’artisanat, créations de festivals, mise en valeur du patrimoine.
- Le respect des sites et monuments, gage de développement durable : itinéraires culturels, classement du patrimoine, labellisation qualitative des sites ; formation des guides, harmonisation des diplômes ; sensibilisation du public au respect des sites, à l’environnement, à la lutte contre le pillage.
4. La promotion de la culture comme facteur de développement
La culture constitue à un double titre un facteur de développement. À titre direct, dans la mesure où la production et le commerce de biens et de services culturels (édition, édition phonographique, spectacle vivant, audiovisuel, multimédia, architecture, design) est un secteur fortement créateur de richesses et d’emploi. De façon indirecte, mais non moins décisive, parce que l’accès des populations à la culture est source d’externalités positives utiles à la croissance, telles que la créativité des individus, la cohésion sociale, l’ouverture sur le monde, etc. C’est pourquoi les politiques de développement comportent de plus en plus fréquemment une composante culturelle.
Dans cette perspective, trois thèmes pourraient être abordés dans le cadre de l’atelier :
- Les conditions pour le développement d’entreprises culturelles dans les pays en développement.
- Les réseaux et institutions contribuant au développement culturel : bibliothèques, musées, salles de spectacles, télévisions éducatives.
- Les mécanismes et pratiques de l’aide au développement dans le secteur culturel : expériences réalisées dans les secteurs de l’aide à la création, de la lecture publique, de la production cinématographique et audiovisuelle, des nouvelles technologies ; évaluation des résultats.
5. PRÉSENTATION DE L’ASEM
(ASIA-EUROPE MEETING)
États membres :
- Europe : les 25 États membres de l’Union
européenne (Allemagne, Autriche, Belgique, Chypre, Danemark, Espagne,
Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lettonie,
Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République
tchèque, Royaume-Uni, Slovaquie, Slovénie, Suède) et
la Commission européenne
- Asie : les 10 États membres de l’Association
des pays du sud-est asiatique (Birmanie, Brunei, Cambodge, Indonésie,
Laos, Malaisie, Philippines, Singapour, Thaïlande, Vietnam), la Chine,
la Corée du Sud et le Japon
Poids dans le monde
- L’ASEM représente 58, 25 % du commerce mondial de marchandises
- L’ASEM représente 47,4 % du PIB mondial
- L’ASEM représente 39,3 % de la population mondiale
Objectifs
- développer le dialogue politique entre les Etats membres sur les
grandes questions d'actualité internationale, y compris les sujets
sensibles
- identifier les sujets de préoccupations communs et les domaines de
coopération dans les domaines prioritaires
I. Origines et organisation de l'ASEM
La création du dialogue Europe-Asie (Sommet fondateur de Bangkok en
mars 1996), à l'initiative de
Singapour et de la France, visait à renforcer les relations entre ces
deux régions qui demeuraient alors en deçà de leur potentiel.
L'ASEM s'est voulu d'emblée original par rapport aux autres enceintes
existantes : il s'agit d'un dialogue politique intergouvernemental informel
et global. Ce dialogue repose sur des échéances régulières
au plus haut niveau (sommets tous les deux ans) ainsi qu'au niveau ministériel
(réunions régulières des Ministres des Affaires étrangères,
de l'Économie et des Finances ; réunions ad hoc des Ministres
de l'Environnement, de la Culture, des Sciences et des technologies, de l'Intérieur).
L'ASEM n'est toutefois ni une organisation internationale ni une agence de
développement. Des réunion des Hauts fonctionnaires (SOM) assure
le suivi des activités entreprises dans l’ASEM et prépare
les réunions politiques. De même, un groupe des coordonnateurs
se rencontre périodiquement. Il est composé de la présidence
de l'Union européenne et de la Commission européenne et, pour
la partie asiatique, d'un pays d'Asie du sud-est (Indonésie) et d'un
pays d'Asie du nord-est (Corée du Sud).
Souhaitant promouvoir le dialogue à tous les niveaux et nourrir les
débats pour parvenir à une meilleur connaissance mutuelle, l'ASEM
associe également les élus (rencontres interparlementaires bisannuelles
- ASEP (Asia Europe Parlamentarian Meeting) ainsi que la société
civile, au travers des activités de la Fondation Europe-Asie (ASEF).
L'ASEM s'est élargi pour la première fois lors du Sommet de
Hanoi (octobre 2004) à treize nouveaux membres : les dix nouveaux membres
de l'Union européenne et la Birmanie, le Cambodge et le Laos.
L'adhésion de la Birmanie dans l'ASEM ne signifie en aucun cas que
l'Union Européenne est satisfaite de la situation dans ce pays.
II - Les activités de l'ASEM
Le dialogue au sein de l'ASEM s'articule autour de trois grands domaines thématiques,
les « trois piliers » :
1 - Les grandes questions internationales d'actualité
Les consultations politiques arrivent aujourd'hui à maturité.
De nombreux points de convergence se sont développés entre l'Europe
et l'Asie, tels le renforcement du multilatéralisme, la prise en compte
des défis globaux, la nécessité d'une mondialisation
maîtrisée. Ces rencontres sont également l'occasion de
se concerter sur les questions de sécurité, telles la lutte
contre le terrorisme (y compris ses aspects financiers), la lutte contre la
prolifération des armes de destruction massive, la criminalité
transnationale, les migrations illégales, la situation dans la péninsule
coréenne. Les droits de l'homme sont abordés dans le cadre de
séminaires informels, l'approche progressive permet d'aborder des thèmes
sensibles (comme les droits de l’homme et l’immigration internationale,
séminaire à Suzhou, septembre 2004).
2 - Les questions économiques et financières
Lors de la création de l'ASEM, les échanges entre l'Europe et
l'Asie demeuraient très inférieurs à leurs possibilités.
Deux instruments ont donc été mis en place pour accroître
les échanges entre l'Europe et l'Asie : un plan d'action pour la facilitation
du commerce (TFAP-Trade Facilitation Action Plan) et un plan d'action pour
la promotion de l'investissement (IPAP Investment Promotion Action Plan).
Le Sommet de Hanoï (octobre 2004) a rappelé la nécessité
de rester en prise avec les questions commerciales d'actualité et a
souligné l'intérêt du Forum des hommes d'affaires Europe-Asie
(AEBFAsia-Europe Business Forum), instance informelle de rencontre des communautés
d'affaires.
Le « deuxième pilier » de l'ASEM est aussi l'occasion d'évoquer
les grandes questions économiques d'actualité. Le Sommet de
Hanoi, a notamment identifié dans la déclaration séparée
pour un partenariat économique renforcé les priorités
suivantes : le renforcement de la concertation sur les questions multilatérales
internationales (en particulier sur les négociations en cours à
l'OMC), les questions énergétiques (approvisionnement en énergie,
développement des technologies propres), les transports, les PME, la
protection des droits de la propriété intellectuelle.
Les questions financières font également l'objet d'une attention
particulière au sein de l'ASEM. Trois principaux thèmes sont
abordés dans ce cadre : le renforcement du système financier
international, la prévention des crises financières, les voies
d'une coopération euro-asiatique en matière financière
et monétaire. Le Sommet de Hanoi a rappelé la priorité
accordée au développement de la coopération sur les thèmes
suivants : politiques monétaires et fiscales, développement
et mécanismes de surveillance des marchés financiers, gestion
de la dette, réformes structurelles, lutte contre le financement du
terrorisme et le blanchiment d'argent. La possibilité de créer
un marché obligataire asiatique reposant sur un panier de monnaies
(euro/yen/dollar, le " YES-bond ") devrait être examiné
plus avant ultérieurement.
3 - Les autres domaines
Le rapprochement des peuples et le renforcement du dialogue entre les cultures
et civilisations d'Europe et d'Asie sont des objectifs majeurs de l'ASEM.
Depuis sa création, de très nombreux domaines ont été
couverts. Les sujets considérés comme prioritaires peuvent faire
l'objet d'initiatives de la part des Etats membres auxquelles s'associent
les Etats intéressés. Cette souplesse d'organisation et de participation
contribue au succès de ces initiatives.
Ont fait l'objet de développements particuliers les domaines suivants
:
Le dialogue des cultures et civilisations ainsi que la promotion de la diversité
culturelle sont prioritaires, comme en témoigne la déclaration
adoptée sur ce thème lors du Sommet de Hanoi.
L'intérêt suscité par la première réunion
des Ministres de la culture de l'ASEM (Pékin, décembre 2003)
a conduit la France à accueillir en juin 2005 la deuxième réunion,
avant la Malaisie en 2007.
L'éducation fait l'objet de réunions régulières.
Dans ce domaine, la France, la Corée et Singapour,
rejoints par le Danemark, ont créé le programme de bourses DUO,
qui vise à promouvoir une augmentation équilibrée des
échanges d'étudiants, d'enseignants et de chercheurs entre l'Europe
et l'Asie. La France cherche à renforcer le caractère multilatéral
de ce programme original, à l'articuler avec les priorités européenne
et à le promouvoir auprès des autres partenaires de l'ASEM.
L'environnement fait l'objet de réunions ministérielles désormais
régulières. La réunion de Lecce (Italie, octobre 2003),
a abordé notamment le suivi du Sommet mondial du développement
durable de Johannesburg, les accords multilatéraux sur l'environnement,
la désertification, la biodiversité, le changement climatique.
Ce dialogue devrait désormais également s'articuler avec les
problématiques sur l'énergie développées dans
le cadre du pilier économique.
Les sciences et technologies font l'objet de consultations régulières.
Une réunion ministérielle s'est tenue à Pékin
en octobre 1999 et a débouché sur la mise en place de groupes
de travail et de réseaux de correspondants. Parmi les thèmes
traités se trouvent notamment la préservation des forêts
et le développement durable, la gestion de l'eau et les technologies
propres.
La santé est devenue un sujet de préoccupation majeur pour l'Europe
et l'Asie à la suite de l'épidémie du SRAS et de grippe
aviaire. Un séminaire sur la gestion d'urgence des épidémies,
proposé par Pékin et co-parrainé par la France, s'est
tenu en octobre 2003.
Les technologies de l'information ont donné lieu à une initiative
franco-coréenne importante, le réseau euro-asiatique d'information
à haut débit (TEIN), à laquelle la Commission européenne
participe désormais de façon substantielle. Le Sommet de Hanoi
a été l'occasion de développer d'autres initiatives sur
ce thème.
III - La société civile dans l'ASEM
Les fondateurs de l'ASEM ont souhaité ne pas limiter le dialogue au
seul niveau politique, mais créer
les conditions d'une meilleure connaissance mutuelle entre les sociétés
civiles d'Europe et d'Asie.
En dehors des initiatives proposées par les Gouvernements qui peuvent
associer, à côté des experts,
des membres spécialisés de la société civile sur
certains thèmes, la Fondation Europe Asie ou ASEF,
créée en février 1997 et basée à Singapour,
a pour vocation de « promouvoir les échanges entre les
instituts de recherche, les peuples et les groupes culturels ». Elle
co-organise et co-finance des
séminaires et des programmes d'échanges dans ces domaines, en
disposant d'un pouvoir d'initiative
et de propositions d'activités.
6. PROGRAMME DES ACTIVITÉS
DE L’ASEM (2004-2006)
Activités - Dates - Lieu
2004
- Atelier dans le cadre de l’initiative ASEM de Bali sur le-Système d’assurances de dépôt
et de valeur 19-23 janvier Jakarta, Indonésie
- 4e Réunion de la Task Force sur-le renforcement du partenariat économique 11-12 mars Bangkok, Thaïlande
- 3e Réunion des Parlementaires Asie-Europe 25-26 mars Hue, Vietnam
- Réunion des Hauts fonctionnaires ASEM 16-17 avril Kildare, Irlande
- Réunion des Ministres des
- Affaires étrangères - FMM 6 17-18 avril Kildare, Irlande
- 5e Réunion de la Task Force sur le renforcement du partenariat économique 16-18 mai Barcelone, Espagne
- Groupe d’Expert TEIN (Trans- Eurasia Information Network) 20-21 mai Kuala Lumpur, Malaisie
- 15e Réunion des Gouverneurs de l’ASEF BOG27-28 mai Dublin, Irlande
- 3e Dialogue ASEM de la jeunesse Hanoi, Vietnam 28 juin – 2 juillet Hanoï, Vietnam
- Séminaire ASEM sur le Futur de l’emploi et du travail 1-2 juin Berlin, Allemagne
- Symposium ASEM sur les “Routes ferroviaires de la Soie” 17-18 juin Séoul, Corée du Sud
- Réunion des Hauts fonctionnaires 6-7 septembre Hanoï, Vietnam
- 6e Séminaire informel sur les Droits de l’homme 16-17 septembre Suzhou, Chine
- 9e Forum Asie-Europe des hommes d’affaires 7-8 octobre Hanoï, Vietnam
- Sommet de l’ASEM 5 8-9 octobre Hanoï, Vietnam Conférence sur la lutte contre le terrorisme 18-20 octobre Berlin, Allemagne
- Atelier scientifique et technologique sur la coopération dans le domaine des technologies propres 3-4 novembre Hanoï, Vietnam
- 4e Conférence sur le commerce électronique : les “e-Solutions pour une économique mondiale“ 22-23 novembre Londres, Royaume-Uni
- 16e Réunion du Conseil des Gouverneurs de l’ASEF 25-26 novembre Hanoï, Vietnam
- 8e Symposium sur les jeunes dirigeants 30 novembre – 3 décembre La Haye, Pays-Bas2005
- Réunion préparatoire à la deuxième réunion des Ministres de la Culture de l’ASEM Janvier Malaisie
- Conférence sur l’évaluation des standards et conformité d ébut 2005 Japon
- 7e Réunion des Ministres des Affaires étrangères 6-7 mai Kyoto, Japon Jeux de la jeunesse 2-8 juin Bangkok, Thaïlande
- 2e Conférence des Ministres de la Culture de l’ASEM sur les Cultures et Civilisations 6-8 juin Paris, France
- 3e Réunion des Ministres de l’Environnement Suivi de l’atelier sur le Ecommerce France et Chine
- 6e Réunion des Ministres des finances Chine
- 6e Réunion des Ministres de l’Économie
- Exposition sur le commerce et l’investissement Chine
2006
- Sommet de l’ASEM 6 14-15 septembre Finlande
7. LA FONDATION EUROPE-ASIE
(ASEF)
1. Origines et objectifs
La création de la Fondation Europe-Asie (ASEF – Asia-Europe Foundation),
décidée par les Chefs d’État et de Gouvernement
de l’ASEM en 1996, sur une initiative de Singapour et de la France,
répondait à la volonté politique de disposer d’un
instrument « pour promouvoir et stimuler les échanges culturels,
les échanges intellectuels et les contacts entre les peuples ».
Par la création de contacts entre les sociétés civiles
d’Europe et d’Asie, la Fondation doit ainsi contribuer à
favoriser le dialogue entre les cultures et civilisations.
L’ASEF s’inscrit donc pleinement dans le cadre de l’ASEM
tout en jouissant, institutionnellement, d’une certaine autonomie. Celle-ci
lui permet d’organiser des activités non gouvernementales de
sa propre initiative, en partenariat avec d’autres partenaires après
approbation par le Conseil des Gouverneurs, remplissant ainsi pleinement le
rôle de mise en contact des sociétés civiles.
2. Structure et fonctionnement
Les objectifs et modalités de fonctionnement de l’ASEF sont régis
par « les Principes de Dublin » adoptés en 1996 et modifiés
lors du Sommet de Hanoï (octobre 2004). La Fondation, établie
à Singapour, est régie par le droit local. Elle est dirigée
par un Directeur général, M. Won-il CHO, assisté par
un Directeur général adjoint, M. Hendrik KLONINGER. Un Conseil
de Gouverneurs composé de représentants des États membres
de l’ASEM et de la Commission se réunit deux fois par an pour
déterminer les priorités de la Fondation et approuver les projets.
Les quatre directions opérationnelles de la fondation s’organisent
autour des axes suivants :
- échanges intellectuels : cette direction organise des séminaires
et colloques réunissant des experts sur différents thèmes
s’inscrivant dans les priorités de l’ASEM : questions de
sécurité, grands enjeux de l’environnement, dialogue des
cultures et civilisations (y compris dialogue inter-religieux).
Cette direction co-organise les Séminaires informels sur les Droits
de l’homme avec la Suède et la France.
- échanges de personnes : cette direction est plus particulièrement
responsable de l’organisation de rencontres entre représentants
de la société civile des États membres de l’ASEM
(universités d’été, rencontre entre jeunes parlementaires,
jeunes dirigeants, plates-formes éducatives…..).
- échanges culturels : cette direction organise des rencontres d’experts
dans divers domaines culturels, participe à des festivals et contribue
à la mise en réseau d’institutions culturelles (par exemple,
réseau ASEMUS pour les musées).
- communication : cette direction organise des séminaires de journalistes,
promeut des activités de co-production audiovisuelles, et diffuse de
l’information sur l’ASEM.
Depuis sa création, il y a huit ans, la Fondation a organisé
plus de 310 rencontres qui ont permis de réunir plus de 14 000 participants,
chercheurs, artistes, universitaires sur tous les sujets, y compris sur les
droits de l'homme.
http://www.asef.org
8. DÉCLARATION DE PÉKIN
(4 DÉCEMBRE 2003)
Première réunion des ministres de la culture de l’ASEM
La Conférence sur les cultures et les civilisations de l’ASEM
pour un progrès commun basé sur la diversité culturelle
s’est tenue à Pékin, les 3 et 4 décembre 2003.
Elle a réuni les ministres chargés de la culture ou d’un
portefeuille similaire issus des 26 États partenaires et des membres
éminents des sociétés civiles des pays de l’ASEM.
À l’issue de longues discussions, le consensus suivant a pu être
atteint :
Les ministres ont noté que le dialogue et la coopération entre
les cultures et les civilisations sont des moyens efficaces d’améliorer
la connaissance, la compréhension et la tolérance et d’éviter
les malentendus et les conflits entre peuples et pays. Ils ont également
observé que les progrès scientifiques et technologiques et le
développement de la mondialisation économique étaient
source à la fois d’opportunités et de difficultés
pour la paix et le développement à l’échelle planétaire.
D’un côté, le monde est devenu plus ouvert, plus interconnecté
et plus intégré, ne serait-ce qu’en ce qui concerne les
moyens de communications. D’un autre côté, le monde est
loin d’être paisible et l’humanité doit notamment
faire face à la menace du terrorisme. De nombreux conflits sont causés
par des tensions ethniques et religieuses, le racisme, la xénophobie
et l’intolérance. Ce phénomène est devenu la préoccupation
de tous depuis la fin de la guerre froide.
C’est dans ce contexte que les ministres ont salué l’occasion
qui leur était donnée de traiter cette question majeure à
Pékin. Ils ont souligné que la diversité culturelle est
une composante essentielle des cultures du monde et une manifestation des
différentes civilisations qui le composent. La famille de l’ASEM
abrite certaines des civilisations les plus riches et les plus anciennes du
monde. L’ASEM peut et doit contribuer à la promotion du dialogue,
de la compréhension et du respect mutuel entre les différentes
cultures et civilisations du monde.
Les ministres ont noté que des liens culturels solides et durables
favorisent un développement des relations internationales dans tous
les domaines. Un dialogue des cultures et des civilisations aussi riche et
varié que celui qui existe entre l’Europe et l’Asie a créé
un espace qui se place au-delà du modèle uniforme que la mondialisation
semble imposer, pour la définition de réponses à la diversité
des situations et à la complexité de la situation internationale,
dans un esprit de respect mutuel, sans perte d’identité et par
des approches complémentaires.
L’avantage de la proximité géographique et d’interactions
de longue date ont créé un terrain favorable au renforcement
des échanges culturels et de la coopération entre les partenaires
de l’ASEM. Fortes de leur longue histoire jalonnée d’épreuves,
d’expériences positives, et de contributions et d’enrichissement
mutuels, l’Europe et l’Asie considèrent que la diversité
culturelle est une véritable source d’innovation, d’inspiration
et de progrès pour la société humaine. L’ouverture
à d’autres cultures constitue une force et peut être vue
comme un moteur pour le développement des civilisations. Le respect
et la promotion de la diversité culturelle, ainsi que le dialogue des
civilisations, ont imprimé un nouvel élan au développement
des relations entre l’Europe et l’Asie dans tous les domaines.
Les ministres ont également pris note des niveaux croissants d’intégration
et des instances régionales qui voient le jour en la matière
à travers le monde, que ce soit en Europe, au sein de l’Union
européenne, ou en Asie, notamment avec l’ASEAN et l’ASEAN+3.
La diversité culturelle ne freine pas nécessairement l’intégration,
elle peut au contraire être source de force et de richesse, comme c’est
le cas pour l’UE et l’ASEAN. Les ministres ont constaté
que l’ASEM est un forum utile pour l’Europe et l’Asie, en
vue d’échanger des idées et des expériences sur
les moyens à mettre en œuvre pour respecter et promouvoir la diversité
culturelle, tout en donnant suite aux processus d’intégration
régionale et de développement de la conscience communautaire.
Sur la base du consensus mentionné plus haut,
les ministres ont traité les questions suivantes, afin de progresser
de manière commune en matière de diversité culturelle,
grâce à la promotion d’une meilleure connaissance et d’une
meilleure compréhension de la richesse des cultures :
1. la volonté de promouvoir la diversité
et les échanges culturels en matière de politiques culturelles
dans un contexte de mondialisation, qui permettrait une meilleure vision des
défis auxquels sont confrontées les cultures nationales et des
opportunités qui s’offrent actuellement aux États et aux
sociétés, afin d’alimenter le dialogue entre les différentes
cultures ;
2. l’importance de la préservation
et de la promotion des manifestations artistiques et culturelles, qu’elles
soient traditionnelles ou contemporaines, de la préservation et de
la promotion du patrimoine culturel matériel et immatériel,
de la mise en œuvre des programmes consacrés aux patrimoine commun
de l’Europe et de l’Asie, et de l’échange de bonnes
pratiques dans les différents secteurs de la culture et les industries
culturelles (édition, cinéma et industries musicales et audiovisuelles)
et adaptées à la situation des industries culturelles ;
3. l’importance des échanges éducatifs,
de la mobilité des artistes et des autres professionnels de la culture,
des rencontres et des missions d’experts.
Les orientations suivantes ont été approuvées
en vue d’une coopération future :
1. La nécessité de développer
et d’intensifier le travail de l’ASEM en matière d’échanges
culturels et éducatifs (par exemple, les programmes ASEMUS et DUO).
À cet égard, les ministres ont accueilli avec satisfaction les
contributions substantielles de la Fondation Europe-Asie (ASEF) en faveur
de la promotion du dialogue interculturel, de la conscience mutuelle, et de
la compréhension entre l’Europe et l’Asie, à travers
ses programmes complets dans le domaine des échanges intellectuels,
culturels et entre personnes. Ils ont encouragé l’ASEF à
poursuivre son action dans ces domaines, en accord avec les plans d’action
pluriannuels qu’elle a élaborés.
2. D’autres instruments adaptés
à une coopération internationale pourraient être exploités,
comme les instruments de l’UNESCO pour la coopération internationale
dans les domaines de l’éducation, de la culture, des technologies
de l’information et de la diffusion des informations. Les ministres
se sont félicités de l’initiative prise par l’UNESCO
d’élaborer une convention sur la diversité culturelle.
3. Les ministres ont clairement exprimé
leur volonté de poursuivre le dialogue engagé dans le cadre
de l’ASEM en vue de créer les conditions favorables à
une création contemporaine active et par conséquent de prendre
les mesures politiques appropriées en faveur de la diversité
culturelle. Ils invitent les ministres des affaires étrangères
de l’ASEM à tenir compte, le cas échéant, de la
diversité culturelle au moment des délibérations lors
de leur prochaine réunion à Dublin.
4. L’importance de transmettre aux jeunes
les valeurs de respect mutuel et de compréhension des différentes
cultures dans les écoles et les universités, en les exposant
très tôt à la diversité et à la richesse
de ces cultures.
Les actions de suivi adoptées sont les suivantes
:
1. Continuer à renforcer la conscience
que les échanges et la coopération politiques, économiques
et culturels sont les trois piliers de la coopération mise en place
par l’ASEM ;
2. Encourager les échanges entre les jeunes
des pays d’Europe et d’Asie ;
3. Encourager l’organisation et la participation
mutuelle à des festivals artistiques et culturels afin de promouvoir
la reconnaissance culturelle mutuelle ;
4. Encourager la coopération dans le domaine
des médias afin de favoriser la promotion de la diversité culturelle
et la reconnaissance mutuelle ;
5. La France propose d’accueillir la prochaine
conférence de l’ASEM sur les cultures et les civilisations ;
6. La déclaration de la présidence
sera présentée à l’UNESCO.
CHAIRMAN’S STATEMENT
ASEM CONFERENCE ON CULTURES AND CIVILIZATIONS
(Beijing, 4 December 2003)
The ASEM Conference on Cultures and Civilizations was held in Beijing, China
from December 3 to 4, 2003, aiming at common progress based on cultural diversity,
and was attended by ministers in charge of culture or relevant portfolios
from the 26 partners and eminent members from civil societies of ASEM countries.
After extensive discussions, the following consensus was reached :
The Ministers noted that dialogue and cooperation among cultures and civilizations
is one of the effective means to enhance knowledge, understanding and tolerance
and to avoid misunderstanding and conflicts among different nations and countries.
The Ministers also observed that progress in science and technology and growth
of economic globalisation have brought about both opportunities and challenges
to the world peace and development. On one hand, the world has become more
open, more inter-linked and more integrated at least by means of communications.
On the other hand, the world is far from tranquil and mankind is facing many
grim challenges including terrorism. Conflicts arise time and again from perceived
ethnic and religious contradictions, racism, xenophobia and intolerance. This
has attracted worldwide concern since the end of the Cold War.
It is in this context that the Ministers welcome the opportunity to meet on
this important topic in Beijing. They observed that cultural diversity is
a fundamental feature of world cultures and a form of manifestation of world
civilizations. The ASEM family is home to some of the world's oldest and richest
civilizations. ASEM can and should make a contribution to the promotion of
dialogue, understanding and mutual respect among different cultures and civilizations
of the world. The Ministers noted that sound and sustained cultural ties secure
an all-round development of international relations. Dialogue between cultures
and civilizations as rich and diverse as those of Europe and Asia has created
a platform for transcending a model of globalisation that seeks to impose
uniformity, and for the definition of responses to the diversity of situations
and complexity of the international situation, in a spirit of mutual respect,
without loss of identity and by means of complementary approaches.
Geographic convenience and long-standing interaction have laid a favourable
foundation for enhanced cultural exchange and cooperation among ASEM partners.
Fortified by their long history of ordeals, positive experiences, contributions
and mutual enrichment, Europe and Asia consider cultural diversity to be a
true source of innovation, inspiration and progress for human society. Openness
to other cultures is a source of strength and may be seen as a driving force
behind the development of civilizations. Respect for and promotion of cultural
diversity, together with dialogue among civilizations, have imparted fresh
impetus to the all-round development of relations between Asia and Europe.
The Ministers also took note of the growing degrees and instances of regional
integration happening throughout the world, especially in Europe, through
the European Union, and in Asia, primarily through ASEAN and ASEAN+3. Cultural
diversity does not necessarily hinder integration but can be the source of
richness and strength, as exemplified by ASEAN and EU. The Ministers considered
ASEM to be a useful forum for Asia and Europe to exchange ideas and experiences
on how to respect and promote cultural diversity, while pursuing processes
of regional integration and community-building.
Based on the above consensus, the Ministers discussed
the following topics with a view to realizing common progress based on cultural
diversity by promoting better knowledge and understanding of the rich nature
of these cultures:
1. The desire to promote cultural diversity and
exchange on cultural policies in the context of globalisation that would lead
to a deeper insight into the challenges confronting national cultures, as
well as into the opportunities now available to States and societies to nurture
dialogue among different cultures;
2. The importance to preserve and promote both
traditional and contemporary forms of arts and culture, to preserve and promote
tangible and intangible cultural heritage, to implement programmes on shared
heritage of Asia and Europe, and to exchange best practices that support the
various areas of culture and cultural industries (publishing, cinema and audiovisual
and music industries) and focus on the conditions of cultural industries;
3. The importance of educational exchanges, of
mobility of artists and other cultural professionals, and of meetings and
expert missions.
The following policy directions for future co-operation
were adopted :
1. The need to expand and intensify the work
of ASEM in the field of cultural and educational exchanges (e.g. the ASEMUS
and the DUO programs). In this regard, the Ministers appreciated the substantial
contributions that have been made by the Asia-Europe Foundation (ASEF) in
promoting intercultural dialogue, mutual awareness, and understanding between
Asia and Europe through its comprehensive programmes in the field of intellectual,
cultural and people-to-people exchanges. The Ministers encouraged ASEF to
further intensify its work in these areas, in accordance with the pluriannual
action plans that it has already formulated.
2. Other relevant instruments for international
cooperation could be involved, such as UNESCO’s comprehensive instruments
for international cooperation - i.e. in the fields of education, culture,
information technology and dissemination of information. They welcome the
initiative taken by UNESCO to elaborate a convention on cultural diversity.
3. A clear determination was expressed to pursue
the dialogue begun here on ways to foster the conditions for vigorous, contemporary
creativity, and consequently, appropriate public policies and measures in
favour of cultural diversity. The Ministers invite the ASEM foreign ministers
to take account of, as appropriate, cultural diversity in their policy deliberation
in their next meeting in Dublin.
4. The importance to imbibe the values of mutual
respect and appreciation of different cultures in our youths in schools and
universities by exposing them early to the diversity and richness of different
cultures.
The follow-up actions adopted include :
1. Continue to enhance the awareness that political,
economic and cultural exchanges and cooperation are three intertwining pillars
of the ASEM cooperation; 2. Encourage exchange
activities between young people from Asian and European countries; 3.
Encourage the organization and mutual participation of cultural and arts festivals
so as to promote mutual cultural recognition; 4.
Encourage media cooperation so as to facilitate the promotion of cultural
diversity and mutual understanding; 5. France
offers to host the next ASEM Conference on Cultures and Civilizations; 6.
The Chairman’s Statement will be submitted to UNESCO.
9. DÉCLARATION DE HANOÏ
SUR LE DIALOGUE ENTRE LES CULTURES ET CIVILISATIONS
(9 OCTOBRE 2004)
1. Réunis à l’occasion du
cinquième Sommet Europe-Asie (ASEM 5), qui s’est tenu à
Hanoi (Viêt Nam) les 8 et 9 octobre 2004, les Chefs d’État
et de gouvernement des 13 nations asiatiques et des 25 pays européens,
ainsi que le Président de la Commission européenne, ont échangé
leurs points de vue sur le point à l’ordre du jour « Diversité
culturelle et cultures nationales à l’ère des technologies
de l’information et de la mondialisation » et sont convenus de
ce qui suit :
2. Les développements de la situation
internationale depuis le Sommet de Copenhague (septembre 2002) ont mis en
évidence la persistance de grands défis auxquels la communauté
internationale est confrontée. Sur fond d’intensification des
mouvements de libéralisation des échanges et d’internationalisation
croissante, nous assistons à un processus d’ouverture, d’interconnexion
et d’intégration planétaire avec le développement
de nouvelles technologies de l’information et de la communication, et
à l’émergence d’une culture de masse mondialisée.
Dans le même temps, le terrorisme international, la prolifération
des armes de destruction massive, la propagation du racisme et de l’intolérance
ethnique et religieuse, l’écart croissant entre les riches et
les pauvres, constituent autant de menaces imminentes pour la communauté
internationale, qui mettent à l’épreuve notre capacité
à construire un monde pacifique et harmonieux.
3. Devant ces défis, la communauté
internationale est appelée, plus que jamais, à définir
d’une seule voix les réponses à apporter. Cela suppose
un dialogue des cultures et des civilisations fondé sur l’égalité
et le respect mutuel, qui non seulement contribue à la prévention
des conflits potentiels, à la promotion d’un développement
commun et à l’humanisation du phénomène de mondialisation
afin qu’il puisse bénéficier à tous, mais représente
en outre un atout fondamental pour le respect des buts et des principes de
la Charte des Nations Unies et la promotion des droits universels de l’homme,
tels qu’ils sont définis dans la Déclaration universelle
des droits de l’homme, le Pacte international relatif aux droits civils
et politiques et le Pacte international relatif aux droits économiques,
sociaux et culturels.
4. Les Chefs d’État et de gouvernement
de l’ASEM ont réaffirmé que la diversité culturelle
constitue le patrimoine commun de l’humanité, une source d’innovation
et d’inspiration, ainsi qu’un moteur essentiel du progrès
économique et du développement social de la société
humaine. Cette diversité apparaît comme une opportunité
formidable pour la construction d’un monde plus stable et plus pacifique,
parce qu’elle appelle non pas l’exclusion, mais l’intégration,
la tolérance, le dialogue et la coopération.
5. Les Chefs d’État et de gouvernement
ont reconnu que l’ASEM contribue au rapprochement des cultures et des
civilisations orientales et occidentales et que l’avantage de la proximité
géographique et des interactions durables ont créé un
terrain favorable à un dialogue et à des échanges culturels
renforcés. Ils ont affirmé que le processus de l’ASEM
devrait par ailleurs favoriser un sentiment de partenariat entre les peuples
des deux régions. Ils ont salué les progrès accomplis
dans le cadre du dialogue des cultures et des civilisations organisé
par l’ASEM, qui a contribué à promouvoir la compréhension
et le respect mutuels des diversités culturelles, et a renforcé
la culture de la paix, de la tolérance et de l’harmonie entre
les sociétés qui servent de fondement à des relations
solides et stables entre les deux régions. Dans ce contexte, ils ont
rappelé le rôle important de la Fondation Europe-Asie (ASEF)
dans le rapprochement des sociétés civiles, grâce à
ses programmes de promotion des échanges intellectuels, culturels et
entre personnes.
6. Les Chefs d’État et de gouvernement
ont accueilli positivement les conclusions de la Conférence de l’ASEM
sur les cultures et civilisations, qui s’est tenue à Pékin
les 3 et 4 décembre 2003, ainsi que les recommandations adoptées
par les ministres. Ils ont souligné l’importance d’instruments
internationaux adaptés et la nécessité de mettre en œuvre
les engagements auxquels ils ont souscrit, notamment la Déclaration
universelle sur la diversité culturelle adoptée par consensus
par la 31e Conférence générale de l’UNESCO. Ils
ont notamment appelé les États de l’ASEM à devenir
parties aux conventions adoptées à l’UNESCO dans le domaine
de la culture.
7. Considérant ce qui vient d’être
mentionné, les Chefs d’État et de gouvernement ont réaffirmé
l’importance d’actions concertées en faveur du dialogue
des cultures et des civilisations et décidé de poursuivre la
coopération engagée dans le cadre l’ASEM, en accordant
la priorité aux domaines suivants :
7.1. Éducation, enseignement supérieur
et formation : intensification des échanges éducatifs, notamment
grâce aux programmes développés au sein de l’ASEM,
par exemple le programme de bourse ASEM DUO Phase I et II, et l’Institut
Europe-Asie (IEA), en tenant compte des programmes Erasmus Mundus mis en place
par la Commission européenne et des contributions financières
importantes prévues dans le cadre des programmes de bourse et d’échange
européens ; promotion et intensification des échanges de jeunes
entre l’Europe et l’Asie au moyen de
programmes qui leur sont destinés, tels que les Jeux de la jeunesse
et le Forum des jeunes dirigeants politiques de l’ASEM ; accroissement
de la place accordée à une meilleure connaissance des autres
cultures et civilisations dans l’enseignement, afin de promouvoir la
tolérance envers les différents groupes ethniques, sociaux,
culturels, religieux et linguistiques et les différentes nations, tout
en créant des conditions favorables à l’éradication
des préjugés raciaux et de l’intolérance religieuse
; facilitation de l’échange d’expérience dans l’éducation
et la formation et poursuite de l’initiative de l’ASEM en faveur
de l’apprentissage tout au long de la vie.
7.2. Coopération et échanges culturels
: reconnaissance du droit des États à élaborer des politiques
publiques favorables à la culture (audiovisuel, édition, traduction,
etc.) ; facilitation des échanges d’experts dans le domaine des
arts et de la culture, y compris les arts de la scène, les arts visuels
et les œuvres littéraires, et de l’échange d’informations
et d’expérience en la matière entre les pays de l’ASEM
; promotion des échanges de films, de programmes audiovisuels, de publications,
d’expositions, de concerts et de performances théâtrales
entre les pays de l’ASEM ; soutien à la participation aux festivals,
foires, forums, expositions, conférences et séminaires internationaux
et aux autres événements culturels organisés par les
pays de l’ASEM ; promotion de la coopération dans le cadre d’activités
culturelles diverses afin de favoriser la compréhension des autres
cultures et civilisations et de renforcer les liens d’amitié
entre les pays de l’ASEM.
7.3. Échange des idées et des connaissances,
promotion de la création : partage des nouvelles technologies de l’information
et de la communication pour faciliter la circulation des idées entre
l’Europe et l’Asie ; développement de la coopération
entre l’Europe et l’Asie pour la protection de la propriété
intellectuelle et des droits d’auteurs ;
promotion des échanges d’expérience dans le domaine de
la création ; mise en place d’actions favorables à la
création et à l’innovation artistiques.
7.4. Promotion d’un tourisme culturel durable
et responsable : promotion de la préservation et de l’utilisation
rationnelle du patrimoine naturel et culturel ; échange d’expérience
dans le cadre du développement d’un tourisme culturel durable
et responsable ;promotion et soutien de la coopération en matière
de développement des ressources humaines et dans d’autres domaines
afin de développer un tourisme culturel durable et responsable comme
moyen de lutte contre la pauvreté.
7.5. Protection et promotion des ressources culturelles
: préservation et développement des expressions artistiques
et culturelles traditionnelles et contemporaines ; échange d’expérience
et mise en place d’une coopération en faveur de la protection
du patrimoine culturel matériel et immatériel ; promotion de
l’échange d’expérience et de la coopération
dans les industries créatives ; soutien à la coopération
et aux échanges entre les musées européens et asiatiques,
notamment ASEMUS.
7.6. Renforcement des capacités de la
Fondation Europe-Asie (ASEF) : appel à la participation active des
sociétés civiles en Europe et en Asie aux échanges culturels
dans le cadre de l’ASEM ; soutien aux initiatives prises dans le cadre
de l’ASEF, en particulier aux programmes de l’ASEF consacrés
au dialogue des cultures et des civilisations.
8. Les Chefs d’État et de gouvernement
ont réaffirmé leur soutien aux travaux entrepris dans le cadre
des Nations Unies pour promouvoir le dialogue des cultures et des civilisations.
Ils entendent participer activement aux activités de suivi concernées
à l’occasion du 60ème anniversaire de l’ONU en 2005.
9. Les Chefs d’État et de gouvernement
se félicitent en particulier de l’ouverture à l’UNESCO
de la négociation d’une convention internationale sur la protection
de la diversité des contenus culturels et des expressions artistiques,
contribution potentielle importante à la consolidation de la diversité
culturelle et au renforcement des échanges interculturels aux plans
national, régional et international. Dans cette optique, la spécificité
des biens et des services culturels doit être reconnue. Le droit pour
chaque État de concevoir et de mettre en œuvre des politiques
nécessaires à la préservation et au développement
de la diversité culturelle et linguistique doit être consacré
; les négociations actuelles, sans préjudice de leur résultat,
doivent également permettre une articulation adéquate entre
les dispositions de la convention et les autres accords internationaux. La
solidarité internationale et le développement des capacités
dans ce domaine doivent être encouragés.
10. Les Chefs d’État et de gouvernement
ont marqué leur appréciation de la poursuite du dialogue des
cultures et des civilisations au sein de l’ASEM à un niveau politique.
Ils ont accueilli avec satisfaction l’annonce de la prochaine réunion
des ministres de la culture à Paris en 2005 et ont demandé aux
ministres concernés de mettre au point un programme à long terme
de promotion du dialogue des civilisations et d’intensification des
échanges culturels entre l’Europe et l’Asie.
CHAIRMAN’S STATEMENT OF THE FIFTH ASIA-EUROPE
MEETING
(Hanoi, 8-9 October 2004)
1. At the Fifth Asia-Europe Meeting (ASEM 5)
held in Hanoi, Vietnam on 8 and 9 October 2004, the heads of State and Government
of 13 Asian and 25 European nations and the President of the European Commission
exchanged views under agenda item"Cultural Diversity and National Cultures
in the Age of Information Technology and Globalization" and agreed the
following:
2. Developments in the international situation
since the Copenhagen Summit (September 2002) have demonstrated the persistence
of the major challenges facing the international community. Against the backdrop
of the stepping up of trade liberalisation movements and growing globalisation,
we are witnessing a process whereby the world is becoming more open, more
inter-linked and more integrated with the development of new information and
communication technologies and the emergence of globalised mass culture. At
the same time, international terrorism, the proliferation of weapons of mass
destruction, the spread of racism as well as racial and religious intolerance,
the widening gap between the rich and the poor constitute urgent threats to
the international community, challenging our capacity to build a peaceful
and harmonious world.
3. In the face of these challenges, the international
community needs more than ever before to define responses together. This calls
for dialogue among cultures and civilizations on the basis of equality and
mutual respect, which not only contributes to the prevention of potential
conflicts, the promotion of common development, and the humanisation of globalisation
so that it can benefit all, but also is fundamentally important for safeguarding
the purposes and principles of the United Nations Charter, and promoting universal
human rights as defined notably in the Universal Declaration of Human Rights
and the International Covenant on Civil and Political Rights and International
Covenant on Economic, Social and Cultural Rights.
4. The Heads of State and Government of ASEM
reaffirmed that cultural diversity is the common heritage of humanity and
a source of innovation, inspiration and an important driving force for economic
progress and social development of human society. It provides a tremendous
opportunity to build a more stable and peaceful world, because it calls not
for exclusion, but for inclusion, tolerance, dialogue and cooperation.
5. The Heads of State and Government recognized
ASEM encompasses cultures and civilisations of both the East and the West,
among which geographic convenience and long-standing interaction have laid
a favourable foundation for enhanced dialogue and cultural exchange. They
recognized that the ASEM process should also seek to foster a sense of partnership
among the peoples of the two regions. They noted with satisfaction the progress
made in the dialogue among cultures and civilisations organised by ASEM, which
has helped to promote mutual understanding and respect of cultural diversities
and thereby enhancing a culture of peace, tolerance and harmony among societies
which provide the foundation for sound and stable relations between the two
regions. In this context, they underlined the important role of the Asia-Europe
Foundation (ASEF) in building a bridge between civil societies by means of
its programmes to promote intellectual, cultural and people-to-people exchanges.
6. The Heads of State and Government welcomed
the results of the ASEM Conference on Cultures and Civilisations held in Beijing
on 3 and 4 December 2003 and the recommendations adopted by the Ministers.
They underlined the importance of relevant international instruments and the
need for implementing the commitments they have made, in particular the Universal
Declaration on Cultural Diversity adopted by consensus by the 31st Session
of the General Conference of UNESCO. They called, in particular, on the ASEM
States to become parties to the conventions on culture adopted at UNESCO.
7. In view of the above, the Heads of State and
Government affirmed the importance of concerted actions for dialogue among
cultures and civilizations and decided to continue the co-operation started
in ASEM, making priorities of the following areas: 7.1 Education, higher education
and training:
• Stepping up educational exchanges, in particular by means of programmes
developed by ASEM, e.g. ongoing ASEM-DUO Fellowship Programme Phase I and
II, Asia-Europe Institute(AEI), taking note of the Erasmus Mundus programmes
set up by the European Commission, and the substantial financial contribution
foreseen for Asia-Europe fellowships and exchanges;
• Enhancing and intensifying youth exchanges between Asia and Europe
through youthfriendly programmes such as ASEM Youth Games and ASEM Young Political
Leaders Forum;
• Giving a greater place in education to improving knowledge of other
cultures and civilizations in order to promote tolerance towards ethnic, social,
cultural, religious, linguistic groups and nations, creating conditions for
the eradication of ethnic prejudices and religious intolerance;
• Facilitating exchanges of experience in education and training, including
the continuation of the ASEM Life-Long Learning initiative.
7.2.Cultural exchanges and cooperation:
• Recognising the right of States to develop public cultural policies
(audiovisual, publishing, translation, etc);
• Facilitating exchanges of experts in the field of arts and culture
including performing arts, visual arts and literary works, as well as exchanges
of information and experience relating to this field among ASEM countries;
• Encouraging exchanges of films, broadcasting programs, publications,
exhibitions, concerts and theatrical performances among ASEM countries;
• Supporting participation in international festivals, fairs, fora,
exhibitions, conferences, seminars and other cultural events organized by
ASEM countries;
• Promoting cooperation in other cultural activities to enhance understanding
of other cultures and civilisations, and to strengthen friendly relations
among ASEM countries.
7.3.Exchange of ideas and knowledge, and promotion
of creativity:
• Sharing the new information and communication technologies to facilitate
the flow of ideas between Europe and Asia;
• Developing co-operation between Asia and Europe to protect intellectual
property and copyright;
• Promoting exchange of experiences in the field of creativity;
• Developing policies favorable to creativity and artistic innovation.
7.4. Promotion of sustainable and responsible
cultural tourism:
• Promoting preservation and rational utilization of natural and cultural
heritage;
• Exchanging experiences in developing sustainable and responsible cultural
tourism;
• Promoting and supporting cooperation in human resource development
and other areas to expand sustainable and responsible cultural tourism as
a means to bring about poverty alleviation.
7.5. Protection and promotion of cultural resources:
and developing both traditional and contemporary forms of arts and culture;
• Exchanging experiences and conducting cooperation in the protection
of tangible and intangible cultural heritage;
• Promoting experiences exchange and cooperation on creative industry;
• Supporting cooperation and exchange among museums in Asia and Europe,
e.g. ASEMUS.
7.6. Strengthening the capacity of the Asia-Europe
Foundation (ASEF):
• Encouraging civil societies in Asia and Europe to actively participate
in cultural exchange activities within ASEM framework;
• Supporting initiatives taken within the framework of ASEF, giving
priority to the ongoing ASEF Cultures and Civilisations Dialogue Programmes.
8. The Heads of State and Government reaffirmed
their support for the work undertaken within the framework of the United Nations
to promote the dialogue among cultures and civilisations. They looked forward
to actively participating in relevant follow-up activities when UN celebrates
its 60th anniversary in 2005.
9. The Heads of State and Government welcomed,
in particular, the launch at UNESCO of negotiations for an international convention
on the protection of the diversity of cultural contents and artistic expressions
as an important potential contribution to the promotion of consolidation of
cultural diversity and enhancement of intercultural exchanges at the national,
regional and international levels.
In this context, the specific nature of cultural goods and services should
be recognized. The right for each State to define and implement the policies
required to protect and develop cultural and linguistic diversity should be
recognized; the current negotiations, without prejudice to their result, should
also allow a proper articulation between the provisions of the convention
and other international agreements. International solidarity and the development
of capabilities in this area should be encouraged.
10. The Heads of State and Government expressed
their appreciation for the continued dialogue among cultures and civilisations
within ASEM at political level. They welcomed with satisfaction the announcement
of the next Culture Ministers' Meeting in Paris in 2005, and requested the
ministers to develop a long-term plan on promoting dialogue among civilizations
and stepping up cultural exchange between Asia and Europe.